Savage Tide d'Antoine

Welcome to your Adventure Log!
A blog for your campaign

Every campaign gets an Adventure Log, a blog for your adventures!

While the wiki is great for organizing your campaign world, it’s not the best way to chronicle your adventures. For that purpose, you need a blog!

The Adventure Log will allow you to chronologically order the happenings of your campaign. It serves as the record of what has passed. After each gaming session, come to the Adventure Log and write up what happened. In time, it will grow into a great story!

Best of all, each Adventure Log post is also a wiki page! You can link back and forth with your wiki, characters, and so forth as you wish.

One final tip: Before you jump in and try to write up the entire history for your campaign, take a deep breath. Rather than spending days writing and getting exhausted, I would suggest writing a quick “Story So Far” with only a summary. Then, get back to gaming! Grow your Adventure Log over time, rather than all at once.

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Arrivée auprès de la Sea Wyvern

Nous sommes finalement arrivé à l’épave du bateau dans lequel nous avions échoué sur la Isle Of Dread. Suspectant une attaque, nous avons quitté la Blue Nixie en chaloupe et avons atteint la Sea Wyvern, encore coincée dans les récifs de l’île.

Après un combat difficile, nous nous sommes rendu compte que le bateau était vide : La cargaison sur laquelle l’issue du voyage dépendait a été enlevée ! L’élément le plus problématique est l’absence du mat principal du bateau, sans lequel la Sea Wyvern n’est guère plus qu’une barque sophistiquée. Refaire le mat est hors de question, il faudrait plusieurs semaines de travail, au minimum !

Nous sommes donc partis à la recherche du matériel volé et avons trouvé des traces et quelques caisses sur la plage. Les traces menaient vers la jungle. Les travailleurs sur la Blue Nixie étant capable de commencer la réparation avec le matériel du bord, nous avons décidé de suivre la piste et d’essayer de retrouver le cargo manquant, et en particulier le mat principal.

La piste nous a mené à un repaire de fanatiques de Demogorgon. Nous avons réussi à les attaquer par surprise et même à capturer un des fanatiques vivant. Un interrogatoire poussé, tantôt par discussion ouverte, tantôt par mensonges et cajôlerie, souvent par la force brute, nous a permis de découvrir des informations intéressantes :

  • Notre mat et le reste de la cargaison se trouve plus bas dans la caverne.
  • Un groupe de 4 fées et 4 démons (?) se trouvent un peu plus bas dans la caverne.
  • La cargaison se trouve avec un prêtre de Demogorgon, protégé par deux élémentaux aquatiques.
  • Le prêtre est capable de faire sentir ses enemis comme si leurs poumons se remplissaient d’eau.
  • Le prêtre semble aussi puissant dans la manipulation de pensée.

Nous avons aussi découvert d’autres informations inquiétantes, à savoir que :

  • La perle ayant causé la perte du repaire de Kraken’s Cove n’est pas un item unique.
  • Il semble que ces perles sont cultivées dans des huitres démoniaques des Abysses.
  • Plusieurs perles ont déjà été créées et sont en transport vers les quelques villes restantes du monde.
  • Une de ces perles doit être donnée à la Crimson Fleet pour son attaque contre Farshore.
  • Le fanatique considère la Crimson Fleet comme une bande de pions manipulés par leur culte de Demogorgon.
  • Lorsqu’une de ces perle est détruite, tout ce qui se retrouve à 1000, 1500m de celle-ci est transformé en singe cannibale enragé. Cela explique certainement ce qui s’est passé à Kraken’s Cove.

Ces informations m’ont certainement portés un coup. Moi qui espérait avoir un refuge pour mes vieux os, je vois tout mon travail potentiellement détruit par ces misérables imbéciles. Dans mon dépit, j’ai demandé la tête du fanatique, ce que notre barbare des montagnes a effectué avec joie.

Je crois bien que c’est la première fois où je suis directement responsable de la mort de quelqu’un sans défense. Je peux difficilement sentir du remord pour la mort d’un être aussi malfaisant, mais je ne peux nier que mon âme est tourmentée.

-Isom K.V.II

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Destruction de l'autel du prêtre de Demogorgon

Nous sommes descendus plus bas dans la caverne afin de retrouver la cargaison manquante de la Sea Wyvern. Nous sommes tombés sur une troupe de mercenaires engagés par le prêtre pour défendre le repaire. Nous avons pu les forcer à se rendre, mais ils n’avaient guère plus d’informations à nous donner. Nous nous sommes donc préparés pour l’assaut du sanctuaire du prêtre lui-même.

L’assaut lui-même a été difficile. Entre les élémentaux qui aggripaient tout ce qui passait, le familier qui défaisait l’espace autour de nous à volonté, et le prêtre lui-même et ses assauts mentaux … La mage a néanmoins réussi à chasser le prêtre de son sanctuaire et à le forcer à nous faire face sur la terre ferme, ce qui a égalisé les chances.

La bataille semblait tourner à notre avantage lorsque le barbare s’est soudainement senti mal. Je me souviens d’avoir tenté d’aller à sa rescousse, et puis plus rien. Je me suis réveillé aux pieds des Éladrins, ce qui me laisse croire que la sorcière est venu à mon secours encore une fois. Quelle ironie ! Moi qui est passé ma vie à secourir la veuve et l’orphelin !

L’âge me rattrappe sans l’ombre d’un doute. Nous avons retrouvé la cargaison, incluant le mat, ce qui est l’essentiel. La semaine suivante devra être passée au rapatriement de la cargaison jusqu’à la Sea Wyvern et la Blue Nixie et aux réparations. Je la passerai certainement aux travaux légers ; la potion de guérison ne semble pas avoir replacé mes os correctement et mes côtes me font souffrir.

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Visite du village des hommes jaguars

Baruk Khazâk! Sûs hammelekh Khazâk ai-mênu shathûr felek buzundush...Argh, la bande d’elfes qui font partie de mon groupe ne lisent certainement pas le language de notre père Moradin…

Et groupe est un mot lancé trop facilement lorsque l’on parle de leur style de combat: pas de boucliers, pas d’armes de mêlée, pas de première ligne digne de ce nom. Le barbare, s’il avait reçu quelques coups de marteau de moins sur le crâne, pourrait peut-être apprendre comment se battre comme un nain. Un pas à la fois, il apprendra peut-être à lire avant que la Crimson Fleet ne soit vaincue…

Moradin a sourit sur notre voyage puisqu’il nous a permis de revenir à Farshore avec la Sea Wyvern partiellement réparée; les travailleurs du port s’occuperont de terminer les réparations. Nous avons ensuite finalisé les défenses portuaires de la ville et j’ai pu continuer d’entraîner ce qui devra passer pour la milice de Farshore pour l’invasion de la Crimson Fleet (où sont mes compatriotes lorsque j’en ai besoin sur cette île infecte). Alors qu’ils commençaient à peine à manier leurs armes, il est devenu évident que les armes abîmées de leurs grand-pères, leurs outils de ferme, ne perçeraient pas les armures du moindre soldat de la Crimson Fleet, nous devions nous procurer d’autres armes. Isom (dont l’attitude s’est grandement améliorée, il commence même à tranférer des enchantements maléfiques sur le barbare, ce qui est toujours une excellente tactique) s’est rappelé des hommes-jaguars, d’excellents forgerons. Peut-être auraient-ils des armes? Comme nous avions 2 semaines devant nous (et devions garder la barbare occupé) nous avons décidé de visiter leur village pour connaître la raison de leur silence prolongé. Accompagnés d’un guide phanaton pour connaître la route à suivre à travers la Isle of Dread, nous avons débuté notre périple.

Par les haches des nains, les morts ne parlent pas; la raison de leur silence était donc évidente – la scène de carnage qui nous attendait ne pouvait laisser croire qu’à une opération militaire éclair bien orchestrée, les hommes-jaguars éventrés jonchaient le sol en état avancé de décomposition, à quelques pieds de l’entrée de leur huttes. Même les guerriers ne semblent pas avoir eu l’occasion de se défendre. L’investigation de leur état allait par contre devoir attendre; bien qu’un silence complet enveloppait le village, des voix de géants ont rapidement été identifiées près du village, un sergent qui donnait des ordres à des soldats, sans doute. Nous nous sommes dirigés vers la source du bruit, ce qui nous a amené près de l’entrée d’une pyramide en train d’être avalée par la jungle environnante. Une belle bataille s’y est déroulée malgré la surprise de nos adversaires, que je ne peux décrire correctement: deux géants, l’un composé de plantes, ainsi que des dryades qui les accompagnaient. Leur puanteur atteignait à peine le niveau de l’haleine du barbare.

Cette bataille n’avait pourtant pas fini de nous surprendre; la dernière dryade restante, après la chute des géants, a fuit vers l’entrée de la pyramide. Je ne me rappelle plus très bien de ce qui est arrivé à ce moment alors que je la poursuivais, mais le marteau de Moradin résonne toujours dans mon casque, un glyphe de protection, après investigation. J’ai ensuite localisé un serpent qui protègeait – bien faiblement – l’entrée de la pyramide (apparemment, un nain est le seul qui peut voir un serpent dans une vigne directement devant nous dans un groupe composé d’elfes). Les elfes et Isom ont pu le mettre hors d’état de nuire rapidement, ce qui demeure étonnant.

L’intérieur de la pyramide, lui, était inhabité à première vue, son sol de terre jonché d’os, une colonne centrale surmontée d’un jaguar de jade étant le seul élément intéressant – jusqu’à ce qu’Isom mette pied dans la pièce. Les tas d’os se sont alors animés, des golems, sans aucun doute. Le barbare s’est dirigé à gauche, avec le support de l’artillerie qui se sont (lâchement) concentrés sur un des deux golems, alors que je me dirigeais à droite vers le second golem. La colonne centrale a alors étendu une tentacule d’ombres vers moi, cette pièce était plus qu’elle n’y paraissait. Rien qui puisse par contre nous empêcher de vaincre les golems, après avoir confirmé notre hypothèse de la faiblesse des décisions tactiques du barbare, attaqué tellement fréquemment par la colonne dans ses déplacements qu’il est surprenant qu’il ne se soit pas joint au plan de l’ombre (idiot, mais avec une peau dure comme le roc dans lequel sa race est taillée). Après investigation par une des deux elfes (elles sont identiques, je ne peux les différencier), il est apparu que la colonne était en fait une illusion qui cachait un puit d’une cinquantaine de pieds. Au milieu du puit sur une de ces parois, un passage a été découvert par le barbare. Nous devrons passer la nuit dans ce village et y retourner demain pour reprendre nos forces et investir le passage; une telle illusion n’a pas été mise en place pour rien.

L’animosité naissante entre Isom et le barbare se poursuivra-t-elle? je dois avouer m’y plaire. Je soupçonne un intérêt plus que professionnel entre eux.

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Début de l'invasion de la Crimson Fleet

Après la fin de la terrible campagne militaire pour la défense de l’Isle of Dread, Kharas prend enfin le temps de sortir à nouveau son lourd manuscrit battu aux armes des Skullcrushers de son havresac pour y relater les événements qui se sont déroulés, les héros qui y sont nés et ceux qui y ont laissé leur vie.

Le soleil qui s’est finalement levé sur le village des hommes-jaguars et sur notre groupe après une courte nuit de sommeil n’avait pas diminué notre volonté d’explorer le passage latéral du puits du temple des hommes-jaguars. Avant d’ériger notre camp magique instantané pour la nuit, notre guide Phanaton nous avait pourtant fait part d’un nouveau mystère; dans une hutte en retrait du village central, un cadavre olman avec des lambeaux de chair additionnels sur le dos, des lacérations lui couvrant le corps, en étant avancé de décomposition. Notre recherche et la sagesse de Moradin ne nous permet alors pas de déterminer la provenance de cet être dont le corps a été manipulé par des forces dont nous ne connaissons pas l’origine. Qu’allions-nous retrouver dans ce puits pour expliquer ceci?

C’est ce que nous allions découvrir. Suivant Gunrak, nous nous sommes tous dirigés vers le passage latéral. Ce passage, creusé par des mains habiles, s’élargissaient pour laisser passer même le Goliath et le fils de Moradin que je suis côte à côte, bien éclairé par des torches magiques. J’ai alors appelé une des elfes à mes côtés – celle qui vénère les fées – pour détecter les pièges. Apparemment, mes ancêtres avaient raison : « ne jamais se fier à ceux qui ont les oreilles pointues et tu vivras longtemps ». À notre arrivée dans une pièce rectangulaire, l’elfe, en tentant de désamorcer le mécanisme de tuiles surélevées que j’ai pu apercevoir, fait tomber deux lourdes grilles qui bloquent l’entrée et la sortie de la pièce par un geste malheureux. Heureusement, la grille d’entrée avait été partiellement bloquée par la même elfe dans un éclair de génie, cette dernière ne tombe donc pas immédiatement; je me précipite vers cette dernière, appelle Moradin à mon aide et garde la porte ouverte durant plusieurs secondes, assez pour permettre à Gunrak, mon fidèle allié pour vaincre ces pièges, d’y coincer une statue pour immobiliser la porte. L’attention des autres membres du groupe était alors concentrée sur l’attaque des gonds de la porte pour tenter de l’immobiliser, tout en essuyant les attaques du gardien de la pièce, un Will-o-wisp, une créature de lumière alternant entre les attaques et l’invisibilité à plusieurs pieds en haut de nos têtes. Une fois la statue bien en place, Gunrak s’est dirigé vers la grille de sortie pour la soulever de ses gonds après que l’elfe, apparemment appelée Hallya, ait pu trouver un mécanisme pour déverrouiller les barreaux de leur ancrage au sol. La pièce n’avait pourtant pas livré tous ses secrets, les murs latéraux ont alors commencé à se refermer sur nous. J’ai réussi à soutenir le mur à ma droite durant quelques secondes, le mur de gauche outrepassant facilement les efforts d’Isom pour le maintenir en place. Nous sommes finalement tous sortis de cette pièce en vie, Hallya désamorçant le mécanisme qui contrôlait la fermeture des murs.

Le couloir qui débutait à partir de cette pièce nous menait vers une seconde, l’architecture et la façon avec laquelle les pierres avaient été taillées dans le tunnel l’indiquaient facilement. Par contre, le Will-o-wisp suivait toujours notre groupe, cercle de lumière invisible derrière nous. L’autre elfe, Léanne (étrangement, ce nom signifie « quatre » en nain), a réalisé que ces créatures parlaient l’elfe en appelant les mémoires ancestrales de son peuple. Une discussion avec la créature nous a permis d’apprendre que le gardien du temple et du village des hommes-jaguars nous attendait dans la prochaine pièce. Le Will-o-wisp devait empêcher les créatures dont l’âme n’était pas assez pure fr pénétrer dans le temple, d’où la raison de ses attaques dans la pièce piégée (ceci ajoute à mon hypothèse que Gunrak n’est pas un être mauvais, il n’a possiblement tout simplement pas d’opinion à formuler sur le sujet du bien et du mal). Nous avons alors envoyé Isom et Hallya pour nous représenter avec le Will-o-wisp devant le gardien du temple pour plaider notre cause et obtenir les armes requises pour repousser la Crimson Fleet. Une discussion passionnée s’est alors tenue entre nos représentants et le gardien du temple, un Couatl, sorte de serpent multicolore extrêmement large, où Hallya a expliqué les raisons de notre périple. Le Couatl, en retour, nous a dit comment le village des hommes-jaguars avait été détruit; des hommes-démons du plateau central, celui qui est appelé « plateau taboo » par les olmans, sont descendus et, suite à une attaque éclair, ont éliminés les hommes-jaguars jusqu’au dernier. Ces hommes-démons étaient en réalité des olmans influencés par des créatures maléfiques, des Skinwalkers, ce qui a résolu le mystère du cadavre de l’homme-jaguar avec les lambeaux de chair défigurant son dos. Le Couatl connaissait même la perle maléfique; selon lui, cette perle a explosé il y a mille ans dans la plus grande cité du peuple olman, ce qui a mené à son autodestruction par des guerres intestines. Au départ, le Couatl refuse de nous donner les armes pour notre quête. Nous nous joignons alors tous à la discussion pour dépeindre la Crimson Fleet telle qu’elle est, des pirates appuyés par des démons, vénérant Demogorgon et possédant eux aussi une perle destructrice, l’histoire allait se répéter à Far Shore sans les armes et son appui. Le Couatl, dans sa sagesse, accepte; 200 arcs, massues et épées nous sont remises, ainsi que deux armes de qualités exceptionnelles et une plume de sa queue, trésor remis à Gunrak. Le Couatl avait alors accompli sa mission et est retourné auprès de son dieu, paix à son âme, âme que nous devions alors venger en contrant la Crimson Fleet.

Notre retour a Far Shore nous amenait de plus en plus près de l’attaque de la Crimson Fleet, les derniers préparatifs devaient être mis de l’avant. Le Hellfish avait été coulé à l’entrée du port, des postes d’archers installés et couverts de panneaux de bois sur ses ponts, voiles, cordes ainsi que tout ce qui pouvait prendre feu, retiré. Les toits des immeubles faisant face au port, couverts de postes d’archers, de sceaux d’eau pour éteindre les feux qui allaient inévitablement se produire et des fioles d’huile pour allumer les flèches de la milice, placés à des endroits stratégiques et facilement utilisables en cas de besoin.

À la fin de la septième semaine de préparation, cinq bateaux de la Crimson Fleet ont été aperçus, le début d’une longue journée de combat qui allait voir bien des morts. Un coucher de soleil rouge et une pluie fine nous ont amenés Hag, Sea Witch Curse, Brine Harlot – le navire amiral de la flotille qui s’amassait contre nous, Cracken et Stygian Shark, leurs ponts couverts de Flesh Golems, de Yuan-Ti et de pirates. Notre groupe, installé sur le Hellfish coulé sur un fond marin à l’entrée du port, attendait le combat impatiemment. Même Gunrak, semblant comprendre l’importance du moment, restait étrangement silencieux. Notre premier adversaire, le Hag, s’est aligné sur notre babord, trop près du Hellfish, mais protégeant l’amerrissage de chaloupes de pirates de son flanc opposé. L’abordage était alors possible. La première botte posée sur les planches du Hag a été celle de Gunrak, arrivant au milieu de pirates qui l’ont entouré immédiatement. Mon arrivée a scellée le destin des pirates, des soldats peu entraînés, cherchant des ouvertures inexistantes pour frapper. Isom, nos archers et Léanne (qui ne semblait pas savoir que le combat avait véritablement débuté avant plusieurs minutes) ont attaqué à distance les pirates; Hallya, d’attaques bien placées, a abattu seule le capitaine du Hag avant qu’il ne puisse faire de véritables dégâts, Un démon était aussi sur le Hag; utilisant le tonnerre pour combattre, il a fait des dégâts considérables à notre groupe. Il a finalement été contenu par l’effort combiné de Hallya, Gunrak et moi-même, après l’arrivé d’Isom sur le pont du Hag. Comme dans toute campagne militaire, il importe alors de faire le récit des premiers événements et de relater l’histoire des soldats tombés. La première escarmouche contre le Hag s’était soldée par une victoire; bien que mineure en importance, cette victoire a permis de couler le Hag aux côtés du Hellfish, scellant complètement le port et permettant uniquement à des chaloupes de passer. Sous le feu des autres bateaux de la Crimson Fleet, nous allions retourner sur la terre ferme… Crimson Sunset 1er assaut réussi : Hallya lance une attaque d’énergie dévastatrice contre le capitaine du Hag 1ère blessure : Hallya reçoit une flèche empoisonnée du capitaine du Hag en guise de réponse à son attaque 1er ralliement: Subissant l’assaut combiné de trois pirates en mêlée et du démon, mes genoux vacillent; emplissant mes poumons d’air salin et gonflant mes muscles à leur maximum, je demande à Moradin un second souffle pour poursuivre le combat, mon bouclier repoussant dans les eaux troubles du port un pirate 1er décès : un des trois archers de la milice à nos côtés sur le pont du Hellfish. Son sacrifice ne sera pas en vain et son histoire sera racontée, j’en fais le serment devant Moradin…

Fatigué, Kharas referme son manuscrit et regarde au loin, se remémorant les événements qui se sont produits lors de cette journée fatidique. La fin de l’histoire sera pour une autre journée, se dit-il, piétinant les restes du feu mourant à ses pieds avant de se recroqueviller, le dos appuyé à un arbre, pour la nuit.

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Débarquement sur la plage de Far Shore et bataille de la place de la chapelle

Notre arrivée à Far Shore par chaloupe du bateau de la Crimson Fleet que nous avons coulé pour sceller le port a été salvatrice, des golems de chair descendaient déjà sur la plage, guidés par de simples commandes de destruction. La formation défensive des miliciens était destinée à repousser les pirates de la plage – avec succès d’ailleurs – pas des créatures de chair de plusieurs centaines de kilos. Les miliciens se trouvèrent dépassés devant les énormes golems; après que cinq des leurs ne furent pas en mesure de se déplacer suffisamment pour éviter leurs puissants bras, la milice a reculé en formation, bien entraînée. Paix aux âmes des soldats morts, que Moradin les guident vers leur repos éternel. Les deux golems étaient certes puissants, mais à des milles d’avoir un esprit tactique suffisant pour vaincre notre groupe. Malgré l’ajout de quelques pirates ayant brisé les fortifications défensives des miliciens pour se joindre au combat, notre groupe a été le vainqueur du premier engagement terrestre de la défense de Far Shore contre l’invasion de la Crimson Fleet.

Une courte discussion avec le capitaine de la milice nous indiqua alors notre prochaine destination, une place près de la chapelle de la ville, où des miliciens avaient été envoyés, sans jamais en revenir. À notre arrivée sur la place, un silence mortel nous attendait. Évidemment, Gunrak se lança dans la mêlée tête première, sans considérer les options tactiques qui se présentaient à nous. Ce dernier se déplaça directement au centre de la place et engagea les deux premiers adversaires qui se présentaient à nous, des Yuan-Ti, nous forçant à réagir. Notre groupe s’est alors déplacé vers le centre de la place, pour subir le feu nourri de Yuan-Ti sur les toits des immeubles bordant la place, une embuscade dans laquelle nous avons marché volontairement, avec le recul. Pourquoi Gunrak réagit-il toujours aussi rapidement? Je devrais investiguer ce talent. Je me rappelle de ce combat comme ayant été difficile, un mur de feu conjuré par une des elfes obstruant la vue d’un des plus habiles Yuan-Ti sur un toit de la place de la chapelle, mais mettant le feu à un édifice merveilleux, la taverne de Far Shore (je verrai personnellement à sa reconstruction, par Moradin, peut-être que Gunrak pourra finalement être utile). De plus, un des Yuan-Ti a réussi à me dominer, moi, Kharas des Skullcrushers; je ne porte pourtant pas ce nom pour rien, mon marteau a fracassé son crâne de serpent galeux quelques secondes plus tard. Qui oserait-agir ainsi? Je vaincrai mille soldats et les honorerai, mais des mages? Quel déshonneur…

Nous cherchions alors notre cible suivante, après un court répit…

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Bataille pour les Clayworks et retour de Vanthus
Résultat de la bataille, vu par Isom.

Cherchant difficilement son souffle, Isom s’adosse sur le mur des Clayworks de Farshore. Quelques tisons flottent dans l’air extérieur autour de lui, insouciants du carnage qui les a créés. De l’intérieur du bâtiment, Isom entend des cris gutturaux, suivis d’un choc violent qui fait trembler le mur derrière lui. Isom se laisse lentement glisser jusqu’à terre, la respiration sifflante.

Il observe la petite place du village en face de lui. Une traînée de sang se dessine dans la poussière, marquant la fuite éperdue de l’ettin-mage. Un autre cri puissant retentit dans les Clayworks, suivi d’un autre choc qui fait trembler les petits carreaux du bâtiment.

“Ce sacré goliath …” murmure Isom.

Il repousse nonchalamment l’aile brisée du vrock étalé devant lui. Une pile de corps brûle avec force, dévorée avidement par le feu chaotique libéré. En plissant les yeux, Isom devine un endroit épargné par la conflagration, sauvée par le vaillant bouclier des Skullcrushers.

Une main de pirate mutilée, épargnée par les flammes, apparait à travers la fumée noire du brasier. Isom grimace en la voyant crispée sur une pièce d’or imaginaire.

“Comme raconte le vieux Chant d’Hargyn, les fées lisent dans le coeur des hommes”, chantonne le barde. “Je devrais demander à la mage ce qu’elle en pense.”

Isom rajuste avec difficulté les sangles de son armure trop grande, léguée par le barbare. Il cherche des yeux l’oeuvre d’Hallya, la sorcière, sans succès. Il rit doucement.

“Ah oui, j’oubliais le vers suivant, elles lisent dans le coeur des hommes, et le dévorent par une nuit sans lune. Le travail d’une sorcière est dans la subtilité, la nuance. La penumbra, comme disent les poètes.”

Isom sort sa vieille cape de voyageur de son sac et procède à un nettoyage sommaire de l’armure du barbare. Malgré sa piètre allure, la peau semble être de bonne facture. En essuyant les vieilles traces de sang craquelées sur le plastron, Isom découvre une série de symboles lumineux, probablement le signe d’un dieu solaire primitif.

Le juge Meravinci sort brusquement du bâtiment des Clayworks avec un air courroucé. Il inspecte rapidement les alentours jusqu’à ce que son regard furieux tombe sur celui d’Isom. Il devient soudainement pensif.

“Content de vous voir debout, monseigneur.” murmure le thiefling.

Meravinci hoche lentement la tête, songeur. Ses pensées se trouvent interrompues par Kharas et le reste de la bande qui sortent brusquement des bâtiments. Kharas replace les sangles de son bouclier.

Vanthus est ici, il a la perle.” affirme le nain.

Lavinia ?” répond Isom.

“Oui.”

Le barde se lève avec difficulté et range sa cape de voyage souillée. Il se passe la main sur la joue, où une marque violacée témoigne d’un mauvais coup de marteau. En levant les yeux, il note que le nain et le reste de la bande se sont remis à la course, en direction de la maison Vanderboren. Isom soupire, remet le sac sur son dos, et part à leur suite.


“Vanthus est complètement dingue.” pense Isom.

Le demi-homme, demi-démon vole au-dessus de la mêlée, tantôt essayant désespérément de plier sa soeur Lavinia à sa volonté, tantôt essayant de convaincre Hallya de rejoindre sa cause. Une bouffée de pitié prend le barde, ému par la tragédie qui se joue devant lui.

“C’est son humanité qui se débat. L’humain en lui appréhende l’acte immonde que le démon tente de faire, et le pousse à la folie.” pense Isom. “Le héros Hargyn lui-même … enfin. Il est certainement trop tard pour sauver le corps de Vanthus, mais on peut peut-être encore sauver son âme.”

Un autre démon apparaît brusquement dans le champ de vision d’Isom, suivit de créatures rocheuses vaguement humanoïdes.

“Des hommes-rochers.” lance Isom avec surprise. “Ils prennent un malin plaisir à vous mettre à genoux, ou à vous pousser dans un coin. Ce sont des gardiens.”

“Les gardiens de Vanthus … ou de cet autre démon inconnu ?” pense Isom. Le regard calculateur du démon croise celui d’Isom. “Est-ce Vanthus qui contrôle ce monstre … ou bien le contraire ? Et qui a la perle ?”

Le cri inhumain du goliath retentit alors dans l’espace restreint de la ruelle. L’attention du démon se tourne vivement vers le barbare. Kharas se faufile discrètement le long du mur et se met en position d’attaque. Un soupir d’incantations arcanes parvient aux oreilles du barde.

“C’est reparti …” murmure Isom.

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Bataille du manoir de Lavinia et déroute de la Crimson Fleet

Après plusieurs années, tout soldat vous dira que ce qu’il conserve de toutes ses campagnes sont les odeurs et les images qui se bousculent dans sa tête, des éléments confus qui le ramènent à revivre chaque scène, chaque coup porté. La bataille contre Venthus, le capitaine de la Brine Harlot et frère de Lavinia Vanderboren restera avec moi de cette façon. Le combat final pour la défense de la colonie de Far Shore.

Isom, notre barde tiefling qui murmure son pessimiste mais très réel « c’est reparti » indique le sentiment des membres de notre groupe au début du combat; Hallya et Léanne faisaient partie de la cour de Lavinia avant leurs débuts comme mercenaires, comment allaient-elles réagir à des combats étendus et si intensifs? Leur souffle court à mes oreilles, je fais mes premiers pas vers nos adversaires. Vanderboren vole à l’arrière du champ de bataille riant comme un seul homme possédé peut le faire; son âme n’est plus atteignable, corrompue par l’appât du gain et les fausses promesses. Combien ai-je vu d’hommes tomber si facilement? Et à quel prix? Devant lui, au sol, des menaces bien réelles; un Pod Demon, un démon de la folie – qui n’est sans doute pas étranger à la condition de Vanderboren – se dresse près du manoir de Lavinia entouré de ses Pod Spawns, des créatures naissant par division à partir d’excroissances dans le dos du Démon père. Près de lui, des earthsoul Genasi, des créatures élémentales qui agissent comme ses gardiens. Quelques secondes ont suffit pour que cette bataille soit terminée, mais les images demeureront…

- Les pierres qui composent le sol de la cour intérieure ne vibrant pas comme elles le devraient sous mes lourdes bottes; mon peuple, si longtemps en communion avec la Terre, peut sentir leur aura. L’éruption élémentale que Venthus avait conjurée devant nous, une zone d’une puanteur inouïe, pulsant d’énergies élémentales pouvant être relâchées à notre passage en est la cause. Je bifurque sur ma gauche, pensant contourner le domicile des serviteurs pour rejoindre Lavinia, qui observe ce qui était son frère, ébahie de sa transformation, en indiquant la zone d’éruption à mon groupe.

- Un Pod Spawn, le premier de plusieurs de ses frères, traverse la haie que je longe et explose dans un torrent d’acide devant moi. Mon armure et mon bouclier sauvent probablement la vie – ce ne sera pas la dernière fois – à un vieux nain, mais l’acide rejoint mes mains gantées de cuir et le côté de mon visage, me brûlant sévèrement.

- J’entends le cri de douleur du Pod Demon, atteint d’un jet de plasma brûlant ayant explosé à ses pieds conjuré par Léanne.

- Venthus, dans son arrogance, se pose près de l’Earthsoul Genasi pour nous faire face. Sa folie est évidente, ses yeux sont vides, habités d’une furie inconnue pour toute créature mortelle. Lorsque je contourne la haie, le Pod Demon n’est plus devant moi, une odeur de pierres brûlées demeure derrière lui. Je comprends par la suite; Léanne est sa cible, la vengeance guidant le démon prévisible vers la créature qui est à l’origine du jet de plasma.

- Venthus se déplace vers moi, ignorant la couverture stratégique que son Genasi lui apporte. Ses enjambées sont trop longues, ses pieds ne sont pas plantés au sol pour contrer les impacts, les mouvements de ses haches jumelles sont trop larges, trop axés sur l’offensive. Ce n’est pas un soldat; devant moi se dresse une infanterie légère, adepte au dardage et au retrait. Je propulse mon marteau dans un coup latéral vers sa hache gauche, le retire au dernier moment puis dirige ma frappe vers le haut, atteignant la joue de Venthus avec la tête du marteau, un coup qui aurait fracturé les os d’un combattant moins habile. Venthus absorbe une partie du coup en reculant, le laissant sévèrement blessé et dans l’impossibilité de se défendre.

- Gunrak sort de la haie couvert de sang – en partie le sien, mais surtout d’un sang brunâtre du Genasi qu’il vient d’éliminer de sa puissante hache et se joint au combat, attaquant Venthus sonné avec une puissante frappe à deux mains

- Du toit partiellement enflammé de la maison des serviteurs, Hallya, Léanne et Isom frappent Venthus avec des incantations arcanes et divines après avoir renvoyé le Pod Demon à son plan maléfique

- Venthus revient à lui, mais ne peut résister à la puissance de nos coups combinés. Ses genoux se dérobent sous son poids, ses haches quittent ses mains couvertes de son propre sang et de poussière. Il murmure une dernière incantation à son maître qui l’a déjà oublié. Son âme quitte son corps. J’ai vu mille fois ce regard d’incompréhension devant la mort chez des humains mourants; je me rappelle à chaque fois m’être questionné à savoir ce qu’était la mort lorsque Moradin n’attendait pas dans les forges éternelles avec une choppe de bière naine votre retour. C’était la première fois que je voyais ce regard près d’un membre de la famille de celui dont les yeux parlaient tant, laissant paraître le questionnement sans fin de la race humaine, même devant leur propre trépas. Lavinia se précipita alors sur ce qu’était son frère, le rouant de coups; toutes ses émotions transportées dans ces simples mouvements.

- Nous ne pouvons nous attarder au spectacle désolant; la Crimson Fleet est en déroute. Nous les poursuivons à travers chaque ruelle, à travers chaque maison, jusqu’au port. Un seul bateau, le Cracken, peut prendre la fuite.

La campagne est gagnée et la colonie est épargnée de la Crimson Fleet. Les célébrations des colons sont bien senties, mais assombries par la mort de quinze des leurs. Nous nous occuperons d’eux demain, les apporter à leur dernier repos. Pour l’instant, panser nos blessures sous la pluie qui s’abat sur la colonie et son sol regorgé du sang des pirates.

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L'interrogatoire macabre, le dragon-tortue Emrag et le repaire de la Crimson Fleet

Du journal d’Isom

Je serai bref, mon bras est encore raide de cette rencontre avec cette créature pétrifiante, et ma main a peine a tenir correctement la plume. Sa peau reptilienne et son regard mortel rappelle l’infâme basilic, quoique il ne ressemble en rien aux fameuses planches d’Ématurge, dit le Voyageur. Le lézard est revenu ; le salaud n’a pas manqué l’occasion de se moquer de ma déconfiture. Que son maître l’emporte !

Les fêtes à Farshore ont été mémorables, et mon coeur se languit déjà de ses chants populaires et la bonne bière du pays. Dans ce monde troublé, il est rare et précieux d’assister à de tels transports d’allégresse. Mais évidemment, le devoir nous a rapidement rattrapé.

Des questions se posaient, et les quelques prisonniers de la Crimson Fleet que nous avions n’étaient pas à même d’y répondre. Nous nous retrouvâmes donc en face de la tombe fraîche de Vanthus, armés de pelles et de courage. Je dois donner mon admiration à la mage, qui a su garder sa concentration et son sang-froid face au cadavre tuméfié du demi-démon. J’ai vu ma part d’atrocités, mais les chairs à demi-putréfiée de Vanthus, couplé avec les humeurs corrompues du démon m’ont littéralement crispé les tripes. Je me souviens d’avoir remercié le hasard d’avoir mangé léger ce soir là.

La mage a donc poursuivi ses incantations en demandant l’assistance de ses dieux eladrins. Je me doutais de voir quoi que ce soit de bon en ressortir, jusqu’à ce que les lèvres bleuies de Vanthus s’agitent et murmure sa présence. Quelle calvaire ! J’ai dû discuter avec cette créature putrescente pour la convaincre de répondre à nos questions. J’en consigne ici les réponse :
  • Vanthus a rejoint les démons de son plein gré. Il semble aussi suffisant que le neveu de Meravinci. Il l’a fait par oisiveté, par jalousie. Quelle gâchis !
  • Il a contacté un Glabrezu à travers un livre que son oncle avait mis sous garde. Le livre indiquait que “Le Général Ghorvash honore ses prisonniers”.
  • Sa soeur, Lavinia, n’est pas impliquée dans ces tractations.
  • Il ignore comment détruire la perle.
  • Son supérieur dans la Crimson Fleet est un certain “Cold” Captain Wyther. Ce surnom semble venir du fait qu’il tue de sang-froid.
  • La perle leur a été remise à Gallivant Cove, une baie au nord de la Isle of Dread. Il l’a reçu de troglodytes particulièrement puants faisant partie d’une organisation appelés les Lords of Dread.
  • Vanthus faisait aussi affaire avec une organisation de Yuan-ti appelés the 7th Coil.
  • Les autres perles devraient arriver que dans quelques mois. Cela nous laisse un peu de temps.

Cet interrogatoire macabre s’est terminé bien assez tôt ! Nous avons remis Vanthus sous terre, en souhaitant qu’il y demeure pour de bon, du moins en ce qui me concerne. Enfin, si un bien est ressorti de cette entretien, c’est qu’il a permis de faire taire les rumeurs concernant Lavinia. Les colons semblent encore penser que sa famille est maudite, et je suis bien prêt à le croire. Mais je préfère encore me battre contre milles malédictions, plutôt que d’abandonner une orpheline à son triste sort.

Lavinia nous a d’ailleurs fait remarquer le lendemain matin que la colonie n’aurait pas beaucoup d’avenir sans routes commerciales sûres. J’avais bien sûr entendu parler d’Emraag le dragon-tortue, mais j’ignorais qu’il habitait la région. Depuis la description d’Ématurge, je n’avais nulle envie de me frotter à une créature de ce calibre, mais à tout seigneur, tout honneur. Si nous voulions assurer la sécurité des transports jusqu’à Sasserine, nous devions honorer le gardien du passage. De nos discussions avec les colons et les olmans, je retiens :
  • Les gens l’appellent “le Glouton”, mais ce n’est certainement pas un nom à mentionner en sa présence.
  • Il est extrêmement vaniteux, et se plait à entendre des louanges en son nom.
  • Il se fait appeler entre autres : La terreur des mers du sud, le roi des océans et l’empereur de marées.
  • Il est si puissant, qu’il est capable de simplement remonter sous un bateau pour le faire chavirer et le détruire.
  • Il n’aime pas qu’on le rappelle qu’il se fait acheter. Il préfère se laisser croire que le tribut qu’on lui offre n’est qu’un présent à sa gloire.

On me chargea donc de l’attirer en jouant de la musique, à l’aide d’un énorme instrument en forme de tuyau descendant jusqu’à l’eau. Je passai donc la semaine à m’exercer sur l’appareil. Quelle chance que je sois doué pour les instruments ! Ce tuyau démesuré n’était guère plus qu’un cor gros calibre. L’interaction avec l’eau était intéressante par contre, je crois que je pourrais monter un instrument intéressant avec deux ou trois tuyau et un piston sommaire. Il faudra que j’en parle aux artisans de Farshore. Enfin …

Nous nous dirigeâmes ensuite vers la baie du monstre. Je fis l’appel, et je dois admettre que les planches d’Ématurge ne mentaient pas, quelle bête ! Il aurait pu avaler la moitié de la Sea Wyvern en une seule bouchée, parole ! Mon occupation au tuyau fit que Kharas fit l’annonce, et qu’Hallya effectua les négociations. Il semble qu’Hallya fit du bon travail, nous eûmes à payer la moitié de la somme habituelle, pourvu que tous les bateaux Vanderboren passe à l’aller et au retour pour honorer la bête. Emraag s’est donc considéré payé pour un an, grâce au 20,000 à 25,000 pièces d’or de Lavinia.

Avec le passage au nord libéré, nous avons profité de l’occasion pour faire une visite à Gallivant Cove. Le repaire de la Flotte semblait désert, jusqu’à ce que des troglodytes émergent du bastion au fond de la caverne. Nous avons pu donner le change le temps que le barbare prenne contrôle de la grille bloquant l’accès au bastion. Je me souviens d’avoir volé au secours de la sorcière … et puis j’ai reçu de plein fouet la vision du basilic. Les dents m’en grincent encore.

On m’a réanimé plus tard, mais le retour à la chair a été douloureux. Je suis néanmoins heureux d’être parmi des alliés, et non des troglodytes hostiles, ou pire … Le barbare lui-même semblait refroidi dans ses ardeurs, mais je crois que l’éloge revient au puits tapissé d’épieux de la salle suivante.

J’ai pu brièvement examiner les troglodytes autour de nous. Vanthus n’avait pas menti ; un cancer atroce et nauséabond semble les ronger. La source de ce mal vient probablement des barils de substance noirâtre empilés dans le repaire. L’odeur, la consistance et les émanations magiques venant de ces blocs crayeux me rappelle la mythique Bilestone, qu’on dit fait des déjections de la créature antédiluvienne appelée the Hunger Below. J’ignore ce qu’ils peuvent faire avec cette atrocité, mais cela n’augure rien de bon.

Ma main se crispe, je m’arrête donc sur ceci : Pour une fois, j’aurai secouru la dame eladrin, et non le contraire !

- Isom K.V.II

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Exploration de la caverne des troglodytes

« |…| Notre exploration de la caverne des troglodytes a du être retardée de plusieurs minutes, alors que Léanne appliquait des salves d’herbes sur Isom en murmurant des incantations pour lui permettre de quitter l’état de pétrification avancé dans lequel le basilisk l’avait laissé.

Le rituel de Léanne un succès, Isom est finalement revenu à lui et a pris quelques minutes, bien méritées, pour dégourdir des jambes dont il avait dorénavant le contrôle, un sentiment que l’on oublie d’apprécier, jusqu’à notre première expérience de pétrification.

La caverne assombrie des troglodytes nous attendait donc; un couloir sinueux nous menant de plus en plus profondément dans le ventre de la terre, la puanteur de la maladie et de la mort omniprésente à chacun de nos pas. Éclairés uniquement par une torche magique et un sort de lumière de Léanne, nous avons poursuivi notre route pendant plusieurs minutes, interrompus uniquement par une scène macabre dépeinte sur un des murs du corridor avec des teintures extrêmement malodorantes – même en considérant que Gunrak était dans le corridor avec nous. Trois images distinctes nous interpellent alors; ces images troublantes semblant indiquer une pluie de perles noires destructrices sur l’Isle of Dread en laissant croire à l’implication de troglodytes et autres créatures reptiliennes de même qu’à un dieu de leur panthéon, Laogzed. Notre connaissance de l’île et de ses coutumes étant restreinte, nous n’avons pu découvrir une signification additionnelle à ces scènes. Nous consignons ces images à notre mémoire et poursuivons.

Un subtil changement de l’air ambiant et dans les courants qui nous parvenaient nous indiqus alors que la caverne s’élargissait – une position défensive fut adoptée par notre groupe en conséquence. Une lourde grille de fer nous attendait, ouverte, heureusement. Cette grille laissait entrevoir des huttes de terre et de boue construites à la hâte autour d’un feu, trop longtemps inutilisé. Ces huttes étaient occupées de troglodytes mourants, atteints de la même maladie qui attaquait les gardes de l’entrée de la caverne. La seule information que nous avons pu extraire d’un des malheureux était que sa condition était un cadeau, une bénédiction de son dieu Laogzed. Malgré la tristesse de la condition des troglodytes lorsque Gunrak a mis fin à leurs souffrances de coups de haches rapides et espérons le, sans douleur excesdsive, je ne peux m’empêcher de consigner que les esprits des créatures ont au moins quitté les corps qu’ils habitaient avec l’illusion que leur dieu les attendaient dans le trépas; un réconfort, sans doute, mais qui n’a certainement pas rendu la tâche de les mettre à mort plus facile pour Gunrak.

La caverne semblait couverte de ces huttes, toujours dans la même configuration; c’est probablement pourquoi nous nous sommes retrouvés, sans avertissements, près d’ennemis qui nous attendaient dans l’obscurité. Notre inattention nous ayant coûté quelques précieuses secondes, nos ennemis, des troglodytes et une parodie d’un sanglier de dimensions imposantes et possédant deux têtes, sans nul doute en hommage à Demogorgon, ont engagé le combat immédiatement. Notre groupe, trop étendu pour offrir une défensive soutenue, a connu un début d’engagement difficile. Le sanglier me chargea, me repoussant de plusieurs pieds et me laissant le souffle court, adossé à une hutte. Des créatures, toujours à l’extrémité de la lumière de ma torche et difficile à apercevoir, font pleuvoir une pluie de malédictions sur notre groupe. Par ces malédictions, Léanne est transformée en rat; Isom, en reptile. C’est dans cet engagement que nous constatons la fusion entre le lézard et Isom, qui se complémentent parfaitement sur le champ de bataille, malgré leur dédain apparent et évident l’un envers l’autre. Par le lézard, Isom peut répliquer aux attaques des créatures d’une position plus avantageuse. Malgré notre position initiale, notre groupe a connu plusieurs engagements et notre expérience nous sauve encore une fois. Nos rangs se resserrent rapidement et nos coups finissent par faire fléchir nos ennemis. Une fois toutes les créatures au sol, nous prenons quelques minutes pour identifier des structures sur le champ de batailles; des bacs d’eau visqueuse avec une forte odeur d’acide disposés près d’une faille apparemment sans fond équipée d’une système de poulies qui permet à deux créatures d’y descendre, ainsi qu’une large hutte faite de lichen et de boue.

Notre exploration de la caverne se poursuivit jusqu’à un charnier; une scène horrible où des troglodytes se trouvaient entassés les uns sur les autres, apparemment tous atteints du « cadeau » de Laogzed. Des cages, près du charnier attirèrent alors notre attention; une créature, un troglodyte, semblait lucide. Une conversation avec lui nous a permis d’identifier qu’un prêtre de Laogzed et son entourage se trouvait plus loin dans la caverne, un autre engagement qui nous attendait. De plus, le troglodyte, un ancien diplomate de son clan, nous indiqua connaître l’emplacement de la création des perles, l’origine du malheur de tant de créatures. Nous laissons alors l’ancien diplomate dans sa cage après l’avoir nourri et nous dirigeons vers le prêtre de Laogzed. Ce combat, court et efficace, cimente nos tactiques de combat. Dès notre arrivée, une statue imposante prend le contrôle de l’esprit d’Isom; en réaction, Léanne élève un mur illusoire autour d’elle, ce qui l’empêcha d’être un facteur dans le combat, un point tournant s’il en est un. Je me souviens m’être dirigé vers le prêtre et d’avoir été attaqué à trois reprises avant même d’avoir réalisé la provenance des attaques; les Boneclaw, des mort-vivants aux bras agiles et puissants de 15 pieds, venaient de se dévoiler. Tout se produisit alors très rapidement; je frappe le prêtre à la tête d’un puissant coup de craghammer, l’empêchant de réagir pendant plusieurs secondes. Gunrak charge le Boneclaw; son coup de hache faisant trembler la caverne de sa puissance et coupant pratiquement le bras de sa cible, maintenant retenu uniquement par quelques faibles tendons, une vision pathétique de l’état de nos ennemis. Léanne, d’un autre coup de génie, fait apparaître un trésor illusoire, attirant créatures et troglodytes et les paralysant sur place près de moi, seulement pour tomber sur nos coups réunis. Le garde du corps du prêtre, un archer, voyant le combat se retourner contre son groupe, tente d’attaquer l’arrière garde de notre groupe avant de revenir à mes côtés. C’était sans compter Gunrak, qui le coupa en deux à la taille avec un coup de hache d’une violence inouïe, son visage défiguré par la rage primale qui l’habite lors de combats.

Ce coup met fin au combat. La statue est ensuite détruite par nos assauts répétés, toujours derrière le mur illusoire de Léanne. La caverne n’a par contre pas fini de nous livrer ses secrets; la fissure et la cage du troglodyte semblent alors être nos prochaines destinations »

Kharas referme son lourd manuscrit et regarde au loin, pensif, considérant le chemin parcouru par son groupe jusqu’à ce point. D’un simple contrat de mercenariat à une campagne militaire contre la Crimson Fleet et de nombreux ennemis, ses alliés se sont développés comme de véritables soldats, capables de tenir les lignes du front des engagements et détruisant ennemis après ennemis, leurs tactiques s’améliorant à chaque combat. Kharas imagine alors son arrivée auprès de Moradin, sa légende ayant été vécue auprès d’elfes, d’un Goliath et d’un tiefling, et hoche la tête…

« Argh… » est le seul commentaire qu’il peut alors émettre, sortant sa pipe de son havresac.

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