Savage Tide d'Antoine

Les 4 phylactères

Après avoir détruit une partie du bateau de ceux qui ont tenté de nous tendre une embuscade, nous avons essayé de trouver le moyen de détruire le cristal qui faisait dévier les âmes de ceux qui avait le malheur de croiser ce cristal. Malheureusement personne ne savait comment détruire ce foutu cristal, on a beau lancer dessus un rocher de dimension colossal, le cristal n’a pas eu une seule égratignure, même les plus sages ne pouvait nous aider sur le sujet et n’avais jamais vue pareil phénomène. Néanmoins, les connaissances arcanes de mes compagnons ont tout de même permis de faire dévier les âmes du cristal mais seulement pour quelque heures.

Je commence vraiment à croire que ce cristal vient d’un futur ou d’un passé très lointain. Nous avons donc décidé de suivre le flux rouge qui en coulait. Ce flux d’une couleur rouge tirant vers le noir nous a mené vers des structures façonnées par des créatures très peu recommandable entourer d’une jungle. Il semblerait que ça serait le domaine de Tiamat et de Zehïr, personnage que l’on connait très peu mais qui selon moi nous connaissaient très bien et qui veulent nous mettre des bâtons dans les roues comme la plupart de ceux que l’on croise ces derniers temps.

Nous avons approché ces structures, dans la première pièce ce trouve rien de bien palpitant mis a part plusieurs couloir qui converge vers où nous sommes et un grand portal dans le fond de la pièce. Ce portal semblant tout à fait anodin jusqu’à ce que je m’approche de lui et qu’il change de couleur pour adopter la couleur doré, couleur correspondant à mon âme ainsi que plusieurs de mes camarades. Puis, on le vit virer au vert, nous n’avons pas eu à nous demander pourquoi bien bien longtemps, la couleur verdâtre devenait de plus en plus intense et nous vîmes arriver plus d’une douzaine de créatures. La plus grande surprise n’était pas les cobras ou les yuan ti mais bien Tyralandi qui a traverser le portal juste avant le décès de la dernière créature restante et ce avec un message.

Elle hérita d’une claque magistral du nain car elle est apparue sous la forme d’une naine. Son message qui était écrite de sa main lui demandant d’arriver à ce jour et à cette heure bien précise avec un message qui disait de tirer sur la plogue. Ce message était très obscure pour le moment surtout que le message lui a été donné il y a des décennies de cela, à l’époque le nain n’était qu’un enfant qui ne pensait qu’à se battre et boire de la bière. Bon ok ça n’a pas beaucoup changé mais bon…

Après avoir traversé le portal, une surprise nous attendait. 6 sphères se promener autour d’un point centrale qui était l’épée avenger tant connu… Après une brève déduction, nous avons déduit que cette épée nous mènerait vers les endroits dans le passé où les phylactères sont cacher et qui permettrait probablement de rétablir l’équilibre.

Le barde empoignant l’épée à ressenti qu’en se concentrant, il y avait 4 mots de pouvoir qui correspondait à des sphères bien précise et qui nous mènerait à l’endroit où les phylactères ont été caché. Le premier phylactère à été un dragon d’un âge assez avancé que nous avons détruit. A notre grande surprise dès que le dragon fut détruit, nous avons changé automatiquement d’endroit pour ce dirigé vers le second phylactère. Celui-ci expliqua le parchemin que nous a remis Tyralandi un peu plus tôt car cette dernière était présente dans une salle, enchaîner dans le fond de ce qui ressemble quelque peu à un bol où régnais au sol plusieurs symboles arcane avec des chiffres donc une tonne de combinaisons possible. Le message reçu plus tôt fut d’une très grande aide. À peine le nain débuta par arracher les chaînes qui retenaient Tyralandi que le dragon similaire au premier réapparu. Cette fois-ci ce n’était pas le phylactère mais plutôt un gros cristal qui se cachait sous Tyralandi. Les différentes combinaisons au sol ne servaient apparemment qu’à user notre patience et nos pouvoirs. Nous avons remis un message similaire au premier à Tyralandi qui contrairement à notre rencontre précédente ne nous avais jamais vue de sa vie.

Le troisième endroit visiter était sur deux niveau où un dragon squelettique ressemblant au deux précédents se trouvait et ce, entourer par plus d’une douzaine de créatures. Je tentai bien sûr de tuer le dragon et même après avoir trouvé une faille à son cous, le coup qui aurait due lui être quasi fatidique ne lui fit aucune égratignure et pourtant c’était un coup digne d’un maître, il y avait une magie quelconque qui nous empêchais de le détruire. Les stalagmites qui étaient réparti uniformément sur les deux niveaux étaient en fait le phylactère recherché, il fallait donc les détruire si l’on voulait pour tuer le dragon. En peu de temps, nous avons réussi à en détruire plusieurs mais à notre grande surprise, ceux qui ont été détruit dans la passés sont réapparu, plus fragile qu’auparavant mais tout de même, il fallait se synchroniser et concentrer nos efforts pour tous les détruite dans un délai très court. Ce que nous avons réussi à faire mais toute ces aventures ont usées moi-même ainsi que mes camarades et il reste probablement le pire à venir.

Nous allons apprendre assez vite qu’elle sera la dernière salle qui risque également de nous ramener vers notre présent…. (À suivre)

View
Pour Dame Gloriana

Une odeur, celle du souffre, ainsi qu’une chaleur étouffante emplissant l’air de la City of Brass, nous expliquâmes à notre charge, l’Effreet que nous menions à bon port à bord de la Sea Wyvern, la campagne que Demogorgon menait pour détruire ville après ville afin d’assouvir sa soif de destruction. C’est pourquoi nous dûmes combattre autour des Hall of Records afin de repousser ses forces, mentit Hallya. Ignorant le fait que Demogorgon ne désirait que la destruction des Héros de Sasserine qui s’opposaient à lui, l’Effreet but les paroles d’Hallya et obtint même une offrande du chef de sa secte pour Farah; un cadeau élémental, l’Esprit du Vent, qui allait la protéger en repoussant ses adversaires.

Un bruit, celui du claquement des voiles de la Sea Wyvern quittant le port. Notre prochaine destination, Sasserine. Pella la naine venait de communiquer à travers les plans avec moi afin de nous demander d’enquêter sur un événement s’étant produit au temple de Moradin. Un Frère, Plavius, nous attendait. Avec son sextant magique, la Sea Wyvern perça le voile séparant les plans d’existence et nous déposa dans une anse près de Sasserine. Dissimulés derrière l’épaisse végétation entourant l’anse, nous nous déguisâmes en pêcheur et prirent place dans une barque de la Sea Wyvern afin de pénétrer dans le port sans attirer l’attention.

Une sensation, celle de mes doigts parcourant la pierre blanchie à la chaux du parvis du Temple de Sasserine du Forgeron des Âmes, Moradin, alors que nous pénétrions dans ce lieu sacré. Le jeune Frère Plavius fut hélé par un acolyte et vint à notre rencontre. Mes premières paroles à son égard furent peu honorables; je le questionnai concernant une coutume religieuse de l’Ordre de Moradin, qu’un démon se faisant passer pour un nain n’aurait pu connaître. Plavius nous répondit sans hésitation et sourit, le sourire chaleureux d’un étranger, événement rare pour les Héros de Sasserine parcourant inlassablement les Abysses.
La température froide et humide des souterrains m’amena à esquisser moi aussi un large sourire alors que le Frère Plavius nous menait vers le Reliquaire du Temple, creusé profondément sous la surface du Temple. Mon peuple, bien qu’adapté à la vie sous le soleil, sera toujours plus confortable dans cet environnement; c’est là où Moradin nous a laissé et c’est la où nos premières forges furent allumées. La vision qui nous accueillit alors que le Frère Plavius ouvrit la lourde porte protégeant l’accès au reliquaire du Temple me ramena par contre à la dure réalité de notre combat contre le Prince des Démons.

Une odeur, celle du sang âcre couvrant le sol, assaillit mes narines. Couchée au sol au milieu du reliquaire saccagé se trouvait une humaine en armure aux cheveux de la couleur du jais, paisible dans une mort d’apparence naturelle. La femme gisait au centre du reliquaire parmi les cabinets renversés, couverte de papiers et d’objets religieux divers. Le Frère Plavius nous indiqua alors que le corps avait été retrouvé le matin même; durant les deux derniers mois, une vingtaine de morts suspectes s’étaient produites à Sasserine. L’humaine aux cheveux à la couleur du jais, Dame Gloriana Pike, Inquisitrice de Lord Baelish Narthex, Grand Prêtre de Moradin, avait été envoyée par l’Ordre pour enquêter sur les événements. Après avoir visité la ville en quêtes d’indices, elle avait demandé à descendre au reliquaire afin de méditer. Évidemment, elle y trouva la mort. Mais comment? Notre capitaine Isom inspecta méticuleusement le corps; aucune trace de violence; la mort semblait naturelle, ce qui ne correspondait en rien à l’état du reliquaire. Pendant ce temps, Etan fouilla le reliquaire de fond en comble. En validant avec un inventaire des objets qui devaient se trouver dans le reliquaire tel que remis par le Frère Plavius, nous pûmes constater qu’un seul objet était manquant : les cendres d’un héros nain, mort depuis des centaines d’années. S’agenouillant près du corps inanimé de Dame Gloriana, Etan remarqua enfin l’indice principal qui allait mener notre enquête, l’arme de Dame Gloriana, la célèbre Justice Edge, n’était pas dans son fourreau. Justice Edge, une épée Holy Avenger, arme suprême des paladins, avait une histoire bien remplie et ne pâlirait pas en comparaison des armes des grands rois du continent. Assise au sol, Hallya réalisa alors que Dame Gloriana devait mener une partie du contingent des nains de Khuzdun sur Gaping Maw. Le motif de l’attaque, et la raison pourquoi Pella nous avait demandé d’enquêter à Sasserine, se précisait.

Nous tournant vers les objets dans le reliquaire, nous fîmes appel à la magie afin d’en savoir davantage sur le trépas de Dame Gloriana. D’une armoire renversée au fond de la pièce, nous apprîmes qu’un Dragonborn à la peau verdâtre armé d’une lance était le dernier être humain à l’avoir percuté. Sur les vêtements du Dragonborn, un symbole étrange attira notre attention; vaguement associé à Demogorgon, le symbole semblait inspiré d’éléments inconnus. L’armoire nous apprit aussi que l’urne contenant les cendres du guerrier nain avait été le dernier objet à en sortir. Par contre, dans la vision magique que l’armoire imprégna dans nos esprits par l’entremise du rituel magique, un Dragonborn à la peau bleutée tenait l’urne. Du fourreau de Dame Gloriana, nous apprîmes qu’un Dragonborn à la peau rougeâtre avait été le dernier être à y avoir touché. Il semblait évident que plusieurs individus soient impliqués dans le meurtre de Dame Gloriana. De plus, les Dragonborn portaient tous le même symbole et maniaient tous une lance. Une supercherie afin de nous mener vers une fausse piste?
Se détournant des objets entassés dans le reliquaire, Isom tenta d’entrer en communication avec l’âme de la défunte, sans succès. L’accès à cette dernière semblait être bloqué. Nous nous retournâmes vers Hallya, qui étudia longuement les énergies arcanes résiduelles présentes au sein du reliquaire. Il devient alors apparent qu’un sort de téléportation avait amené le (ou les) Dragonborn au sein du reliquaire. De plus, Hallya sentait une forte énergie résiduelle de nécromancie : la cause de la mort de Dame Gloriana ainsi que la raison pourquoi son âme était inaccessible était maintenant connue. Seul un sort nécromantique d’une puissance exceptionnelle pouvait outrepasser les défenses d’un paladin avec les capacités de Dame Gloriana et emprisonner son âme, nous empêchant alors de communiquer avec elle.

À la recherche d’indices additionnels sur les Dragonborn, nous étudiâmes alors le symbole portés par les meurtriers de Dame Gloriana. Contactée par magie, Iggwilv nous indiqua que le symbole comprenait des influences de Demogorgon, de Malcanthet, d’une entité des profondeurs de la terre et du Feywild, mais que ce symbole lui était inconnu. Idem pour Morwell, la reine de l’Été; bien que des influences de la lune et des étoiles du Feywild soient présentes au sein de ce symbole, ce dernier lui était aussi inconnu. En dernier recours, nous consultâmes Malcanthet elle-même; cette dernière, visualisant le symbole à travers les yeux d’Hallya, nous indiqua ne pas connaître ce dernier. Il était par contre évident que le Démon mentait; ce symbole lui indiquait quelque chose qu’elle ne voulait pas partager avec nous.
Toujours dans le brouillard quant à notre destination suivante, nous dûmes utiliser un rituel puissant que le Frère Plavius rendit disponible à notre capitaine Isom, la Voix du Destin. Ce rituel nous permettant de converser avec des entités astrales afin de poser des questions sur des événements futurs, nous pûmes apprendre que les meurtriers de Dame Gloriana venaient de quitter les lieux d’un autre meurtre. Il était déjà trop tard pour la pauvre victime. De plus, la Voix du Destin nous apprit que Justice Edge était utilisée comme une ancre pour permettre le voyage dans le passé afin d’y cacher des phylactères. Oui, dans le passé. Apparemment, nos ennemis maîtrisaient le voyage à travers le voile du temps. Quel meilleur endroit pour dissimuler des phylactères que dans le passé, alors que les êtres qui en avaient besoin n’existaient pas encore? Nous apprîmes aussi que l’urne contenant les cendres du héros nain avait été utilisée afin de créer un phylactère, de même que l’objectif du groupe de Dragonborn : de faciliter le vol des âmes des Servants de Moradin. Nous questionnâmes ensuite la Voix sur l’âme de Gloriana; cette dernière ne pouvait qu’être emprisonnée au sein d’une Soul Gem. Un véhicule pour transporter cette dernière et la placer hors d’état de nuire? Enfin, la Voix nous révéla que le Savage Tide était l’événement qui allait catalyser le vol des âmes des Servants de Moradin, son apogée. Bouillant de rage devant ces faits et ne connaissant toujours pas l’emplacement des Dragonborn, nous demandâmes où nous allions rencontrer ces derniers; la Voix, parlant du futur, nous révéla qu’une embuscade allait nous avoir été tendue alors que nous nous rendions à un crystal, jusque là inconnu par notre groupe.

Le Frère Plavius, qui avait tenté d’informer Lord Narthex du trépas de son Inquisitrice, revint alors dans le reliquaire, que nous occupions depuis plusieurs heures. Lord Narthex ne répondait pas. À toute allure, nous nous dirigèrent alors vers un cercle de téléportation indiqué par le Frère Plavius afin de voler au secours de Lord Narthex; trop tard. La Mère Opaline, chef du Temple où Lord Narthex œuvrait, nous confia que le Grand Prêtre avait été retrouvé mort quelques minutes auparavant, frappé d’un rayon verdâtre lancé par un crâne qui était apparu à quelques mètres de lui, certainement un autre sortilège nécromantique. Ne désirant pas perdre un instant additionnel, nous quittâmes immédiatement les lieux du Temple via le cercle de téléportation vers Sasserine, informant Pella de nos découvertes via une communication magique. Maintenant résolus à suivre la trace des âmes à travers le plan astral, notre seule piste, nous prîmes congé du Frère Plavius, s’excusant de ne pas pouvoir participer aux rites funéraires de Dame Gloriana, mais l’assurant que nous allions mener cette enquête jusqu’au bout, nous retournâmes alors à la Sea Wyvern. Pella, notre alliée éternelle, nous envoya un capitaine nain, navigateur pour le peuple des profondeurs lors de leurs visites sur le plan astral et connaissant bien les ficelles argentées que laissent derrière elles toutes âmes visitant le plan. Peut-être pourrions-nous suivre les ficelles argentées des âmes de Dame Gloriana et de Lord Narthex vers leur dernier repos?

La révélation de Steve, le capitaine nain, fut alors cruciale; lors d’un récent voyage dans le plan astral, ce dernier avait remarqué que les âmes de certains dieux ne semblaient pas pouvoir se rendre à leur dernier repos et étaient plutôt envoyées vers une construction astrale prenant la forme d’un crystal…

Maintenant dans l’immensité astrale et sur le pont de la Sea Wyvern, j’indiquai à Hallya comment considérer le plan dans lequel nous étions. Le « haut », le « bas », la gravité, tous ces concepts n’avaient ici aucune importance. Avec une simple pensée, un rocher d’une taille inimaginable pouvait ici être déplacé. C’était mon plan pour l’approche du crystal; faire atterrir la Sea Wyvern sur une de ces îles astrales afin de dissimuler et protéger notre navire et nous permettre d’étudier le crystal. Hallya, incrédule au départ, ferma les yeux et attira une île astrale en cessant son mouvement à quelques mètres de notre navire. Notre capitaine y fit atterrir la Sea Wyvern. Maintenant, Hallya dirigeait nos mouvements avec son esprit, nous propulsant à travers le vide astral. À l’approche du crystal, une construction immense de couleur indigo, Etan nous héla de la vigie; le brouillard ambiant semblait glisser autour d’une surface invisible de la forme d’un autre navire. Guidant Hallya à nouveau, je lui indiquai d’amorcer une rotation de l’île astrale sur laquelle nous étions passagers afin de la diriger à grande vitesse vers l’emplacement indiqué par Etan. Pris par surprise par la manœuvre, le navire ne put éviter notre projectile et vit sa poupe voler en éclats, immobilisant le navire. Par contre, ses passagers passèrent à l’action; un dragon bleu et deux démons ailés. Concentrant nos forces d’abord sur les démons ailés, ces derniers furent rapidement réduits en poussière. Par la suite, le dragon bleu, d’abord mis à l’écart par un sortilège de Farah, fut l’objet de nos attaques conjuguées. Rapidement et efficacement, notre attaque surprise était terminée et nos adversaires, vaincus.

View
Bataille de Dar El-Aric

Du journal d’Isom

Je ne me suis jamais intéressé aux dieux. Je crois que l’idée qu’une créature pourrait m’éliminer par la seule pensée heurte ma sensibilité, mon orgueil. Mais il est difficile de nier la présence des dieux autour de nous, que ce soit à travers leurs oeuvres qu’à travers leurs fidèles.

Rien n’est éternel, par contre. Une autre idée qui heurte ma sensibilité. Même l’oeuvre des immortels dieux peut être détruite, anéantie, réduite en poussière. La sorcière et la métamorphe le confirment. Le fragment architectural devant nous, une ancienne poutre ? Une colonne oubliée ? Ce fragment est effectivement une oeuvre divine, un véritable fragment de l’antique voûte céleste, le pont entre les mondes, dont l’histoire n’est plus qu’un murmure parmi les légendes oubliées. Rien n’est éternel, effectivement.

Chargé de notre fardeau, étonnamment léger, presque aérien, nous retournâmes au bateau. L’Ifrit nous servant de guide nous ramena donc dans leur petit port de Dar El-Aric, le bateau dépassant nonchalamment des rivières d’électricité, des îles verticales, des ponts invisibles … Le Chaos Élémental porte décidément bien son nom
Et si tu me paries les réponses au grand défi de l’univers,
Et même si tu me traites de creuse tant mieux,
J’aime la vie en anarchie. 1

Le potentiel sauvage du chaos élémental est d’une beauté tragique. Je ne pourrait jamais m’y sentir à l’aise, mais même son éphéméralité extrême a quelque chose de poignant, de littéralement unique.

Dar El-Aric était toujours aussi calme à notre arrivée. L’Ifrit commença le déchargement de son matériel de guide, lorsque Kharas l’arrêta. Son oeil aiguisé semblait flairé un problème : le petit port des Ifrits était trop calme. Un examen plus attentif le confirme : Les rues sont désertes, abandonnées. Notre arrivée dans la Sea Wyvern étant tout sauf discret, je pris l’initiative de crier pour attirer l’attention de potentiels ennemis. La seule réponse fus un cri rauque, monstrueux. Nous sortîmes nos armes.


Nous nous faufilâmes parmi les ruelles à l’odeur de souffre de Dar El-Aric. Des cadavres d’Ifrit dans les coins, des bâtiments effondrés. La Sea Wyvern vole au-dessus de nous, nous offrant une ombre réconfortante. La sorcière et la métamorphe nous suivent en se glissant d’un toit à l’autre. Nous approchons des grands “Hall of Records”, lorsque nos alliés sur les toits laisse échapper un cri étouffé. En suivant leur regard, nous voyons une immense tête dépasser au-dessus des bâtiments.

Un énorme géant en putréfaction patrouille la grand’place. Notre nouvel allié éladrin fonce sur celui-ci, sans égard pour sa survie. Le géant arrache une portion du sol de la place et le lance sur celui-ci, l’enterrant sous un monceau de débris. Le combat s’élance, la sorcière et la métamorphe à partir des toits, Fruward et Kharas sur le sol, et votre serviteur … caché humblement derrière un détour de ruelle. Des flèches pleuvent du “Hall of Records” ; notre arrivée a été annoncée au maître des lieux. La Sea Wyvern réplique de son côté, transperçant le géant d’un tir de baliste bien ajusté. Ce dernier finit pas s’effondrer dans une pile de bile et de pourriture.


Le bâtiment lui-même, d’où semble provenir les tirs d’archers, reste inaccessible. Pour l’atteindre, il nous faut traverser à découvert la grand’place, au risque d’accueillir inopinément un carreau cruel ou une flèche mortelle. Fruward se porta volontaire pour faire une diversion, accompagné par le navire. Ils partirent donc dans la direction opposée, attirant les yeux de nos ennemis loin de la place découverte.

Nous courûmes éperdument à travers la place pour atteindre les “Halls of Record”. La salle elle-même était une vision pure du carnage et de la folie. L’antique bâtiment était dévoré par une rivière de lave et les cadavres déjà pourrissant des Ifrits. Des êtres cadavériques montés sur des monstres morts-vivants nous chargèrent avec leur piques démoniaques. Et au milieu de la place, une ébauche de portail, sur une rune manifestement magique.

Notre nouvel allié éladrin en pris un à partie. Kharas ramassa les autres ainsi que leur chef, un grand mort-vivant mieux habillé mais habité par une folie pure. Je m’approchai de la rune, pour découvrir qu’il s’agissait d’une Rune de Mort, une arcane très rare contenant un potent condensé de destruction. Farah élimina deux des cavaliers avec leurs montures dans son monde d’illusions, nous laissant le temps de s’occuper de la rune mortelle.

Avec l’aide d’Hallya et de Farah, je tentai d’éliminer la rune mortelle, mais hélas ! Je ne m’y connais guère dans les arcanes pures. Je dû mal interprété une recommandation de mes alliées, car je sentis l’énergie se dégager de la rune malgré tout mes efforts et s’emparer de mon essence et de celle de Kharas.


Je me réveillai ensuite le visage contre le sol, entouré de visages malveillants. Fruward, de retour, tentait de contrôler les cavaliers tandis qu’Hallyah et Farah les anéantissaient. Kharas s’était déjà débarrassé d’un cavalier et achevait sa monture. Sous ses pieds, le mort-vivant bien habillé finissait d’agoniser dans un râle assourdissant. Le portail, nourrit pas nos essences répandues, brillait d’un éclat sombre.

Le portail était ouvert et montrait un trône, et une créature courant vers nous à toutes jambes.

Je me levai péniblement.

Il ne pouvait y avoir de doute quant à la nature de la créature. Ce ne pouvait être un avatar : Nous savions ce qui leurs étaient arrivés. Ce ne pouvait être personne d’autre que Lui. C’était Lui, dans Sa Splendide Magnificence. Les deux têtes simiesques, les tentacules interminables, tout son corps boursouflé approchant inexorablement vers le portail, se tendant presque jusqu’à l’ouverture, jusqu’à nous, jusqu’à moi, moi, moi, moi, moi !

Je vis le portail vaciller brièvement. Farah et Hallyah grimaçaient sous l’effort requis pour tenter de fermer le portail vers Son Royaume. Je sortis de ma transe, et malgré les bruits de combats tout autour de nous, je soufflai les énergies arcanes autour du portail … qui s’éteignit brutalement dans un cri de sauvagerie pure.

Voilà.

Les cavaliers restant, privé du soutien de leur dieu, tombèrent rapidement.

Voilà. Je L’ai vu. Et Lui aussi, Il m’a vu. Je L’ai entendu … Je L’ai senti.

J’ai entendu le doux son de sa voix,
Oh, cette voix,
A pénétré les profondeurs de mon coeur,
Je suis à vous à nouveau,
J’ai fuis vos ennemis. 2

Que tous ces dieux, vivants ou morts, soient maudits. Puissent-ils venir à notre aide.

Isom K.V.II

1 Me, Mom and Morgentaler, Anarchie , 1994.
2 Gaetano Donizetti, Lucia di Lamermoor, Acte III, Il dolce suono , 1835.

View
Conseil de guerre

Nous avons commencé par laisser un compagnon de longue date chez les nains de Khuzdun. Arriver sur place, nous avons fait bien sûr provision de bière comme seul les nains savent en faire. Afin d’y laisser notre bon vieux Gunrak sur place, il a fallu négocier auprès de maître des lieux. Le nain à non seulement revu la naine de ces rêves mais a également appris qu’elle était la prochaine à diriger cette endroit. Bien sûr plusieurs doutes planait sur l’arriver du nouveau membre du groupe. Malgré le fait qu’il est arrivé avec une fiole contenant le sang de Demogorgon il ne croyait pas à son histoire alors un petit interrogatoire était requis autour d’un cercle de vérité. Nous avons profité du grand savoir d’un prêtre nain pour valider ces dires. Il s’avéra que ce qu’Il racontait était vrai et qu’il pouvait être un très bon allié mais il lui restait à faire ces preuves sur le champ de bataille.

Avant de partir sur le plan de Demogorgon, nous avons interrogé Iggwilv sur la marche à suivre pour être sûr que l’on avait rien oublié. En effet, elle nous a conseillé de faire un grand conseil de guerre pour vérifier que tout est en place. Le premier à être contacter a été Charon afin de lui demander la permission de faire le conseil de guerre sur le Styx, il est également venu en personne. Nous avons donc envoyé des sending à Orcus qui n’a pas aimé le fait que le conseil se passe sur le styx et il soupçonnait un piège. Il a donc envoyé un zombie comme émissaire. La cour des étoiles a également été contactée pour envoyer son émissaire ainsi qu’Iggwilv en personne, ce fut une grande surprise car elle n’avait pas été invitée proprement dit mais sa présence était tout de même requise.

Elle a proposé d’ouvrir cinq portal de façon simultané sur le plan de Demogorgon cependant la tâche ne sera pas facile et il sera encore plus difficile de les garder ouvert. Pour ce faire elle a besoin de plusieurs focus qui vont du rire d’une pixie jusqu’à un fragment bien spécial qu’il nous faudra récupérer. Ce fragment se trouve dans l’endroit le moins accessible bien sur… le cahos élémental… Garder par un culte mystérieux…

Nous y avons bien sur été mais nous avons due trouver un guide pour nous y mener. Ce fragment était bien garder mais il a permis à Etan le nouvel avenger du groupe de montrer de quoi il était capable. Nous avons été accueillis par deux golems infusés de diamant astral et dès son premier coup, il à infliger un coup critique de quoi impressionner ces nouveaux compagnons d’aventure. Dans la deuxième salle, il y avait 4 anges et un golem que nous avons finit par vaincre. Il avait sur eux quelque objet bien utile au groupe. Nous voyons de fragment rechercher mais sera-t-il facile à enlever de cette salle… (a suivre)

View
La dernière main

Il est difficile d’expliquer le sentiment que notre groupe ressentait après avoir rencontré Bagromar, si de tels concepts étaient encore permis pour nous après tant de moments passés à combattre dans les plans du Mal, à bord de la Sea Wyvern ou sur les sols couverts de cadavres que nous foulions maintenant quotidiennement. De l’appréhension, puisque nous sentions que notre inévitable confrontation avec Demogorgon approchait, de la lassitude du chaos et des intrigues des Démons qui nous entouraient? Je crois que si j’avais à le décrire, je ne pourrais que faire le parallèle avec la victime d’un incident, qui, bien qu’elle fasse des pas – des gestes, elle ne peut se souvenir parla suite de ces derniers, sonnée, abasourdie et incrédule par rapport àson environnement et ce qui l’entoure, incapable de réfléchir, agissant mécaniquement vers un objectif – sa propre survie ou celle des siens.

Atteindre Bagromar fut la culmination d’une poursuite, du camp de Feedgut sur Zyonin, après avoir tué Gorgant et libéré Obox-ob, notre arme contre Demogorgon, à travers une embuscade d’un Gibbering Orb et de cultistes du Prince Démon, couverts par l’artillerie de notre vaisseau, nous parvînmes finalement à monter les voiles de la Sea Wyvern et à fuir sur le Styx. De plus, nous devions nous débarrasser d’une marque placée sur nous lors de la destruction de notre second aspect du Prince Démon; nous réalisâmes trop tard durant la poursuite que cette marque nous illuminait tels des lanternes aux yeux de nos poursuivants, leur rendant la besogne facile pour nous traquer. Cette marque, tenace sur notre capitaine Isom, nous força à demeurer sous le couvert du brouillard du Styx durant plusieurs heures. Nous y appelâmes notre contact Mercane, qui, comme toujours, vint à notre rencontre et embarqua sur la Sea Wyvern. Nous apparaissant omniscient, ce dernier fut en mesure de nous présenter une carte du camp de Bagromar et de nous donner de précieux conseils afin d’y accéder. Mystérieux, il nous laissa des avis de recherche à nos effigies alors que nos chemins se séparaient. Un message? Est-ce que le Mercane allait monnayer sa connaissance de nos plans futurs au plus offrant, ou tentait-il de nous prévenir d’un danger imminent?

Quoi qu’il en soit, nous étions beaucoup trop près du but pour reculer; une visite par Farshore s’imposait d’abord afin de recruter des artilleurs nains de qualité pour manier l’artillerie de la Sea Wyvern; dans la colonie que nous avions aidé à établir, nous apprîmes la pendaison de mon frère nain, le brasseur que j’avais laissé derrière afin de déterminer si son âme était assez pure pour être adoptée au sein des Skullcrushers. Cet espoir fut anéanti lorsque j’appris que ce dernier avait assassiné Avner Meravanchi pour une histoire commerciale ayant mal tournée. Moradin sembla pourtant toujours sourire au brasseur, puisqu’il relâcha son âme suite à l’appel d’Isom et la retourna vers Far Shore. Le brasseur allait fouler les planches du pont de la Sea Wyvern à nos côtés, mais si cette nouvelle chance ne s’avérait pas fructueuse, le nain allait goûter au Styx, je m’en portais garant.

Le Mercane nous ayant remis des voiles et étendards de Malcanthet pour la Sea Wyvern ainsi que des chapeaux de déguisement pour notre groupe, notre plan afin de pénétrer au sein du camp de Bagromar était ficelé. Après avoir du tester la valeur de notre déguisement de dévots à Malcanthet à un groupe de Vrocks qui protégeait les approches aériennes du camp et à un scribe qui notait les allées et venues des visiteurs à ce dernier, nous nous dirigeâmes finalement, confiants, vers la tente de Bagromar. C’était sans compter la perfidie des démons. Jouant des personnages trop idiots pour leur statut de stratèges militaires, les Balors, ministres de Bagromar qui protégeaient sa tente de commandement, nous laissèrent d’abord le champ libre pour ensuite fondre sur notre groupe afin de démontrer leur puissance aux badauds qui s’amassaient autour du théâtre de combat. Comme tout est question de démonstration de force avec les démons, nous dûmes prouver à nouveau notre supériorité tactique par rapport aux créatures du chaos, leurs corps explosant dans un nuage de feu et d’acide sous la puissance des assauts répétés des Héros de Sasserine. La tente de Bagromar se dressait maintenant enfin devant nous.

Après y avoir pénétré, nous rencontrâme sun général opportuniste et fin stratège. Ce dernier, séduit par les mots d’Isom et d’Hallya à propos de sa place au côté de Demogorgon par rapport à son « jumeau », qui semblait davantage bénéficier de la faveur du Prince Démon, nous apprît que Demogorgon avait déjà déplacé des troupes sur Gaping Maw. Afin de fortifier les emplacements de son plan où des failles étaient existantes et donc plus susceptibles de permettre l’entrée d’une quantité massive de troupes à travers des portails, Saint Kargoth the Betrayer protégeait maintenant le Temple de Wat Dagon, Arendragost avait été réveillé de son emprisonnement millénaire et Hameutheut, l’esprit d’un Primordial mort, était maintenant emprisonné au sein d’un corps d’adamantite en forme de wyvern et devait servir Demogorgon. Les trois champions de Demogorgon s’ajoutaient aux forces du Prince Démon sur Gaping Maw, que Bagromar s’efforcerait de distraire le moment voulu, puisque c’est cet engagement que nous étions venus quérir auprès du général; la trahison de son créateur afin d’assouvir sa soif de puissance.

View
Le prêtre, le prince et Tuerny

<< Boom. >>

“It was a low, dull, quick sound. […] I talked more quickly, more vehemently but the noise steadily increased. I arose and argued about trifles, in a high key and with violent gesticulations; but the noise steadily increased. “Villains!” I shrieked, “dissemble no more! […] Tear up the planks! – here, here! – it is the beating of his hideous heart!” 1

<< Boom. >>

Je me répète, immanquablement. Nous n’avons pu quitter la prison d’Obox-Ob, tel que prévu. Sans surprise, la mort des Cybriex a alerté la garnison qu’une attaque était en cours. Nous étions en train d’étudier le cercle des runes qui maintenait le Prince déchu …

<< Boom. >>

… Qui maintenait le Prince sous clé. Le sol tremble sous ses coups furieux. Toutes les défenses sont tombées avec la mort des Cybriex, et dix millénaires d’attente ininterrompues. Le seul sceau qui garde le monstre en place est l’antique ensorcellement de Demogorgon lui-même, scellé avec son propre sang maudit. Nous avions la flasque, l’incroyable flasque de Tuerny, mais nous n’avions toujours pas le sang. Et voilà que le chemin vers la sortie était barré.

<< Boom. >>

Un prêtre du dieu-démon, un serviteur de haut rang, à voir sa robe ouvragée. Un olman maudit ? Le visage, incroyablement vieilli semble le laisser croire … mais que reste-t-il d’humain dans cette âme déchue ? Autour de lui, deux gardiens vaporeux, deux autres âmes perdues pour leur dieu. Le combat s’engage, dans un silence malaisé, interrompu régulièrement par un violent …

<< Boom. >>

Voilà. Collé sur le cercle retenant Obox-Ob, il était impossible d’ignorer l’énorme énergie se dégageant du puits sous nos pieds. Tant de forces arcanes concentrées en un seul endroit ! Il suffit de laisser ouvrir légèrement son coeur et de tirer un peu de cette énergie latente pour sentir ses forces revenir. Pour sentir sa peau se recouvrir d’une carapace insectoïde résistante aux coups de nos enemis, pour laisser la furie du Prince brûler nos âmes dans une orgie de destruction ! Pour laisser la folie, la sublime folie ! Prendre le contrôle et percer les défenses de nos ennemis.

Tant de puissance ! Provenant d’un Prince déchu, emprisonné, prisonnier depuis plus d’Âges que l’Histoire des mortels peut en compter ! Comment facile se serait de simplement se prosterner et laisser toute cette puissance couler dans nos veines comme la sève fraîche d’un printemps de flammes !

<< Boom. >>

Bref, le combat s’engageât. Les gardiens fusèrent entre la réalité et le monde des ombres, rendant les attaques difficiles. Le prêtre lui-même résista vaillamment à nos attaques. La Sorcière fit exploser une partie de celui-ci et l’emprisonna dans une cage de mensonges ; ce dernier se vengea en versant ses énergies nécrotiques vers Hallya, qui vacilla un moment avant de répliquer à nouveau.

Le mur du fond explosa à ce moment, révélant des sorciers morts-vivants et un démon de flammes qui embrasa la pièce. Le Moine sauta sur les morts-vivants, et d’un coup de pied en cercle fit sauter leur têtes de charognards. L’un d’eux réussi à absorber une partie de la magie du focus du moine avant de retomber dans un amas de chair putréfiée. Le seigneur Fruward, de son côté, se défendit vaillamment contre le monstre de feu. La situation revenait sous notre contrôle lorsque …

<< Boom. >>

Un autre mur explosa, révélant plus de sorciers, accompagnés de deux cultistes difformes armés d’énorme haches de guerre. Épuisés par le combat, le vent semblait tourner en faveur de nos opposants. Nous reprîmes des forces auprès du puits, du puits du monstre ! Dont la pulsation était d’autant accentuée qu’il sentait notre présence, le sang versé, la furie destructrice au-dessus de ses tentacules enfouis ! Avec cette énergie renouvelée, nous forçâmes le prêtre maudit à se prosterner devant nous, oui ! Devant notre PUISSANCE ! HAH ! La Sorcière, elle-même aveuglée par le sang, mis un des cultistes en cage avant de démolir l’autre grâce à une malédiction de décomposition rapide.

Le Moine détruisit les sorciers restants, non sans perdre encore de son énergie arcane. Nous reprenions le contrôle du combat, lorsque … Trois Yuan-ti, maîtres-combattants et empoisonneurs aguerris. Ils apparurent aux ouvertures de la caverne et entreprirent de terminer notre groupe affaibli. Kharas se déchaina soudainement : La métamorphe força deux d’entre eux à se rejoindre et le nain fit tomber sa furie sur un d’entre eux, et puis, son marteau se déroulant dans un arc de cercle parfait …

<< Boom. >>

Le marteau des Skullcrushers défonça le crâne du deuxième Yuan-ti, ne laissant qu’une dernière créature serpentine … et un monstre tentaculaire bicéphale. Gorgannt. En combat singulier avec le Moine, qui répliquait d’un coup dévastateur aux attaques sauvages du monstre. Un coup de pied bien placé fit voler le sang de la créature qui gicla dans une traînée noirâtre. Nous sentîmes jusqu’à Obox-Ob lui-même qui retenait son souffle, avec le sang, le sang de son ennemi ! Versé à quelques brasses seulement de sa prison !

Nous concentrâmes nos attaques sur Gorgannt, l’Avatar sauvage du dieu-démon. Brisé par nos coups, affaibli par la peur, par le Prince, si proche ! Il tenta de fuir, jusqu’à ce qu’Hallya, la rage aux lèvres, fit exploser une par une ses deux têtes maudites dans une explosion de chairs brûlées.

<< Boom ! >>

Gorgannt eut l’amabilité d’exploser dans le corridor, suffisamment loin pour que ses chairs putréfiées ne touche pas le cercle de runes qui tenait encore le Prince enchaîné. Le Moine récolta le sang du cadavre encore en ébullition qui dégageait toujours les énergies malévolentes de la Sorcière. Nous nous mîmes autour du cercle … prêt au pire. Le Moine me passa le sang et ouvrit la flasque de Tuerny.

<< Boom ! >>

Des vibrations courraient toujours de l’extérieur. Le camp était visiblement alerté, des renforts allaient venir, et pourtant … Et si tout cela était un piège ? Comment est-ce que la simple flasque de fer pourrait tenir une telle concentration de puissance ? N’était-ce pas qu’un leurre destiné à lâcher un monstre de plus en liberté, tout en nous éliminant de la carte ? N’étais-je pas un monstre moi aussi, à vouloir libérer une des pires créatures qui aient jamais peuplé le multivers ?

<< Boom ! >>

Le Moine me fit un clin d’oeil hilare, je soupirai, et je vidai le sang sur les runes étalées devant moi. La première goutte eut à peine touché la surface de pierre que …

<<< CRACKBOOM ! >>

Le Prince ! Libéré après tous ces millénaires ! L’Avatar de la folie, de la destruction ! Je senti mon âme s’enfuir de mon corps à toute jambes ; je crois bien que toute créature moins aguerries des horreurs démoniaques serait déjà morte sur place, consumée par la folie pure dégagée par le Prince, le Prince libéré !

Le Moine, plus vite que ma pensée, fit un geste pour s’emparer du monstre, mais ce dernier résista, refusant de laisser partir sa liberté retrouvée. Je vis immédiatement les flots d’énergie de la flasque, du monstre et des runes encore en place et je tentai de rediriger Obox-Ob dans sa nouvelle prison. La Sorcière tenta de le convaincre de se plier à notre volonté, suffisamment éloquemment pour le faire hésiter un moment. Le Moine renouvela sa tentative, et dans un soupir de rage, le Prince déchu entra dans la minuscule flasque de fer, l’oeuvre maîtresse de Tuerny.

Le silence … implacable.

Nous avions … emprisonné un seigneur-démon. Nous avions battu une des créatures les plus puissantes des Abysses, et l’avions pliée à notre volonté. Qui pouvait nous arrêter maintenant ? Nous prîmes les restes des têtes explosées de Gorgannt et remontèrent à la surface pour affronter la garnison du camp. Je criai, euphorique, enragé :

<< Voyez ! Nous avons défait l’Avatar de votre dieu et battu le seigneur Obox-Ob sur son propre plan ! Qui ose se mesurer à nous ! >>

Il n’y eu guère besoin d’insister. La panique s’empara des démons autour de nous, et sous peu, nous volions à nouveau vers notre bateau. Le groupe était heureux, mais pensif, sur le chemin du retour. Le Moine me montra la flasque, flanquée d’une nouvelle bosse, toute fraîche. Il nous rappela que nous n’avions pas battu le monstre … et qu’il pouvait toujours nous influencer, peu importe la solidité de sa prison actuelle. Combien de seigneur démons nous regardent-ils en ce moment ? L’oeil de Malcanthet, la haine d’Orcus, la suspicion d’Iggwilv, et maintenant, la folie destructrice d’Obox-Ob, Prince déchu des Abysses !

Si je devais périr demain, puisse l’Histoire me pardonner d’avoir libéré tous ces monstres, Shami Amourae, Obox-Ob, puisse-t-elle comprendre combien perdu et isolés nous sommes dans cet univers étranger, dans les ténèbres insondables des Abysses …

“When I am laid in earth,”
“May my wrongs create no trouble in thy breast;”
“Remember me! but ah! forget my fate.” 2

1 Edgar Allen Poe, The Tell-tale Heart, 1843.
2 Henry Purcell, Dido & Aenas, 1683.

View
La prison d'Obox-Ob

<< Crackboom ! >>

Le Poing de Motuclaha s’abat violemment sur le sol dans un claquement d’éclairs. Le groupe se retourne, ennuyé. L’immense Kharas lève un sourcil perplexe, lorsque Isom se prend d’un rire nerveux.

<< Maudits insectes … Partout, des insectes … >> murmure le barde, en guise d’excuse.

L’entrepôt militaire a été vidé de ses démons, mais grouille toujours de vie. Zyonin, le plan de la vermine, grouille constamment comme un essaim. La forteresse de Feedgut émerge tout juste de la masse d’insectes, mais demeure néanmoins infestée par la vermine.

L’entrepôt possède de nouvelles statues ; des géants de pierre, figés dans leur dernier instant d’agonie. L’oeil exercé verra les marques de la branche de l’Arbre du Monde, les marques de Kharas l’Immortel. L’un d’eux est empalé sur un immense épieu fiché sur les piliers de l’entrepôt, avec un regard de surprise dans son visage figé. Une chaîne couverte d’épine l’enveloppe dans une enveloppe mortelle.

Le nain enlève un bout de cette même chaîne de son bouclier et se dirige vers les caisses de l’entrepôt. Le nain en examine le contenu ; des armes, des pièces d’armure, couvertes du fiel vénéneux naturel à la vermine du plan d’Obox-Ob. Il entreprend de détruire systématiquement le contenu des caisses, tout en laissant des marques de démons et de diables, afin de fausser les pistes.

La paranoïa, toujours. Le barde lâche un cri étouffé à chaque fois qu’un insecte se pose sur lui. Le seigneur Fruward tente vainement de le raisonner, évitant les moulinets furieux et inutiles d’Isom pour chasser les bestioles. Dans un soupir désespéré, il se dirige vers l’arrière de la salle où se trouvent le Moine et la Métamorphe.

Ceux-ci détruisent le cor d’alerte de la forteresse. Des traînées de sang à proximité pointent vers l’embouchure de la grande corne. Il s’en était fallu de très peu pour que l’embuscade ne se retourne contre les assaillants. Le Moine affiche un sourire grimaçant en voyant Fruward s’approcher. Des traces de doigt sanglants sont toujours visibles sur le cor brisé. Très proche, en effet.

Le groupe s’affaire dans un silence oppressant, couvert par le vrombissement continu de la vermine, et ponctué occasionnellement par des murmures nerveux provenant du barde. Éventuellement, tous se regroupe autour de la trappe descendant dans les profondeurs de la forteresse. Le refuge du Sybriex …


Un tunnel tortueux dans les profondeurs du plan maudit de Zyonin. Fruward couvre la bouche du barde d’une main gantée, étouffant les pleurs nerveux de ce dernier. Le groupe débouche silencieusement dans une grande pièce, où se trouve un grand cercle couvert de runes. Un cristal flotte au-dessus du cercle, pulsant doucement au même rythme que les runes sous-jacentes. Autour du cercle se tiennent six créatures humaines. Plus vermine qu’humaine, des silhouettes humanoïdes, des caricatures d’êtres vivants, des représentation vivantes de la corruption intrinsèque de Zyonin, d’Obox-Ob.

Les pseudo-humains tournent dos au groupe, tout à leur travail. Mais à travers eux se glisse deux immenses créatures d’une horreur à couper le souffle. Deux Sybriex … l’un entouré de chaînes, l’autre de couteaux et de crochets sanglants. L’un deux se précipite au milieu du cercle de runes et active le cristal. Quelque chose se met à pulser sous la surface du sol en réponse au cristal. Quelque chose … d’immense. La salle semble soudainement se remplir d’un bourdonnement encore plus oppressant, alors que le combat s’amorce.

Le moine saute au milieu du cercle et est pris immédiatement dans un étau de fer. Des chaînes fantomatiques sortent du cercle et l’agrippe de toute part. Des essaims de vermine fuient des créatures humanoïdes et fouette le moine, prisonnier. Soudainement, un des Sybrix disparait, accompagné des pseudo-humain et du moine. Le groupe se tourne vers Farah la Métamorphe avec surprise. Celle-ci gémit, une expression de douleur dans le visage. Pendant quelques secondes, sa forme changeante prend tantôt la forme du moine, la silhouette des pseudo-humains et même l’horrible apparence du Sybriex.

Les monstres réapparaissent à côté du nain, qui s’en donne à coeur joie pour les écraser. Même écartés du cercle protecteur des runes, les créatures semblent protégées par un réseau de chaînes fantomatiques, et par leur aura d’horreur pure. La Métamorphe dirige les coups du groupe, forçant les Sybriex manipulateurs à commettre des erreurs et à offrir des ouvertures à leurs opposants.

La volonté de la Métamorphe est indéniablement supérieure à celle des deux Sybriex, qui finissent par s’effondrer, dans des amas de chair, de sang et de pus. Le nain Kharas dégage finalement son arme souillée du cerveau écrabouillé du maître des chaînes, dans un bruit de succion dégoûtant.

Le groupe se tourne alors vers le cercle de runes. Celui-ci pulse toujours, plus fort maintenant que ses geôliers sont hors-combat. La présence du seigneur-démon Obox-Ob est palpable. Le bourdonnement des insectes est encore plus fort, plus présent, chantonnant comme un hommage pour leur maître prisonnier. La Sorcière affirme que les runes tiendront, pour le moment. Le groupe se tourne à nouveau vers le tunnel, car le temps manque. Il leur faut toujours le sang de Gorgant aux deux visages avant qu’Obox-Ob puisse s’échapper.

Le barde se retourne une dernière fois avant de quitter l’horrible de pièce, remplie du battement sourd du monstre tentant inexorablement de s’échapper :

<< Here, here! —It is the beating of his hideous heart! >> 1

1 Edgar Allan Poe, The Tell-Tale Heart (1843).

View
La flaque de Tuerny

/…/ Nous savions dorénavant que le sang d’un ennemi juré d’Obox-ob, le Prince de la Vermine, était requis afin de le libérer de sa prison millénaire et de le fusionner à la Flasque de Tuerny afin qu’il devienne notre plus puissante arme contre Demogorgon.
Car oui, c’est ce que nous étions devenus; des « héros » qui utilisaient la haine ancestrale entre des entités démoniaques dont nous ne comprenions pas les buts, pantins successivement de succubes , revenants Eladrins et de la Reine Sorcière Iggwilv, écrivaine du Demonomicon, un des manuscrits les plus rares jamais écrits que notre capitaine Isom traînait dans sa besace tel un vulgaire journal de campagne.

Que faire maintenant pour connaître l’ennemi juré d’un Prince Démon? La Gueule des Abysses, légendaire progéniture de Demogorgon? Gorgant le Deux Faces, la matérialisation de sa démence? Le général Tetradiah, clone de Demogorgon et matérialisation de sa férocité? À nouveau, nous nous tournâmes vers Iggwilv pour ces questions qu’aucun mortel ne devrait jamais avoir à se poser.

Selon Iggwilv, c’est sur Zyonin, la 663e couche des Abysses que nous allions trouver un ennemi juré d’Obox-Ob, évidemment, un aspect de Demogorgon. Nous allions devoir voyager jusqu’au dépôt militaire de Feed Gut. Ensuite, Iggwilv traita de l’utilisation de la Flasque de Tuerny, qui ne pouvait être plus simple. Afin de faire un captif, la Flasque devait simplement être pointée vers ce dernier. Pour le relâcher, la flasque devait être ouverte vers une cible.
C’est tout ce dont nous avions besoin. Une analyse de la Flasque par Isom et Hallya nous confirma que cette dernière contenait déjà des captifs; Deux démons Voracalith, trois Jovoc et un Raavasta. Fort de ce dernier contretemps à nos objectifs et sachant que la Flasque se devait d’être vide afin d’accueillir un être aussi puissant qu’Obox-Ob, nous décidâmes de déplacer la Sea Wyvern le long du Styx jusqu’à un endroit inhabité sur Avernus où les démons seraient désavantagés, hors des Abysses. Profitant de la bénédiction du Passeur et d’un rituel d’Isom nous permettant de marcher sur les eaux, nous relâchâmes en quatre vagues les prisonniers de la Flasque et les éliminèrent les uns après les autres. Nous entreprîmes une discussion avec le perspicace Raavasta qui se trouvait dans la flasque à sa sortie, mais son contact avec le Styx lui avait fait perdre la mémoire de tout élément qui aurait pu nous être utile dans notre quête. Dommage; ce dernier semblait être une figure importante de son peuple, un orateur bien placé dans les sphères de pouvoir démoniaques des Abysses. Une source d’informations inestimable perdue.

La Flasque maintenant vide, nous tournèrent notre attention sur Zyonin et apprîmes qu’il s’agissait d’un plan dont Obox-Ob était le souverain. Le plan infesté de vermines était couvert de cités-ruches trônant au milieu de vastes océans de résine dans lesquels des mortels pouvaient être littéralement trempés afin de produire des statues funestes. Une forte aura de corruption et de démence régnait sur le plan. Nous allions devoir nous préparer à affronter à nouveau la folie des Abysses sur le chemin vers Feed Gut, un dépôt militaire sur une colline érigée pour les besoins de Demogorgon, qui occupait maintenant le plan. Malgré cette description terrifiante, nous devions à nouveau faire face aux Abysses.

Le chemin vers Feed Gut était encore bien pire qu’il nous avait été décrit par Isom et Hallya; des statues de résine couvraient les maigres parcelles de terre couvertes de vermine qui émergeait de la mer de résine qui s’étendait à perte de vue. Une puanteur répugnante régnait sur l’endroit, dont l’aura de folie pesait déjà sur nos épaules. Comme il avait déjà été le cas plusieurs fois, Hallya fut celle qui perdit le contrôle rapidement de ses émotions. Son âme divisée ayant de la difficulté à se rattacher des éléments concrets, nous la vîmes errer entre des états comateux rapidement suivis d’excitations soudaines et injustifiées.

Heureusement, un rituel de vol nous permit de nous élever par-dessus l’océan de résine et ainsi d’éviter le destin des pauvres mortels transformés en statues décoratives pour les habitants pervers et dépravés du plan afin de nous rendre aux portes de Feed Gut. Le camp bouillant d’activités, nous n’eûmes aucun mal à nous faufiler et à évaluer les structures du camp sans être aperçus. Deux structures attirèrent alors notre attention. Une imposante structure de pierre et couvertes de peaux diverses et une tente à pavillon double au centre du dépôt. Il nous fut aussi facile de nous rendre à ces structures; le chaos normal des Abysses régnait sur les lieux et des aventuriers qui connaissaient les structures sociales démoniaques n’eurent aucun mal à intégrer les rangs des divers individus qui se mouvaient à l’intérieur du dépôt.

Dès notre arrivée devant la structure centrale du dépôt, l’œil aiguisé d’Isom et d’Hallya nous permit de découvrir une alarme mentale placée sur la porte d’entrée. Nos praticiens des arts arcanes remontèrent le lien en direction de l’être qui recevait les alarmes. Ils nous apprîmes que notre ennemi était un Sybriex, un démon au cerveau gigantesque qui corrompt le corps et l’esprit de ses ennemis, les considérant comme de l’argile vulgaire à façonner. Nous devions donc pénétrer dans la structure pour atteindre le Sybriex; la clé squelettique de l’agile Gunrak fut la solution pour désamorcer la porte sans faire résonner l’alarme mentale. De l’autre côté de la porte, nous découvrîmes un entrepôt dont le sol était couvert de caisses. Devant les caisses, en discussion avec un être encore invisible pour nous, un géant rocailleux qui nous faisait dos /…/

View
La Fin de Rouge

Après que certain ait récupéré leurs armures qui leur étaient si cher à leurs yeux, nous avons entamé une discussion à savoir quee était le meilleur moment pour se reposer. Finalement, le compromis a été de dormir devant l’entrée de la crypte où se cache Rouge. Quelques recommandations des oracles s’imposaient avant de nous reposer. Heureusement pour nous, notre cible n’était pas encore au courant que nous avions tué tous ceux du premier niveau. Elle détient une garde rapproché qui compte une vingtaine de vampire et cinq succubes.

Malheureusement pour nous, personne n’eu le repos espéré car quelques heures plus tard l’autel se mis en mouvement et deux vampires en sortaient dont un avec une de ces satanée roche maléfique. Bien sûr, je ne fus pas très surpris d’apprendre que notre changeling l’avais aussitôt dominé, elle qui connaissait tout sur cette infâme objet démoniaque. Cependant, le deuxième le remarqua et pris la fuite dans la crypte afin d’aller avertir les autres.

Je suis le premier descendu au combat. À première vue, quelques vampires suceurs de sang et encore moins de succubes. D’autre arriva par la suite, les succubes ont créé des zones qui en plus d’être du terrain très difficile à traverser nous repoussait également, notre guerrier eu bien du plaisir en ces lieu, voulant frapper tout les ennemis mais ceux-ci était difficilement atteignable. En tout, près d’une dizaine de vampires ont été tué et deux succubes, la troisième qui semblait pouvoir tomber en lui soufflant dessus nous a finalement demander ce que l’on voulait.

Bon, une longue discussion s’est engager, remplie de mensonges certes car il fallait trouver moyen de la convaincre que nous étions là pour annonce une très bonne nouvelle à Rouge, nouvelle qui la réjouirait. Il a fallut faire croire à celle-ci que finalement, Malcanthet voulais lui présenter ces excuses pour ce qui ce serait passé entre elles jadis. Nous avons finalement été introduits auprès de Rouge elle-même. Il fallait désormais faire avaler à celle-ci la même chose que nous avions dit précédemment à sa suivante. Ce ne fut pas chose facile mais notre barde s’en est sorti à merveille.

Nous l’avons escorté tel que convenu jusqu’au palais, mais quel fut pas notre surprise en entrant car le palais était totalement désert. Ce qui éveilla également les soupçons de Rouge qui ne voulait plus avancer car elle c’est très bien que lorsque le palais se vide, il s’agit en faite de mauvaises nouvelles. Notre agente démoniaque a réussi à contacter en quelque sorte la Malcanthet en passant par son nombril empreint de magie noire. Elle reçu comme message de lui expliquer qu’il s’agissait de la faute de Graz’zt. Finalement après quelque échange, nous avons réussi à la convaincre qu’il s’agissait d’une mission très importante qu’elle devait lui confier en lien avec Graz’zt et qu’elle ne voulait pas que des oreilles indiscrète l’apprennent.

Après avoir tourné le coin du premier couloir, nous nous sommes retrouvés devant la porte menant à l’entrée de la salle du trône. Après que Rouge ait affirmé attendre les excuses, nous avons esquissé un léger sourire qu’elle comprit tout de suite. Ces excuses se sont résumé en l’apparition d’une douzaine de Radiant Sister qui en près d’une quinzaine de minutes se sont amuser à complètement déchiqueter le corps de Rouge. À la fin de ce spectacle des plus macabres et ce même pour mes yeux qui ne veulent que de la désinvolture. Malcanthet nous a lancer la flasque du magicien fous en ajoutant que Iggwilv sait comment s’en servir.

View
Au Service de Sa Majesté

Du journal d’Isom

Tout allait si bien … du moins aussi bien qu’un voyage dans les Abysses peut se dérouler. Nous étions sur le chemin vers la Sea Wyvern afin de ramasser notre armure. Pas question de continuer en restant autant à découvert !

Sur le chemin, la Sorcière remarque un détail inattendu : Elle voit un tatouage se développer sur son nombril. Malheureusement, nous ne pouvions le voir. La description qu’elle nous fit me glaça le sang … un oeil aguicheur, des lèvres pulpeuses, une épine menançante et une unique goutte de sang. L’oeil de Malcanthet est maintenant sur nous ; serviteurs de la main maudite de Malcanthet nous sommes, ayez pitié de nous !

Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
A luy n’avons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n’a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre. 1

Distrait par ces observations, nous ne vîmes pas le noeud coulant se former autour de nous. Porticia, la marilith en charge du port, venait nous chercher noise. Revanche pour notre arrogance passée, sans l’ombre d’un doute. En une seconde, je vis un dard se ficher sur mon torse nu, et mon esprit sombra dans la démence.

À travers un voile d’hallucinations démoniaques, je vis des tentacules m’enlacer dans une embrassade mortelle, et un immense Glabrezu, ô ce Prince parmi les démons, fondre sur notre pauvre groupe. En quelques secondes, je suis sûr mes genoux, saignant à mort d’une dizaine de blessures. Je vois Farah aggripée par les démons tentaculaires, et forcée à genoux à son tour. Je vois le nain tomber à son tour, fauché par la furie incontrôlée de la marilith … et le Styx, l’étrange refuge, qui frappe les montants du quai où nous sommes … tentateur et inaccessible ! Je tente de convaincre mes compagnons de se sauver eux-mêmes, mais mon corps est rempli de poix et de douleur. Je vois les coups de mes alliés désespérés frapper ce qui est à portée de la main, sans égard pour la cruelle Porticia qui ramasse une brassée de flèche du corps mutilé du nain …

Le seigneur Fruward Erinyesblade ! Lorsque ma tombe aura avalé toutes mes promesses, restera-t-il un thiefling pour veiller mes vieux os ? Plutôt que sauver sa propre vie, Fruward courut sauver le nain de la furie de la marilith. Réveillé, le nain roula jusqu’à moi et me remis sur pied. Je vomis l’infâme poison de la marilith, et l’esprit soudainement éclairci, je repris les rênes de ma carcasse.

Nous concentrons notre feu sur Porticia, qui tombe sous notre assaut combiné, non sans emporter la Sorcière dans une attaque frénétique. Le Glabrezu, voyant son patron par terre, décide de chercher des combats plus à son avantage. Le moine tente de le pourchasser, fol entreprise ! Farah le ramène sur terre, et auprès des six démons-tentacules qui s’acharnent encore sur nous. Ceux-ci s’attaquent directement à notre âme, voilant notre énergie vitale pour nourrir la leur et leur frénésie de destruction.

Avec la marilith par terre par contre, nous réussissons à les convaincre de nous laisser tranquille, et ils se fondent dans le paysage dans un soupir … quelle arme magistrale pour une embuscade ! Quelle honte pour nous pauvres mortels … pour un instant nous nous prenions pour des demi-dieux ; ceux qui parlent avec les Grands de ce monde, qu’ils soient divins ou maudits. En voilà un rappel de notre destin ultime … la mort.

En vain, pour éviter les réponses amères,
en vain tu mêleras
Cela ne sert à rien, les cartes sont sincères
et ne mentiront pas
Dans le livre d’en haut si ta page est heureuse,
mêle et coupe sans peur,
la carte sous tes doigts se tournera joyeuse,
t’annonçant le bonheur.
Mais si tu dois mourir, si le mot redoutable
est écrit par le sort,
recommence vingt fois, la carte impitoyable
répétera: la mort!
Oui, si tu dois mourir, recommence vingt fois,
la carte impitoyable
répétera: la mort!
encor!.. encor!.. toujours la mort! 2

Nous nous devons d’apprendre l’humilité ; de savoir quand nous sommes battus et qu’il est temps de prendre la fuite. Nos ennemis sont incroyablement puissants et n’hésiteront pas à nous éliminer avant le jour fatidique. Nous avons eu la chance de nous frotter à quelques sous-fifres, mais même cela a été suffisant pour nous pousser à nos dernières extrémités. Je n’ose imaginer semblable embuscade montée par un ennemi déterminé par une froide intelligence plutôt qu’une stupide vengeance !

Un interrogatoire macabre avec la tête de la marilith, que Kharas décida de porter en pendentif était éloquent : Elle affirme travailler pour elle-même, et avoir décider de cette embuscade pour se venger. Cela me semble plausible, pour un démon, mais je ne peux m’empêcher de jeter un regard sur le ventre d’Hallyah … et sur l’Oeil de Malcanthet qui observe nos actions.

Nous avons jeté les corps des vaincus dans le Styx. Puisse cela, démone, te mettre en rage ! J’ai d’ailleurs quelques idées de ce que nous pourrions faire avec la Flasque de Fer …

Isom K.V.II

1 La ballade des pendus, François Villon, 1489.
2 Carmen, Acte III, Georges Bizet, 1875.

View

I'm sorry, but we no longer support this web browser. Please upgrade your browser or install Chrome or Firefox to enjoy the full functionality of this site.