Savage Tide d'Antoine

La Dame aux Araignées

Du journal d’Isom

Ô, pour s’étendre et dormir une seule minute ! Oublier cette journée interminable qui s’étire constamment dans l’horreur … La maladie appelée Slimy Doom porte bien son nom, et a bien failli emporter votre serviteur ! Nous avons réussi à guérir la Sorcière avec un traitement superficiel, mais la douleur n’était que trop visible dans ses yeux. Le traitement a été insuffisant pour ma pauvre personne et celle de la Métamorphe, et il fallut vider littéralement nos veines du poison maudit. Maudit soient les Drows et leur damné poison ! Qu’ils croupissent éternellement dans leurs immondes concoctions !

C’est donc saignés à blanc que nous reprîmes la route. Nous avons remonté l’infâme rivière de poison qui coulait du World Tree comme une infâme blessure. Une autre chute nous attendait plus haut, où l’odeur empoisonnée de la rivière était, ô combien étouffante ! Contrairement à notre habitude, nous réussîmes à grimper silencieusement la chute et à surprendre la cour de la Dame aux Araignées en plein ouvrage.

Une caverne tordue s’ouvrait devant nous, la rivière de poison se scindant en deux pour émerger de deux portails vers des plans étrangers. Le poison, importé de plans certainement abyssaux, était enrichi d’un mélange propre aux Drows, dont le simple toucher était suffisant pour flétrir la plante la plus robuste.

La Dame semblait diriger l’effort de maintien des portails, inconsciente de notre présence. Nous chargeâmes donc sur ses servants, profitant de l’effet de surprise. La Dame était cependant bien accompagnée, et je crois bien que nous lancèrent toutes nos maigres réserves dans sa direction, espérant une fin rapide au combat. Les servants piégèrent cependant le moine et le magelame dans une ombre impénétrable, et nous frappèrent sans répit avec leurs armes empoisonnées.

La Sorcière fit honneur à sa race et fit exploser un de ses elfe noir maudit, dans une explosion d’énergie arcane. Elle imposa aussi sa colère sur les servants, les affligeants d’une douleur insoutenable, qui eut probablement raison de la Dame aux Araignées. Je me dois aussi de rapporter l’apport immense de ses talents de téléportante, qui nous permirent d’éviter de traverser la rivière de poison. Le pauvre Kharas l’apprit à ses dépens ; à peine quelques secondes dans la soupe infecte de la rivière fut suffisant pour le mettre à genoux.

La Métamorphe, Farah aux milles visages, me surprit aussi. Elle força le propre suppliant de la Dame à l’attaquer sans relâche, lui faisant des lacérations empoisonnées. Elle élimina du combat deux des servants, les envoyant dans ce qu’elle appelle une déchirure de la réalité … Vaut mieux ne pas trop y penser. Elle ramena ensuite une de celle-ci au milieu de notre groupe, nous enjoignant de l’éliminer. Cela fut fait, avec une promptitude effrayante.

Le résultat est éloquent. Les infâmes créatures sont mortes ou mourantes. Nous sommes tous assis à reprendre notre souffle … sauf la Sorcière, qui a semble toujours avoir une vive colère dans les yeux. Elle agrippe en ce moment la gorge de la Dame, enjoignant à son âme même de répondre à ses questions. Je vois les courants arcanes autour d’elle, l’ombre impénétrable qui contrôle sa main … Ah, pour dormir une seule minute, et oublier, tout oublier …

Praeterit hos senior cunctisque e fratribus unum
Morphea, qui peragat Thaumantidos edita, Somnus
Eligit ; et rursus molli languore solutus
Deposuitque caput stratoque recondidit alto.

Le Sommeil, leur aîné, passe devant eux et, parmi tous les frères,
Il choisit le seul Morphée, pour obéir à la fille de Thaumas 1.
Puis, à nouveau en proie à une molle langueur, il laisse
Retomber sa tête et l’enfouit sous une épaisse couverture.2

Ah, je vois l’âme de la Dame réapparaître en criant et en donnant des coups de pieds inutiles, refusant de revenir dans son pauvre corps brisé. Une autre entrevue macabre avec une damnée, grâce à des forces qu’il serait préférable de ne pas nommer. J’en aurais froid dans le dos si je n’était si épuisé. Autant finir ici; je sens le regard inquisiteur de la Sorcière sur nous tous.

Tremblez, fidèles lecteurs, devant la roue qui tourne autour de nous ! Quels immondes secrets oubliés apprendrons nous de cette âme perdue ? Où les forces aveugles du Destin nous précipiterons ensuite ?

Isom K.V.II

1 La fille de Thaumas le merveilleux est Iris, la bien-aimée messagère des dieux dont le passage de l’Olympe jusqu’au monde terrestre est à l’origine des arcs-en-ciel.
2 Métamorphoses, Ovide, écrit entre 1 et 10 ap. J.-C.

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Dans le ventre d’Yggdrasil

Dans le ventre d’Yggdrasil

Au dessus nos têtes, Yggdrasil, le redoutable Arbre-Monde, symbole de la vie au sein du Feywild. Sous nos bottes, une colonie de champignons maléfiques pouvant projeter des spores toxiques et des mares stagnantes gorgées de Soul Venom, un infâme liquide de Lolth créé comme catalyseur pour les nombreux poisons de la Dame-Araignée. Tel était l’état dans lequel nous avons trouvé l’Arbre-Monde; blessé, assailli de toutes parts par les servants de Lolth, les vils Drow – que Moradin les détruisent entre son marteau et son enclume – et une rivière de poison coulant dans ses veines, rivière que les héros de Sasserine s’efforçaient maintenant sans relâche de remonter afin de découvrir et d’éradiquer sa source.
Yggdrassil
Notre groupe explora alors la caverne hébergeant les mares stagnantes de Soul Venom afin de mettre en lumière les terribles plaies d’Yggdrasil et d’y appliquer un baume salvateur. Nous y trouvâmes plutôt un butin richissime, véritable cache de trésors, objets d’arts, pièces et gemmes de facture eladrine. Près des coffres regorgeant du butin, Gunrak mis la main sur une liasse de papiers contenant une lettre indiquant de ne pas omettre de payer un certain « Guol » pour la campagne militaire contre l’Arbre-Monde et ses braves défenseurs. La consultation d’un oracle par Isom nous en apprit davantage sur les personnages mentionnés dans la missive. Guol, un Tulgar – certainement un chef militaire – semble être à l’origine de l’implication de son peuple dans ce conflit par l’entremise de Desdemona, une prêtresse de la Dame Araignée. En ciblant Yggdrasil, Lolth tente de modeler le Feywild à son image, d’utiliser l’arbre et ses nombreux liens avec le plan pour y propager ses poisons et son culte maléfique.

L’oracle nous indiqua aussi que les mares ne contenaient pas que du soul venom – ces dernières étaient habitées par la noirceur, une noirceur affamée qui absorbait la vie autour d’elle. De plus, les mares étaient certainement reliées à un autre plan d’existence en plus d’être reliées les unes aux autres. En écoutant Isom relater les propos de l’oracle qu’il consultait, je ne pu m’empêcher de constater la symétrie parfaite des mares, disposées aux quatre coins d’un carré imaginaire tracé au sol. Cette disposition n’étant pas naturelle, je fis part de ma découverte aux autres héros de Sasserine, qui me joignirent alors pour tenter de localiser la nature de la noirceur indiquée par l’oracle et la manière de la neutraliser. Notre ingéniosité fut ici rudement mise à l’épreuve; comment déterminer – et rompre – l’ancrage arcane de créatures de noirceur absolue à qui une déesse maléfique a donné forme corporelle? Les tentatives furent nombreuses : la masse d’Isom, d’abord trempée dans une mare, fut ensuite utilisée pour tenter de broyer les racines qui se retrouvaient au centre du carré imaginaire formé par les quatre mares. Hallya conjura des sorts arcanes composés de lumière pure directement dans les mares, qui bouillonnèrent alors telle une protestation à l’égard de nos tentatives. Isom, à son tour, conjura des sorts de guérison ainsi qu’un rituel visant à transférer l’énergie vitale de moi et Gunrak dans les mares. Le moine y déposa aussi une goutte de son sang. C’est alors que nous nous tournèrent vers la religion; en succession, les symboles de Corellon, Sehanine et Pelor furent dessinés au sol autour des racines, accompagné de la musique elfique du barde Isom.
Darkness
Une communion entre Hallya et Corellon s’en suivit. Ayant établi les conditions parfaites pour que le dieu nous prête oreille avec le traçage des symboles et la somme de nos actions précédentes contre la noirceur présente dans les mares, le dieu répondit en projetant un rayon de lumière dévastateur vers les mares. Même l’ancrage de Lolth ne pouvait résister à la furie du dieu des eladrins – ce dernier fut rompu en un instant, ce qui libéra la furie des mares contre nous.

Le combat sous Yggdrasil, s’il avait été tenu à la vue des respectés collègues de tradition bardique d’Isom, aurait été chanté et raconté à de nombreuses générations; les coups de Gunrak, les sorts d’Hallya, d’Isom et de Farah aux milles visages, les armes frappées des armoiries des Skullcrushers et de celles de la noblesse tiefling de Fruward résonnèrent tous avec courage et détermination contre la noirceur matérialisée qui émana des mares de Soul Venom pour nous affronter. Cette noirceur maléfique, probablement consciente du regard de Corellon et du faible lien qui l’unissait maintenant à sa maîtresse Lolth se dématérialisa finalement devant nous – non sans mal. Yggdrasil, l’Arbre-Monde, venait peut-être d’être sauvé, mais nous ne le savions pas encore. Sous la terre et dans la noirceur absolue, notre chemin ne faisait que commencer…

Kharas Skullcrusher

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Au coeur d'Yggdrassil

Du journal d’Isom

Notre passage auprès du camp de base eladrin n’a finalement été que de courte durée. Fruward, fier soldat de son ordre, ne prit même pas le temps de descendre de selle, appréhendant probablement ce qui allait venir. L’entretien avec l’archidruide Anaïs n’a été que de courte durée ; nous sommes remontés rapidement sur nos montures, en direction du coeur même d’Yggdrassil, l’Arbre du Monde.

Un poste avancé de Lolth dans un point névralgique de l’arbre, apparemment fortement gardé par des drows … La relation entre notre race et la leur a toujours été mitigée. Les objectifs de Lolth et de Bael Turath ont souvent été conjoints, et je pourrais énumérer des dizaines de batailles ou les deux factions ont travaillé de concert … Même aujourd’hui, un thiefling fatigué peut toujours trouver refuge chez les enfants de la maîtresse des poisons, mais il devra bien se garder s’il veut survivre jusqu’au matin.

Cette amitié relative ne s’étend pas jusqu’à moi, bien sûr. Je me souviens de l’ancienne épopée sur les anciens arbres du monde auquel Yggdrassil est supposément apparenté, soit Telperion et Laurelin. Ces arbres mythiques finalement volés par le diabolique Melkor et son allié Ungoliant the Gloomweaver, l’araignée à l’appétit insatiable. Et l’alliance des forces du mal brisée lorsque Melkor tenta de s’emparer pour lui-même des fruits du vol d’Ungoliant, dans un combat titanesque entre les deux dieux maudits, se terminant par la plongée du monde dans les ténèbres1. S’il y a une quelconque vérité dans ces fables, je doute que les servants de l’Araignée n’ait jamais pardonnés à ceux des Enfers !


Nous arrivâmes donc à bonne portée de la caverne des Drows, aidés en cela par les directions d’Anaïs. Les racines de l’Arbre, quoique immenses, forment un lacis assez facilement navigable pour les aventuriers aguerris que nous sommes. Nous tentâmes d’arriver discrètement auprès de la caverne, mais je craint que mon oeil ne se soit trop attardé dans la magnificence de l’endroit ; je pris pied dans une branche et entraînai le seigneur Fruward dans ma chute. Du bruit était audible en haut d’une chute à proximité : Le combat était engagé.

Une chute d’une eau verdâtre, nauséabonde, coulait devant nous. Avant d’avoir pu réagir, Fruward était engagé en combat singulier avec un fanatique drow, tandis que la Sorcière anéantissait littéralement un sorcier ennemi. Si la relation entre thieflings et drows est tissée de légendes, ce n’est rien comparé à celle entre les éladrins et ceux-ci. La haine féroce d’Hallyah pour les elfes noirs est palpable, effrayante, et ses éclairs mortels illuminent la sombre caverne d’une beauté irréelle. Il n’y a guère de doute que dans ce combat, je suis du bon côté.

Le combat tourne rapidement à notre avantage, sauf pour Fruward, qui croule sous les coups de deux adversaires aveuglés par le sang. J’arrive tout juste à temps pour le voir à genoux, le poisons fleurant de ses multiples blessures, une malédiction à ses lèvres. Le moine, la sorcière et la métamorphe vinrent à son secours, et il s’en sortit encore une fois vivant, que les Forces Arcanes en soient remerciées ! À part ce retour de fortune, notre combat a été sans merci : Nous avons frappé, sonné, aveuglés nos ennemis sans que ceux-ci puissent répliquer ni même proférer la moindre alerte.


La rivière verdâtre s’écoulant hors de la caverne recèle un poison mortel pour tous les être vivants, mais en particulier pour les plantes. C’est ce que l’examen de Farah révèle. Elle affirme que le poison dilué dans l’eau de la rivière est infusé de l’énergie d’un plan abyssal, possiblement celui de Zuggtmoy, reine des champignons, ou celui de Juiblex, Lord of slimes and oozes. Le poison a été spécialement conçu pour s’attaquer aux plantes, et plus la plante est forte, plus le poison est virulent. Il s’agit vraisemblablement d’un poison spécialement concocté pour Yggdrassil, ce qui expliquer sa redoutable efficacité.

Je décidai de prendre un échantillon plus près de la source-même du poison, mais Farah nous incita de remplir notre fiole tout de suite. La force du poison est telle qu’il est préférable d’y toucher de manière diluée. Ce constat me fait froid dans le dos : Le contact avec l’eau à ce niveau est déjà douloureux, je ne peux imaginer ce qu’il sera plus loin. Nous remontâmes néanmoins la source de la rivière, jusqu’à tomber sur une large caverne. La rivière et son poison se poursuit dans une branche, mais nous décidâmes d’explorer la caverne annexe d’abord, qui semble éclairée d’une lueur fantomatique.

La lueur provient de champignons phosphorescents. Nous entendîmes des voix étouffées provenant de la caverne. N’ayant guère confiance en mes talents d’infiltration, je décidai de me faire passer pour un allié des drows, mais hélas! Mon elfique est beaucoup trop mauvais pour ce genre de manoeuvre, et le combat fut immédiatement engagé. Trois drows, démoniaquement grossis, ainsi que deux spider-riders, nous tombèrent dessus.

Le reste est une explosion de toiles d’araignées, de ténèbres étouffantes, et de poisons subtils. Maudite soit Lolth et ses créatures ! Les archimages conduisant les araignées firent à deux reprise pousser un champignon suprêmement vénéneux, emprisonnant leur cible dans une prison empoisonnée, où chaque goutte de sang versée par ses alliés, les drows, remplissait le prisonnier de poison. Nous tentèrent de convaincre Gunrak de limiter ses coups tandis que nos amis étaient prisonniers, mais sans succès. Le brave soldat Kharas fut libéré et régurgita un flot de bile et de poison mortel, échappant de peu à la mort. De même, Farah fut libérée et recracha assez de poison pour s’y plonger. Ce moine ! Un jour il nous accoure pour nous sauver, et l’autre il nous condamne à la mort.

Nous fûmes victorieux, mais à quel prix ? Le combat a épuisé les ressources de mes alliés, et bien qu’il me reste plus qu’un tour dans mon sac, je crains que l’inévitable prochain combat, à la source du poison de la rivière, ne se termine mal. Alors que j’écris ces lignes, je ne peux qu’entendre le souffle court de Fruward, épuisé par ce combat acharné.

De mon côté, je ne peux détacher mon attention du contenu de cette pièce. La surabondance de champignons laisse penser que la main de Zuggtmoy est derrière tout cela. Mais les deux reines démoniaques Lolth et Zuggtmoy sont concurrentes, et non alliées ! Que se passe-t-il ici ?

Mêlons! Mêlons! Coupons! Coupons!
Bien! c’est cela!
Trois cartes ici, quatre là!
Et maintenant, parlez, mes belles,
De l’avenir, donnez-nous des nouvelles.
Dites-nous qui nous trahira!
Dites-nous qui nous aimera!
Parlez, parlez! 2

Nous devons maintenance repartir. Encore plus loin, dans le coeur de l’Arbre empoisonné. Le destin s’écoule devant nous, et nous remonterons à la source, et dénicherons la Vérité. Avanti!

1 J.R.R. Tolkien, Le Silmarillon, 1977.
2 Georges Bizet, Carmen, 1875.

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Dans le Feywild

Du journal d’Isom

Le village de Céleste semble idyllique, à des lieues des légendes sur le Feywild et sur leurs sombres cairns peuplés de fées malveillantes. Le village s’accroche nonchalemment aux arbres gigantesques de la région, et s’étend jusqu’à la berge, où un petit port de pêcheurs sommeille. Notre arrivée semble avoir créé un remous au sein du village, probablement effrayé par notre navire de guerre flottant le pavillon peu amène de Charon.

Inconsciemment, je guette les maisons pour des morts-vivants, des démons, ou des aberrations défiant l’imagination. Kharas et Gunrak confirment que rien de ce genre ne s’y cache. Il semble étrange que le village n’est ce qu’il apparait, et non un autre subtil piège démoniaque. Je crains que notre séjour prolongé dans les abysses n’ait affecté à jamais mon jugement des gens et de leurs motifs.

Les villageois, des éladrins, semblent craintifs, mais acceptent néanmoins d’accueillir notre bateau. La vigie nous avertit cependant que des créatures s’approchent, d’énormes chiens noirs. Nous nous plaçons en position de combat, mais il semble que ce ne soit que des créatures locales, une meute de chiens chasseurs du Feywild. Les chiens semblent hautement intelligents et comprennent le dialecte elfique local, sans pouvoir le parler. À force de gestes et mimiques, nous finissons par comprendre qu’il ne servent pas Céleste mais un autre maître … qui apparait sort à ce moment de la forêt avec ses suivants.

Je reconnais l’eladrin comme un noble de la cour des étoiles, mais sans plus. Hallyah grimace et nous souffle qu’il s’agit de sir Andros, un seigneur de petite noblesse reconnu pour sa haine des étrangers. Son inquiétude à nous voir sur ses terrains de chasse me semble légitime, mais son approche est carrément hostile. Il se prend immédiatement avec notre guerrier, et les insultes fusent avant que quiconque puissent les désamorcer. Andros insulte la famille de Kharas, et ce dernier le conjure en combat singulier.

Pendant ce temps, Hallyah parle aux villageois qui affirment que Céleste n’est pas venue sur place depuis très longtemps, mais que lorsqu’elle vient elle se tient dans la maison d’Amaris, qui fait un vin reconnu. Nous laissons donc le guerrier, le moine et sir Andros à leur duel, après nous être assuré qu’il ne sera pas mortel.

Le vin d’Amaris est effectivement un délice et nous discutons agréablement avec l’hôte, qui semble enchanté à l’idée de revoir Céleste. À ce moment arrive une eladrin au teint légèrement vert, d’un vert de sève, de printemps et de vie, accompagné d’un Kharas rayonnant et roulant des muscles et d’un Gunrak songeur. Je reconnais l’eladrin à la description que nous a fait Hallyah dans son songe comme étant Céleste. Le moine me glisse nonchalamment que la Dame a arrêté le combat entre sir Andros et Kharas en sermonant le petit noble. Gunrak relate que Céleste a parlé de nous comme d’un groupe reconnu pouvant les “aider”. Il semble que la reine Morwen nous a déjà introduit à sa cour, et présenté comme un espoir … dont la raison semble obscure. Sont-ils déjà au courant de la marée sauvage ?

Pendant ce temps, Kharas relate avec fierté comment il a écrasé la tête de ce “petit morveux de nobliton” dans la terre, tout en mimant la prise avec enthousiasme. Amaris et Céleste approuvent le geste, mais le sourire de cette dernière semble amer. Je ne peux que partager cet avis ; il ne sera pas facile de convaincre la cour de nous appuyer si on commence en nous mettant à dos certains de ses membres.

Céleste prend alors la parole et s’excuse d’abord de son retard. Elle explique qu’elle était très loin d’ici, probablement sur le plan matériel. Elle explique qu’elle a passé beaucoup de temps à assister un psion appelé Marcus. Celui-ci est le prince de l’ancienne ville de Kyuss, le dieu maudit, et grouille toujours de morts-vivants. J’en suis bouche bée, s’agirait-il de … ? Le port altier de Céleste, son aura irrésistible … il s’agit réellement de LA Céleste ayant aidé les héros contre l’immonde dieu des vers. Bien que cette légende ait eu lieu de mon vivant, les détails sont toujours très confus, et chaque barde a coutume de remplir les vides de ses propres envolées lyriques. Connaître le destin réel de ces êtres de légende de la bouche-même d’un témoin direct me semble un privilège royal, pour le moins. Le rappel d’une contrée remplie de morts-vivants me rappelle aussi avec nostalgie le royaume perdu de mon suzerain. Il y a bien un âge entier que je n’ai pas pensé à la demeure de mon enfance, hélas, pourquoi s’inquiéter de ce qui n’est plus ? Mon chemin s’étire malheureusement toujours vers les Abysses, et il n’est guère possible de fuir son destin.

Dame Céleste explique que la reine et sa concubine Gwynharwyf nous appuient, mais que cet appui ne veut rien dire sans l’appui de seigneurs comme sir Andros. Ce sont les petits seigneurs comme lui qui possèdent concrètement les forces militaires que l’on souhaite envoyer, et que leur appui est loin de nous être acquis. La Dame semble heureuse de rencontrer finalement notre Sorcière bien-aimée en personne, et plaisante d’avoir gagné son pari contre un autre esprit, Brann, qui ne croyait pas qu’Hallyah ne ferait jamais rien de bon. Il semble que ce Brann soit posté chez les nains, un poste que Céleste ne semble pas envier.


Céleste s’excuse ensuite auprès d’Amaris, car il nous faut partir à l’instant. Il s’en faut d’une journée jusqu’à la position actuelle de la cour. Céleste appelle des licornes des bois touffus entourant le village, où le plus petit arbre dépasse probablement en taille les plus gros de mon enfance. Un de ces animal semble la monture de prédilection de la Dame ; une créature majestueuse à la toison immaculée. La licorne est hélas une créature de pureté, propre aux femmes et au vierges. La Dame appelle des griphons pour moi, Kharas et Gunrak, mais à ma grande surprise, la licorne ne se dérobe pas à Fruward. Celui-ci affirme avec fierté avoir fait voeu de chasteté lors de son entrée dans les ordres.

En temps normal, ce voeu pieu serait admirable, mais dans nos temps troublé, ou tout ordre temporel est d’autant plus limité dans le temps … Cela me semble un souhait lancé au hasard dans les vents de la tourmente actuelle. Je me dois d’admirer la noblesse du geste, mais ce n’est peut-ête que l’âge qui me soupire doucoureusement dans mon âme fatiguée. À vrai dire je ne serais pas contre tenir chaumière dans un petit coin de pays avec une robuste paysanne, même naine à la rigueur. N’importe quoi sauf de penser à notre futur retour dans les Abysses …

Les licornes et griphons sont admirables dans les forêts impénétrables du Feywild. Leur vitesse est phénoménale, et ils semblent passer littéralement à travers flore et faune locale. Leur parcours est déroutant au début, mais leur mouvement est si souple et si fluide que le trajet n’est guère épuisant. Il nous est même possible de converser agréablement. Gunrak en profite pour demander des trucs à la Dame pour amener la cour en notre faveur. La Dame affirme qu’il faut paufiner nos histoires de gloire et d’héroïsme. Elle nous enjoint de souligner nos efforts pour sauver notre ancienne maîtresse de son enlèvement et son emprisonnement à Divider’s Ire ; ce genre d’exploit fait toujours un excellent effet.

Le trajet nous fait monter progressivement en hauteur, et la forêt s’éclaircit peu à peu. On voit finalement au loin une haute montagne. Le moine nous corrige à ce moment ; ce n’est pas une montagne mais un arbre, l’Yggdrassil. Je ne peux guère y croire, toute les légendes en parlent au passé, mais il est indéniable qu’il s’agit d’un arbre gigantesque. L’arbre semble incroyablement immense, même à des bornes de distance.

C’est avec ce panorama que le trajet se termine. Nous nous arrêtons dans ce qui semble être une clairière comme tant d’autres, lorsqu’un virage nous fait voir un cercle discrètement entouré d’arbres formant un toit discret.

L’intérieur du cercle est beaucoup plus grand qu’il n’y paraît et semble rempli d’une multitude d’eladrin, d’elfes et de créatures féériques, avec trois immenses trônes au fond. Voilà donc qui explique l’insaisissabilité de la fabuleuse Cour des Étoiles ! Un des trônes est rempli par ce qui ne peut être que la reine Morwel elle-même, revêtue d’une robe qui semble tissée de la voûte céleste elle-même. À ses côté se trouve sa concubine, Gwynharwyf, en tenue d’amazone, la main fermement tenue sur une lame courbe au profil effrayant. Le troisième trône est vide, Hallyah affirmant que Morwel ne possède pas pour le moment de concubin officiel.


Dame Céleste nous éloigne cependant du cercle de la Cour pour nous amener vers des groupes de maisons sises à proximité. Nous profitons de l’occasion pour rafraîchir notre tenue en vue de notre entrée dans la Cour. Hallyah, Farah et moi-même entrons dans ce qui semble être un salon de beauté pour la noblesse de la cour. Les dames en profitent pour refaire leur coiffure, et j’en profite pour prendre le pouls de la cour. Il semble que Soreya, l’eladrin angélique déchu de Divider’s Ire ait réussi à fuir sa prison pour parler de nous à la cour, mais qu’il est mort peu après. Son passage semble avoir fait un effet important auprès de tous à la cour. Soreya était un héros légendaire, et les nobles voient maintenant en Hallyah l’héritière des dons de celui-ci.

Nous apprenons cependant que si Hallyah et Farah devraient être bien reçues, ce ne sera pas le cas des nains et des githzerai, et encore moins de nous thieflings. Je dois admettre que ce jugement est partagé, j’admire la beauté sauvage du Feywild, mais je ne pourrais considérer m’installer dans un endroit où mon suzerain pourrait décider de m’envoyer à la potence sur un simple coup de tête. J’admire leur liberté, mais j’abhorre leur manque de respect pour les traditions établies. Comme le disait le nain Alberich dans les vieilles légendes:

Deiner Untreu trau’ ich,
nicht deiner Treu’!

I have faith in your faithlessness,
not in your fidelity!

À travers les discussions à bâtons rompues du salon, j’apprends qu’un des chevaliers sur place a eu maille à partir avec des tul’gars autour d’Yggdrassil. Il semble que la archidruide Anaïs et le légendaire Krom Sang-de-Dragon ont essayé de repartir la végétation dans la Wyrmcrawl Fissure, le refuge légendaire du dracoliche Dragotha, à partir d’une racine d’Yggdrassil, mais que l’effort a demandé beaucoup de troupes. Des tul’gars en ont profité pour attaquer le World Tree, et la défense semble avoir de sérieux problèmes.

Nous nous retrouvons hors du salon alors que Kharas et Gunrak salue un chevalier eladrin qui entre à la cour. Kharas affirme qu’il s’agit d’un chevalier servant le Général Jolon, qui admirait l’armure ancestrale des Skullcrushers. Le chevalier possédait lui-même une lance ayant appartenu à son grand-père et ayant plus de 4000 ans d’âge. Kharas affirme qu’il recherche le travail nain ; son bouclier elfique n’ayant pas survécu à une recontre avec un dragon noir. Serait-il possible qu’il s’agissent de notre dragon … ? Non, la coïncidence serait troublante.

Fort de nos informations sur la cour et ses coutumes, nous entrons, présentés par Dame Céleste. Les nobles nous laisse un espace devant les trônes, et Hallyah commence à plaider notre cause. Je l’appuie discrètement avec ma vieille flûte, tissant un thème mélodique entre le chant des étoiles et le récit éloquent de la Sorcière.

Nerveusement, Kharas et Gunrak guêtent la réaction de la cour, mais celle-ci ne fait pas de doute. L’art d’Hallyah est tel qu’il m’est difficile, même à moi, de ne pas être ému et transporté par le récit. La cour semble particulièrement courroucée par la fourbrerie abjecte derrière le placement des perles, ainsi que leur mécanisme de pure destruction. Ils semblent saluer notre courage dans le sauvetage de notre maîtresse, de même que notre descente dans les infâmes Wells of Darkness. Je crois reconnaître sir Andros parmi la foule, mais l’occasion n’est guère appropriée pour tenter de recoller les pots cassés.

Morwel applaudit notre discours, affirmant que le revenant Balik lui est bien connu mais qu’elle regrette sa déchéance. Elle affirme cependant qu’elle ne peut nous appuyer sans une preuve réelle de notre valeur. Nous présentons alors la situation autour d’Yggdrassil comme un problème auquel on peut s’atteler. Morwel sourit à notre audace ; la situation était officiellement secrète, quoique la position actuelle de la cour à proximité de l’Arbre me semble plus qu’une coïncidence. La reine accepte notre support dans les combats comme preuve de notre valeur, et que notre succès, s’il y a lieu, sera scellé avec la fontaine de beauté. Les dames n’en croient pas leurs oreilles et m’expliquent qu’il s’agit d’une fontaine supposément créée par le dieu Corellon lui-même et à la source de la beauté des éladrins.


Nous sommes donc parti pour l’Yggdrassil. Je croyais que nous étions très proches, mais l’arbre est de proportions impossibles pour nos yeux mortels. La base fait plusieurs miles de diamètres ; des villes entières pourraient tenir dans ses branches ! L’Arbre semble mal en point par contre. Nous voyons beaucoup de combats, de fumées. L’arbre semble malade, et même carrément mort par endroit. Du côté plus en santé se trouve un camp de base eladrin vers lequel nous sommes descendus.

Kharas a immédiatement critiqué les défenses et fortifications du camp, qui semble ouvert à tous les vents. À ce moment-même, une attaque de tul’gars perce les lignes et fonce vers nous. À ce moment, une immense racine sort du sol et écrase l’attaque. Un soldat eladrin épuisé affirme que l’archidruide Anaïs maintien des défenses importantes autour du camp, et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour le moment.

Nous sommes alors introduits dans une demeure eladrine, qui semble avoir été construite à l’intérieur-même d’une racine d’Yggdrassil. Plusieurs dizaines d’eladrins et d’elfes blessés reposent à l’intérieur, de même qu’une table recouverte d’une carte et de pots et d’onguents de guérison. Derrière se tient une gravure vivante, sans l’ombre d’un doute. Nous voyons l’archidruide elle-même, la tueuse du dieu-vers, ainsi que de Krom Sang-de-Dragon, qui fait bien douze pieds de haut. Le barbare Krom semble s’ennuyer ferme, tandis que l’archidruide commande les forces de défenses de l’Arbre.

Eladrin druid

Kharas s’introduit en demandant 200 soldats pour former une ligne d’attaque et aller assaillir les tul’gars. Anaïs, lève un sourcil dubitatif, et montre les soldats blessés autour d’elle. Elle affirme que c’est tout ce qu’elle a à offrir ; le combat se déroule à dix contre un et le besoin de tenir des points stratégiques autour de l’arbre font que ces forces sont étirées au maximum. L’archidruide nous invite autour de sa carte étendue et montre l’étendue de l’attaque, des dommages et des problèmes qui sont devant nous. Elle craint que l’attaque ne soit qu’un diversion et qu’elle cache quelque chose de plus sinistre.

Elle montre un camp retranché des tul’gars, fortement gardé et en profondeur dans l’arbre. Elle affirme qu’un général y a été vu à plusieurs reprises, mais qu’il ne semble pas correspondre aux généraux tul’gars vus ailleurs. Elle pense qu’il pourrait s’agir d’un des instigateurs de l’attaque. Elle affirme cependant que près de 500 soldats enemis gardent le camp et qu’il ne sera pas possible de l’attaquer directement. Elle propose de contrer la diversion tul’gars par une autre diversion. Elle enverra Krom nous aider à appuyer une offensive ce qui nous permettra d’entrer et de questionner ce général ennemi.

À ce mots, Krom se lève avec une joie manifeste, et sort son immense hache de guerre. Anaïs affirme que Krom a passé la dernière semaine a garder le camp, et qu’il a besoin de se “dégourdir les jambes”. Je crains pour la sécurité du camp sans la présence d’une créature telle que Krom, mais il faut admettre que la situation semble difficile. Nous sortons afin de préparer l’assaut, pour tomber nez à nez avec un ours de vingt pieds de haut. Hallyah affirme qu’il s’agit de l’ours primordial, Ursulus, qu’Anaïs surnomme affectueusement Charlotte. L’ours possède un anachronique ruban rose autour de son cou démesuré. Elle joue affecteusement avec Kharas, qui semble apprécier la force brute de l’animal.

Anaïs nous appelle donc des griphons et nous volons dans les frondaisons de l’Arbre. Toute la situation me semble irréelle … J’ai sous les mains les feuilles mêmes de l’Arbre du Monde, et je travaille sous les ordres de la légendaire Anaïs et de son compagnon Krom Sang-de-Dragon ! Qu’importe, je préfère encore ne pas me réveiller, si tel est le cas.


Nous sommes en ce moment cachés dans les feuilles de l’Arbre et observons la lente progression de Krom et de son escorte. Le barbare est un tourbillon incessant, affligeant mort et dévastation dans les rangs ennemis. Nous observons le camp-cible à travers les feuilles, qui est effectivement fortement gardé.

J’écrit ceci alors que Krom atteint les environs du camp. Je doute qu’il puisse entrer ; les défenses sont trop denses. Mais son attaque a l’effet prévu et les cases de soldats se vident pour prendre position dans les fortifications. Bientôt, le camp sera suffisamment vide pour nos besoins. Nous devrons faire vite cependant ; je ne sais pas combien de temps le barbare pourra les retenir.

Je vois que Kharas ressere les sangles de son griphon et rapproche ses rênes. Il va bientôt falloir descendre et combattre. Nous redescendrons dans la mort et les créatures démoniaques des Abysses ! Pourquoi ai-je accepté d’aider ces eladrins qui changent et dansent plutôt que de tenter de se défendre ? Comme le disait les trois fabuleuses naïades à l’éternelle beauté, après avoir été trompées :

Traulich und treu
ist’s nur in der Tiefe:
falsch und feig
ist, was dort oben sich freut!

Now only in the depths is there
tenderness and truth:
false and faint-hearted
are those who revel above!

Au moins nous savons que les démons ne seront jamais que des ennemis.

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Vers la Court of Stars

Chez les nains, la confession se fait de chaque côté de la lourde table d’un tavernier derrière quelques chopes bien remplies de malt et de houblon fermenté. Chez les humains, derrière un lourd grillage de bois, cachant le visage – et la honte – des confessés. Chez les eladrins et autres natifs du Feywild, le rituel de purification des âmes s’effectue sous les étoiles, dans une clairière, auprès d’un prêtre de Corellon, patron de la race. Une moquerie de cette scène sacrée et millénaire attendait l’eladrin noir Renan – noir, puisqu’il avait trahi son peuple et sa cour – alors qu’il se dirigeait vers son maître Balik pour lui faire son rapport. La surprise se lisant sur le visage habituellement imperturbable de l’espion, Balik lui annonça :
« Mon fils, vient te joindre à moi et parle moi de tes actes.

Balik le revenant se tenait au milieu de la clairière éclairée par un faible rayon lunaire, paisiblement callé sur des coussins qui trahissaient son amour du confort et de la luxure, pensa Renan. Balik portait une robe d’étoiles, une robe habituellement destinée aux hauts prêtres elfiques – comment avait-il pu mettre la main sur un tel trésor? – et semblait décontracté, serein. Sans mot dire, Renan se joint à lui et débuta :

- La Sea Wyvern…

- Pouah! L’interrompit Balik. Mais où sont tes manières? Prend siège à mes côtés et purifie tes mains comme l’exige la tradition de notre peuple.

- Notre peuple?, Pensa Renan. Tu es mort depuis des centaines d’années et tu deviens fou après t’être éloigné de nos rives depuis si longtemps, ajouta-t-il. Comme il n’était pas tout à fait certain que Balik ne pouvait pas lire dans son esprit (qui pouvait l’être avec le revenant?), il s’arrêta et baigna ses mains dans un récipient qui contenait ce qui pouvait ressembler à du métal liquide – pour les eladrins, un liquide béni par Corellon. Passant outre l’affront de la scène auquel il devait prendre part, Renan poursuivit après un paresseux hochement de tête de Balik.

La Sea Wyvern a donc vogué sur l’Astral Sea et s’est arrêté pour récupérer des vivres dans le village que vous aviez indiqué où il leur a été possible de prendre des informations sur la Court of Stars, messire. Le tavernier local a dirigé les mercenaires de Sasserine vers Keagan, un demi-elfe qui se dit alchimiste, œuvrant à partir d’un vieil entrepôt désaffecté qu’il fait passer comme étant hanté avec des illusions mineures – pitoyable. Comme l’entrée était bloquée par de simples faux panneaux de caisses de marchandises, il fut facile de me glisser sous l’entrepôt où les mercenaires parlaient déjà à Keagan de Morwel, de la Cour, du fait qu’elle change continuellement d’emplacement…

- À la mention de Morwel, la reine de son peuple, Balik déposa la main droite sur son cœur, moqueur.

- Renan releva l’insulte, mais l’ignora et poursuivit. Keagan ajouta qu’il était impossible de savoir précisément où se trouvait les portails pour accéder à la cour, ces derniers se déplaçant de saison en saison. Ensuite, un des damnés, le barde Isom entama un rituel pour consulter une créature extraplanaire. Les mercenaires parlèrent d’un oracle. La scène fut étrange, alors que des questions étaient posées sous les yeux hagards de Keagan à une voix sans corps qui répondait de façon nette et professionnelle, tel un soldat. Ainsi, les mercenaires apprirent que le pacte de la Warlock Hallya avait été conclu avec une « Demoiselle Céleste »

- Sur ces mots, Balik soupira longuement, affichant un sourire comblé. Rêvant sans doute de Hallya, le revenant se leva et accomplit quelques pas de danse, mimant la présence d’une concubine inexistante au creux de ses bras.

- Ignorant la scène et marquant un professionnalisme peu commun, Renan continua son récit, au milieu du cercle décrit par les pas de Balik, maintenant avec les yeux clos. Les mercenaires apprirent de plus que Gwynharwyf, la championne du Feywild était une alliée acquise contre Demogorgon. Pour le reste de la cour, Céleste allait devoir leur ouvrir les portes et obtenir une audience auprès de Morwel. Cette Céleste serait le même individu qui a aidé un groupe de champions dans le passé à défaire Kyuss, un dieu des morts vivants.

- Houuuuu! Applaudissai Balik, toujours en train de danser langoureusement autour de Renan. Avec Gwynharwyf dans leur groupe, les mercenaires gagneront en légitimité. Ce plan ridicule se concrétisera-t-il enfin? À une vitesse surprenante, Balik regagna son siège – et sa moue sérieuse. Céleste et Morwel ne s’impliqueront pas personnellement… murmura-t-il, dubitativement.

- Ignorant son étrange interlocuteur et son discours – Renan désirait en finir au plus vite et quitter cette désagréable compagnie – il ajouta : c’est alors qu’Isom le damné indiqua à Hallya qu’elle devait tenter une transe elfique pour entrer en communication avec Céleste. S’en suivit une discussion sur des techniques de méditation et une tentative de transe dans l’entrepôt elfique sans succès. Les mercenaires parlèrent du vieux Meravinchi et quittèrent l’entrepôt, au grand plaisir de Keagan, qui tenait toujours son nez brisé suite à une sérieuse droite du nain Skullcrusher.

Je pu suivre les mercenaires jusqu’au Sea Wyvern, mais pas à bord. Les mercenaires ont bien entraîné les marins et ma présence aurait été facilement remarquée parmi eux, leur groupe est uni.

- Laissant clairement paraître son mécontentement, Balik fit signe à Renan de poursuivre.

- Je ne peux qu’imaginer que la transe a fonctionné, poursuivit Renan, puisque le Sea Wyvern repartit de plus belle quelques heures après. C’est alors que je du interrompre ma filature en direct, mais un agent a pu me raconter la suite. Le navire est bien connu, il a pu facilement être détecté alors qu’il réapparut, près des rives de Fafhrd, une cité que j’ai ensuite étudiée pour apprendre que Céleste y séjournait parfois. Le Sea Wyvern était par contre endommagé et les mercenaires portaient les traces d’un difficile combat, sans doute une embuscade si commune sur les routes astrales.

- Agrippant un fruit d’un bol qui se trouvait à proximité, Balik y croqua et toisa Renan, indiquant : tu te dis espion, mais tu ne peux pénétrer sur un navire occupé par des matelots pour découvrir ce que la plus importante transe de cette aventure apporta comme information, ni même quelle créature a pu tendre une embuscade à un vaisseau qui vogue sous la protection du Passeur? Je suis…déçu de ta confession, mon fils.

Affichant un sourire narquois, Renan demeura immobile.

- Laissons Corellon décider de la suite, veux-tu? dit Balik, en quittant la clairière, vers une rencontre avec un autre espion, plus compétent, celui-là, espéra-t-il.
Le liquide dans lequel Renan avait baigné ses mains réapparut alors à la surface de ces dernières, durcissant progressivement et rendant bientôt impossible leur utilisation. Renan ferma alors ses yeux, se concentrant sur la couronne qui ornait son front et qui le protégeait, maintenant son esprit intact et alerte en cas d’attaques similaires, ne prononçant aucun son – il ne laisserait pas cette satisfaction à Balik.

Renan se rendit bien vite compte que le combat était perdu, peu importe ce qui l’attaquait était hors de son contrôle – le liquide progressait maintenant vers ses bras et son torse. Il se laissa glisser sur son épaule gauche et imagina les rives du Feywild, qu’il allait revoir bientôt. Pendant qu’il le pouvait encore, il afficha un dernier sourire. Il aurait du écouter son père et devenir archer pour la cour, pensa-t-il.

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Les vrais champions

Ils se disent jumeaux mais bon, un représente la lumière et l’autre les ténèbres. L’arène devient un mélange des deux, une lumière aveuglante et brulante à nos yeux se mêle à l’énergie nécrotique, wow quel mélange explosif! Ceci n’est pas apparu par hasard, le tout est apparu après que les jumeaux ait fait une prière à Orcus.

Quelle tricherie! Quel scandale! Aucun combat ne semble honnête avec lui!

Malgré tout, nous essayons tant bien que mal à éliminer ces créatures. L’une d’elle se téléporte et cette créature de lumière se fait remplacer aussitôt par un squelette. Je me suis jeté sur la créature qui était rendu au sommet de l’immense rocher central afin de l’entortiller dans un chackle dimensionnel, et voilà, ce fut la fin de la téléportation pour lui, un problème de régler. Milles-visage s’occupa de l’immobiliser sur place.

Après chaque tour, l’arène nous infligeait de plus en plus de dégâts. Le barde commença le premier à insulter Orcus afin de lui réclamer un combat loyal. Ce fut efficace mais pas encore suffisant pour qu’il arrête cette fourberie. La warlock à décider de s’en mêlé, cela a eu l’effet escompter, même la foule réclame un combat juste et loyal. D’un seul geste, l’arène s’est éteinte de sa lumière et se fut à point nommer car milles-visages était sur le point de rendre l’âme.

Le barde tombe, ouch, nous ne pouvons nous le permettre, j’ai quitté ma cible principale, puis, entre deux squelettes, je réussi à donner une potion pour qu’il puisse se relever. Ces squelettes qui, explosent d’énergie lorsqu’il meurt. La chance commence à retourner en notre faveur. L’être de lumière tombe alors l’autre ne tarderais pas. Jusqu’ici, Fruward s’en était occuper mais ce dernier avait plutôt pour cible ceux qui tire à distance.

Après avoir martelé de coup le dernier qui restait debout sous l’exclamation de Farah. Le barde fut celui qui lui donna le coup fatal.

Est-il judicieux de prendre les possessions des vaincus, personnes ne peut le dire mais nous prennons quand même le risque.

Wow, ce combat ne fut pas de tout repos et il en restait un dernier. Orcus nous présenta son champion, Brutalus, un titan, entourer de ce qui semble être trois cage qui renferme un mélange de différent type d’énergie et qui plus est avec quatre âmes qui tourne autour de lui qui lui donne des pouvoir spéciaux lorsqu’utilisé. Une d’elle fut utilisé dès le début et qui a fait en sorte que ça hache se mis à briller de lumière.

Les trois cages semble être des brutes qui n’aime pas le feu mais, qui, proche du titan peut lui donner un pouvoir supplémentaire. De plus, elle se déplace rapidement. Je pris en charge l’une d’elle, Farah immobilisait l’autre grâce à son crystal quant à la troisième cage, Fruward s’en occupa et bien sûr qui d’autre que notre guerrier pouvait s’occuper du titan. L’aura du titan affaiblissait nos défenses mais il en faut plus que ça pour nous arrêter.

Le mot d’ordre fut passé par le barde à deux reprises, ‘’unloading time’‘. La warlock, d’un coup dévastateur fit presque reculé le titan tellement l’impact fut impressionnant. Une cage fut éliminer dans l’aura du titan, ce qui eu pour résultat de lui ajouter une âme supplémentaire. Le titan aspirant les capacités de guérison du guerrier pour se guérir. Les deux autres cages tomba une à une. Restait plus qu’une formalité, c’est-à-dire achevé le titan qui était déjà mal en point. Ce qui devait arriver, arriva, le champion d’Orcus tomba et les vrais champions furent acclamés.

Votre force est grande, peut-être avez-vous une chance après tout. Mes armées marcheront sur Gaping Maw, légions aprèes légions, dévastant les armées de ce prétendant sur leur passage. J’espère trouver Demogorgon avant vous pour que je puisse le déchirer en deux et réanimer les deux moitié de sa carcasse pour qu’elles puissent se prosterner pour l’éternité devant ma puissance.

Vous avez massacré plusieurs de mes créatures favorites et pour cela je vous pardonne, Cependant, mes légions prendront des semaines à se mobiliser. Trouver vos alliés entre-temps. Si votre plan échoue, sachez que mes fidèles trouveront vos corps et vous ne connaitrez aucun repos. Si ceci est une ruse, vous ne surviverez pas. Quitter mon royaume avant que je change d’idée. Lorsque vous metterez votre plan contre Demogorgon en marche, je serais là pour ganger votre guerre.

À notre grande surprise, le symbole d’Ahazu fut tracé avec la pierre qui nous avait été fourni sur le front du titan et ce dernier disparu. Ouf, nos âmes ont été sauvées. La foule disparu d’un seul coup et nous nous sommes retrouvés seul au milieu de l’arène. Comment quitter cet endroit??? Nous avons été téléportés ici! Après être sortie de l’arène, un baylord nous félicita de nos exploits. Nous lui avons demandé où se trouvais le portal de retour et ce dernier voulais avoir quelque chose en échange. La warlock lui a simplement proposé de le laisser en vie, ce fut très éloquent comme paroles. Il a accepté de nous escorter avec trois autres de ces semblable vers le portal. Nous sommes retournés au bateau pour prendre un festin et un repos bien mériter sous les eaux calmes du styx.

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L'arène d'Orcus

La foule de morts-vivants s’impatiente. Le groupe se défend bien contre le menu fretin qui lui est présenté. Les gradins de l’arène retentissent d’injures contre le groupe isolé dans l’arène, qui attend son destin. La voix du seigneur-démon Orcus s’élève, et le silence s’abat dans la foule. Une immense ombre noire apparaît au-dessus de l’arène. La foule reconnait la créature, et lance des vivats.

Le dracoliche s’abat sur le groupe comme une pierre et lance des des flots ardents d’énergie nécrotique, frappant un nain et un tiefling de plein fouet. La métamorphe sourit vaguement dans son visage mouvant, et force le monstre à descendre sur le sable froid de l’arène de Thanatos. Les coups pleuvent sur l’ancien dragon, qui retourne la pareille à coup de griffes et d’explosions nauséabondes. La foule retient toujours son souffle.

Après un coup particulièrement vicieux, un des tieflings concentre les énergies latentes du plan de Thanatos pour former un sort de guérison … mais sans réponse. Les énergies du plan, couplées avec l’aura de mort du dracoliche bloque tout espoir de guérison. Le tiefling lance un regard de désespoir au nain. La foule sort de son silence, et acclame son champion, qui d’un souffle brûlant réduit le tiefling en une masse sanguinolente. Le nain lui-même est couvert de la suie mortelle du dragon animé. D’un dernier coup désespéré, le githzerai et l’eladrin forcent le monstre à se coucher, définitivement.

La foule proteste contre la perte de son champion. Le seigneur-démon se lève, imposant le silence à sa cour. Il pointe le tiefling effondré d’un doigt accusateur : “Vous êtes faibles ! Vous vous encombrez d’un poids inutile ; comment pensez-vous réussir contre le babouin si vous ne pouvez même pas supporter le souffle du plus médiocre de mes esclaves !”


Isom avale goulûment la potion du moine. Ses blessures se referment lentement, difficilement. Il grimace et murmure :

“Molariac aux ailes noires … je me souviens maintenant. Le récit de la Compagnie d’Ivoire en faisait mention, brièvement. << Sous ces ailes noires, point de salut. Fuit l’ombre et obtient rédemption. >> Aaaah, quelle douleur.”

Le barde se lève, ignorant les quolibets de la foule. Le nain Kharas est assis sur une pierre, le plastron a moitié arraché par un coup de griffes et le visage à moitié brûlé. Isom voit les énergies nécrotiques de Thanatos, qui suivent les vivants comme une chape de plomb, ou un suaire sombre. Il suffirait de … voilà. D’une main experte, le barde défait les noeuds d’énergie nécrotique et les blessures guérissent et se referment.

La foule se tait, la voix d’Orcus retentit à nouveau dans l’arène. Un groupe d’aventurier dédié au prince des morts-vivants, du nom des “Griffes de la Mort”. La sorcière, la métamorphe et le nain grimacent. Hallyah et Farah reconnaissent le groupe, Kharas reconnait le talent sous-latent.

  • Ayamis le drow. Un sorcier de grand talent, de loin le plus dangereux du groupe.
  • Yarg la brute humanoïde. Une créature qu’il est préférable de ne pas approcher.
  • Merithras l’assassin mort-vivant. Potentiellement le maillon faible du groupe.
  • Grethork le démon. Le chef du groupe, expert dans le contrôle des âmes.
  • Vek’lor le soldat. Une créature humanoïde incorporelle.

Les deux groupes se jaugent, hésitants, dans le silence oppressant de l’arène. Soudainement, le drow lance un cri d’attaque, et les Griffes s’abbattent sur le groupe de mortels. La foule embarque dans le cri du drow et demande le sang des vivants ayant osé braver la citadelle d’Everlost et son sinistre maître.

La métamorphe frappe impitoyablement. D’un seul regard, deux créatures disparaissent complètement de l’arène. Pendant ce temps, une ombre plus vive que le vent se faufile entre chaque créature et frappe, qui du poing, qui du pied tout ce qui se trouve à proximité. La Sorcière, furieuse des capacités d’évasion du drow, déchaîne la fureur des fées sur l’elfe noir, qui tombe à genoux. D’un geste négligent, elle concentre les énergies nécrotiques de Thanatos dans les monstres, qui se tordent de douleur. Bientôt le drow s’effondre et fond littéralement dans le sable de l’arène, suivit du démon, et finalement du soldat.

Kharas en arrache. Les coups de la brute sont infusés de morts, et empêchent ses blessures de se refermer. La foule est debout, et réclame la mise à mort du nain, mais ce dernier réussit expertement à se défaire d’un de ses ennemis et le reste du groupe incapacite l’autre avant que le coup fatal ne soit donné.

Le groupe est victorieux, mais à quel prix ? Le nain et le barde tentent désespérément de reprendre leur souffle alors qu’Orcus se lève et annonce à nouveau la prochaine bataille. Le moine, la métamorphe et la sorcière se concertent et énumèrent leurs forces restantes … bien maigres, hélas. Le seigneur Fruward se mets en garde ; deux créatures viennent d’entrer dans l’arène et contournent les tas fumants de l’elfe noir et du démon.


“Les jumeaux Alythness et Lenmyst” lance Hallyah d’une voix forte pour couvrir les cris de la foule. “Il s’agit de la même créature, d’une certaine façon. C’était une liche, à une certaine époque. Des héros aurait essayé de la détruire, mais auraient échoués à complètement anéantir le phylactère. Une partie de l’âme est restée coincée dans le phylactère et est restée ici. L’autre partie de l’âme a voulu prendre la porte des cieux, mais n’a pu s’y rendre sans son autre moitié. C’est ce que la légende dit.”

Deux créatures vaguement humanoïdes se trouvent devant eux. L’une d’elle a le visage recouvert d’ombres. L’autre à le visage recouvert de lumière. Les jumeaux se tiennent dans un silence désarmant sous le soleil froid de Thanatos, insensibles aux acclamations virulentes de la foule.

“Pour autant qu’on sache, les jumeaux ne sont pas liés entre eux.” affirme Hallyah. “Ils forment deux entités distinctes et indépendantes.”

Le groupe se concerte alors sur la marche à suivre, avant le déclenchement des hostilités. Les points suivants sont notés :

  • Les jumeaux ne possèdent aucune vulnérabilité particulière.
  • Leur défense la plus faible est la fortitude.
  • Ce sont des artilleries, avec des traits de leader.
  • Ils ont des attaques à distance de même qu’en mêlée.
  • Ils peuvent créer des squelettes à partir de rien.
  • Elite 24 monster.
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Conte de la rencontre d’Orcus et de son Mok’Naresh

Tous les nains qui avaient vu plusieurs hivers et qui s’afféraient dans le Hall des Connaissances de Khuzdun à ce moment se placèrent immédiatement à l’attention – le pas lourd d’un général s’était fait entendre sur le pas des énormes doubles portes de Mithril qui flanquaient la pièce éclairée de puissantes torches. Les jeunes nains, eux, dont l’ignorance bénie de l’histoire ensanglantée de leur peuple leur permettait encore de rire et de sourire comme seuls les enfants pouvaient le faire, se jetèrent littéralement au travers du passage de Kharas Skullcrusher, l’éternel défenseur, véritable héros nain – mais pour eux, “leur géant oncle Kharas” qui les gâtaient tant. Feignant d’être incapable de supporter l’assaut répété des jeunes nains qui s’agrippaient à ses jambes, Kharas se laissa choir au sol, à l’hilarité générale, détendant ainsi l’atmosphère pesante ressentie par les nains de l’auditoire en présence du général.

Se débarrassant avec une aise surprenante de ses assaillants d’un instant, Kharas plaça une jambe sous son corps et se redressa avec une grâce peu commune pour un être de son poids et de sa carrure et prit la parole de sa voix tonitruante. Les enfants – car c’était pour eux que le vieux nain s’était rendu dans le Hall des Connaissances – prirent place devant l’orateur, les coudes bien calés dans le creux des genoux, pour écouter l’histoire de leur géant oncle Kharas.

“On raconte tant de choses sur Orcus, messires nains, et ces histoires, vous les entendrez toutes durant vos décennies sous terre ou, pour ceux des collines parmi vous, sous le soleil, débuta Kharas. Sachez que les Héros de Sasserine ont rencontré le Prince Démon. Des rives du Styx sur Thanatos, possédant un message d’introduction d’Iggwilv à l’intention du Prince, nous nous rendîmes vers son antre, sa forteresse, Everlost. Bien faibles étaient les indications d’Iggwilv pour faire basculer la loyauté, si loyauté le Prince pouvait démontrer, en faveur de notre cause contre Demogorgon. Iggwilv la sorcière et les manipulateurs des énergies arcanes parmi les Héros de Sasserine amassèrent bien peu d’informations sur le Prince :”

  • Orcus avait déjà été tué, c’était donc possible. Il avait par contre été réincarné en un autre Prince des Démons, Tenebrus.
  • Son arme de prédilection, le scepte d’Orcus, était composée du crâne et de la colonne vertébrale d’un dieu.
  • Orcus était un ennemi juré de Demogorgon. Il serait tenté par un plan où il pourrait s’opposer à lui avec une force suffisante à ses côtés pour triompher.

“Un cercle de téléportation dans une garnison, dont l’accès nous avait été rendu possible par un officier vampire…”

Les enfants reculèrent à la mention du vampire, mais se turent immédiatement, captivés, pour entendre la suite.

“|…| qu’il fallu à peine convaincre à notre cause! Quelques entourloupettes des servants du cercle et nous nous retrouvâmes dans Everlost, forteresse d’Orcus. À notre arrivée, un mur de phalanges, des étages d’archers aux arcs chargés et prêts à faire feu – notre présence en ces lieux ne semblait pas souhaitée! La lettre d’Iggwilv fut notre salut, nous permettant de nous joindre à la file titanesque de requérants qui nécessitaient audiences et faveurs du Prince Démon ou de sa cohorte démoniaque. Devant la file de requérants, un groupe de gardes cagoulés appuyés de Baalor semblaient être le point focal de la file devant nous, ceux qui autorisaient le passage vers la forteresse. Nous nous y rendîmes prestement. Bien faibles étaient les insultes des Baalor alors qu’ils virent les Héros de Sasserine devant eux exiger une audience avec le Prince Démon. Une réprimande a même été requise, je crois que l’emblème des Skullcrushers est toujours imprimé sur le genou d’un des Baalor, dit Kharas, pointant le symbole gravé sur son vieux bouclier placé derrière lui près de son légendaire craghammer.”

“Le terrible Orcus se tenait maintenant devant nous dans Everlost, son trône noir d’ébène accessible après avoir franchi le pas d’une porte faite de chair et d’os. Orcus, gardé par des centaines de démons et flanqué par son châtelain Hawthorn, une liche d’une puissance inimaginable, trônait au centre d’un cercle d’une noirceur absolue qui forçait les requérants à se prosterner devant lui. Comme toujours, notre capitaine Isom s’y tenta en premier, tombant immédiatement sur ses genoux. Ne pouvant supporter de voir le fier Tiefling ainsi, je mis le pied dans le cercle et avança vers Orcus. La pression arcane fut éventuellement impossible à résister, mais je ne cessai jamais de me battre en tentant de me relever, un geste que le Prince Démon sembla approuver, l’être appréciant les démonstrations de force physique. Pendant ce temps, j’entendais Gunrak récupérer Isom derrière moi, mes compagnons toujours présents. Isom, maintenant debout, se tenta à un discours oratoire comme seul lui savait le faire – sans succès, Orcus n’entendant que les requérants prosternés devant lui. Ce fut alors à votre oncle que revint la tâche titanesque d’expliquer l’histoire des Héros de Sasserine et de leur quête visant la destruction de Demogorgon. Messires et demoiselles, il est ici à noter que mon talent oratoire, bien faible dans l’hiver de ma vie, l’était encore plus dans son été. Mon histoire, bien que correctement racontée, ne fit rien pour convaincre Orcus, habitué à la politique et à la diplomatie, si étrangère aux nains, mais si familière aux eladrins. Hallya la sorcière me rejoignit alors dans le cercle d’ébène, un effort surhumain, s’il en fut un, même en devant ramper les derniers mètres comme elle l’a fait vers Orcus.”

“Ayant entendu mes histoires précédentes, messires et demoiselles, je n’ai point à vous faire état de la qualité des discours de notre sorcière. Même Orcus y prêta oreille attentive, et accepta de juger notre force par un rituel ancien, une série d’étapes qui allait se poursuivre jusqu’à sa satisfaction, le Mok’Naresh.”

“La scène de la salle du trône s’éteignit ici, en un instant. Nous nous retrouvâmes dans une arène, les pieds sur le sable humide foulé par des centaines de combattants, mon élément. Je me prosternai, vérifiai l’état du sol sous nos pieds, jugai des distances vers les estrades, couvertes de visages démoniaques et de celui d’Orcus lui-même, et me tournai vers nos adversaires. D’abord Oblivion’s End, une Bulette. Ensuite, un centipède géant, le Seigneur des Bêtes, Jarax. En dernier lieu, un Naga. Les adversaires se succédèrent, mais les Héros de Sasserine triomphaient toujours, les coups de coudes de Gunrak, les mots d’encouragement d’Isom, les sorts d’Hallya et de Farah, les armes de votre oncle et de Fruwad en synchronisation parfaite contre nos ennemis étant beaucoup trop |…|”

Kharas interrompit son discours en apercevant son vieil ami, le Grand Prêtre de Moradin, pénétrer dans le Hall des Connaissances, un sourire malicieux aux lèvres.

“Ho mais jeunes gens, la fin de cette histoire devra attendre! Un vénérable nain vient de prendre place parmi nous et si vous croyez mes histoires fascinantes, attendez d’entendre les siennes…”

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Entretien avec son excellence

En attendant notre entretien avec son excellence, je me suis mis à la recherche de quelque chose qui pourrait nous être utile ou d’objet à vendre. En dessous d’un vieux tas de peau, j’ai trouvé une trappe menant dans une pièce sombre en dessous de celle où nous étions. Un gros coffre s’y trouvait et à l’intérieur il y avait de nombreuses pièces de platine et un autre petit coffre qui, à ma grande surprise n’était pas piégé mais il était néanmoins barré. Une rod s’y trouvait que j’essayais de dissimuler sous ma tunique sans succès.

Afin d’être présentable auprès de son excellence, nous sommes retourné au bateau afin de se nettoyer un peu et pour enfilé des vêtements plus respectable et dans le cas de celle qui fait des pactes avec les ténèbres se parfumer, ce qui ne manqua pas d’envoûter tout les gens sur Sea Wyvern. Nous en avons profité pour manger un peu de se délicieux festin.

Le golem que nous avons détruit à l’entrée avait déjà été remplacé et cette fois-ci, nous a souhaité la bienvenue. Landerbold, l’ arcanoloth nous attendait près du grand escalier pour nous escorter vers son excellence. En chemin, nous avons remarqué de nombreuses fenêtres aux paysages très différents qui n’étaient rien de moins que des portals vers des plans abyssaux très différents les uns des autres. Lorsque Landerbold nous fit entrer dans une large salle en dôme, la reine de la sorcellerie, son excellence, se trouvait sur un trône à 60 pieds dans les airs avec de nombreux livres flottant autour d’elle. Au centre de la pièce se trouvait une grande table avec une chaise pour chacun de nous.

Après s’être introduit de façon magistrale, le trône descendit près de nous, tout en restant au-dessus du sol. Nous lui avons parlé de ce que nous savions sur le plan de Demogorgon ainsi que de nos inquiétudes. Elle accepta de nous aider en nous donnant quelques pistes sur les personnes étant susceptible de nous aider. Son aide n’est cependant pas gratuite, et son tarif n’est pas connu, et elle le réclamera au moment qu’elle le jugera opportun.

Un jeu d’échec apparu en face d’elle avec 6 pièces blanches qui nous représentait et plusieurs pièces noires. Elle prit une première pièce noire représentant le maître du Styx et affirma qu’il était déjà de notre côté alors elle déposa cette pièce noir sur une case blanche et la pièce est devenue blanche.

Ensuite, ce fut le tour d’Orcus et de Graz’zt, elle nous a dit que nous serions capable de ne convaincre qu’un seul des deux parce que la haine qu’ils éprouvent l’un envers l’autre est trop grande pour former une alliance, cependant il n’y aurait qu’une seule autre créature que Demogorgon crait plus qu’eux. Iggwilv nous dit que Graz’zt ne serait pas très réceptif à notre requête car il est déjà très occuper avec des intrigues l’opposant à la reine araignée, Lloth. Orcus aurait cependant une oreille très attentive à notre cause et pourrait nous aider, ayant une certaine rancœur envers Demogorgon, depuis de récentes attaques. Cependant, il faut faire très attention car ce qu’il préfère c’est la violence aveugle et gratuite.

Une autre alliée qui sera facile à convaincre s’appelle Gwynharwyf, il s’agit d’une elfe musclée qui représente la furie de l’ouragan au sein de la Cour des Étoiles dans le feywild, elle a été torturée pendant des décennies par Demogorgon. Cependant la reine Morwel, ne sera pas facile à convainre puisqu’elle garde un œil attentif sur les frictions entre sa championne et le Prince des Démons, mais Iggwilv nous dit que si nous prouvons à Morwel que nous sommes fiables et assez forts pour nous opposer au Prince, elle sera plus enclin à lâcher la bride de Gwynharwyf.
Le prochain est cette créature que Demogorgon craint plus de tout, Obox-ob le premier Prince. Plusieurs le croit mort mais Iggwilv est certaine qu’il resterait des vestiges ou des aspects enfouis dans les profondeurs des Abyss qui ferait en sorte qu’il n’est pas tout à fait mort. Si nous pouvions le capturer et l’utiliser au bon moment, cela pourrait être un atout majeur, car l’apparition d’un vieil ennemi attirerait passablement l’attention. L’un des aspects serait cacher sur le plan marécageux de Zyonin, un plan hautement contesté et le théâtre de nombreuses batailles.

De son côté Malcanthet serait dans la partie depuis plus longtemps que tous les autres acteurs dans l’intrigue autour de la marée sauvage, mais elle est encore très neutre probablement pour choisir le camp du gagnant au bon moment, Iggwilv nous conseille de la forcer à choisir un seul des deux camps et ainsi la forcer à être plus active.

Le prochain ressemble fortement à Demogorgon sauf que celui-ci a une seule tête, il sert Demogorgon, ce général Bragomar se sent trahi par Demogorgon et on pourrait le forcer à nous aider, ou à ne pas agir lors de l’assaut sur Gaping Maw. Iggwilv nous mets en garde, le convaincre ne sera pas facile. Nous pouvons trouver ce général dans le plan des Blood Shallows.

Elle nous a été fortement déconseillé de prendre pour allié des émissaires ou des représentants directs de grand dieu comme Moradin ou Tiamat, mais nous pourrions tout de même avoir leur appui sous forme de troupes ou d’équipements qui nous aiderait dans notre quête suicidaire.
Les diables sont totalement déconseiller car leurs présence dans les Abyss pourrait amener d’autre Demon Lord à s’attaquer à nous, la mémoire de la Blood War sont trop récents.
Nous avons donc quitté son excellence et à se moment elle retourna à 60 pieds dans les airs et les livres sont revenu flotter autour d’elle.

Après de longue discussions nous décidons qu’Orcus sera notre premier arrêt, il est la pièce maîtresse de cette alliance et les forces dont ils disposent pourrait convaincre les autres de nos chances de réussite.

Orcus se trouve présentement sur le plan de Thanatos au 127e layer des abysses. Une ville près du Styx du nom de Lachrymosa pourrait nous servir de port d’attache. La citadelle d’Everlost, siège de son pouvoir, se trouve au centre d’un désert cendré ou il est très difficile d’y respirer et où tout est noir y compris la lune. Il y fait très froid et des hordes de morts vivant s’y promène.

Après être retourné sur le bateau et affirmer à tout l’équipage que le prochain arrêt serait le plan d’Orcus, nous avons décidé de donner quelque pièce d’or à l’équipage pour les motiver et Harliss menace quiconque tente une mutinerie, de les déposer sur la berge du Styx, disons que la menace a eu l’effet escompté. À l’aide du sextant et des connaissances arcanes de certaines, nous avons été en mesure de nous diriger vers ce plan en passant par le Styx.

Arrivé sur les lieux, nous avons trouvé un port très occupé où de nombreux cadavres étaient déchargé sur les quais pour spontanément reprendre vie sous forme de mort-vivant. Nous sommes débarqués et un vampire blasé s’occupait du registre du port. Il a renoncé tout de suite à nous demander nos noms après avoir mis un pince-nez qui semblait détecter les objets magiques que nous possédions.

Le port sert également à vendre ou acheter de la marchandise de toute sorte. Nous étions en train de regarder la marchandise tout en discutant de plan d ‘action pour essayer de savoir où se trouve le maître de ces lieux sans demander d’informations aux mauvaises personnes quand tout à coup la warlock arrive en nous disant tout ce que nous devions savoir dont le fait qu’Orcus se trouve dans a citadelle d’Everlost et que la meilleure façon de s’y rendre c’est par un cercle de téléportation qui se trouve tout près.

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Iggwilv, mère des sorcières
Une brève inspection visuelle des compagnons de Sasserine m’assura que le dernier combat ne fut pas de tout repos pour Farah, la métamorphe tenait à peine debout, une main couvrant une blessure à sa taille. Je ne pu que lui mettre une main sur sa frêle épaule et lui murmurer des paroles rassurantes, mais mes paroles n’étaient rien en comparaison de la douce mélodie qui émana de la flute de notre capitaine Isom qui marchait alors à travers les compagnons, souriant derrière des lèvres ensanglantées, mais désirant permettre à Farah, Gunrak et Hallya de reprendre un second souffle salvateur avant de poursuivre.

Je ne pu leur allouer que quelques secondes avant d’indiquer du regard au moine Gunrak qu’il était temps pour lui de nous mener vers le manoir d’Iggwilv qui se dressait devant nous – notre situation tactique était trop précaire, si près des rives du Styx et avec toute retraite bloquée par la demeure de la mère des sorcières. Le manoir, auparavant splendide mais maintenant dans un état de décrépitude certain, nous attendait. La cour, cerclée d’une fine clôture métallique à la grille grande ouverte, abritait des arbres sans feuilles et des statues aux visages détruits – la beauté telle qu’un elfe ou un eladrin peut la percevoir avait il y a longtemps quitté cet endroit mourant.

Derrière les massives portes de quatre mètres de haut, dans le hall d’entrée somptueux du manoir flanqué de peintures, draperies et statues et dominé par de magnifiques lustres, nous savions déjà ce qui nous attendait. Farah, affaiblie par plusieurs blessures, désirant savoir ce qui l’attendait dans le manoir, consulta un oracle mystique, qui lui livra le secret des gardiens d’Iggwilv; deux Mithral Golems qui contrôlaient le champ de bataille en propulsant des rayons de lumière pouvant aveugler leurs adversaires. Les compagnons de Sasserine – la cité maintenant bien loin derrière nous – se regardèrent alors et haussèrent les épaules, semblant indiquer « un obstacle de plus ». La main gantée d’Isom agrippa la massive poignée de la porte du manoir, Fruward, résigné, plaça une main sur le pommeau de son épée, mes mains se resserrèrent sur mon lourd marteau, Hallya et Farah sortirent de leurs besaces instruments et breloques magiques et Gunrak, quant à lui, ne faisait que sourire, les yeux clos, comme toujours…

Dès que la porte fut entrouverte, les valets d’Iggwilv, infatigables, faisant leur ronde éternelle, nous apparurent. Pour mes compagnons, je chargeai, passant outre un vortex noir couvrant le mur à notre gauche et tentant d’attirer le feu nourri des gardiens, j’assommai le premier golem avec l’ancre du destin comme tant de mes ancêtres avaient du le faire avant moi alors que ce dernier récitait encore, d’une voix douce, mélodieuse, invitante mais néanmoins glaciale :

« Votre présence ici n’est pas souhaitée »

Mithrilgolem1

Mes compagnons, vétérans de nombreux engagements, se joignirent alors à moi, lançant attaques arcanes et coups qui auraient brisé les os de n’importe quelle créature faite de chair et d’os derrière moi. Fruward, rapidement aveuglé par un rayon de lumière, se battit courageusement, murmurant des incantations arcanes qui amélioraient la puissance de ses coups. Isom, la cible combinée des rayons des golems et des missiles magiques lancés par les lustres – seconde ligne de défense d’Iggwilv qui s’activa alors – mit rapidement un genou au sol, percé de toutes parts. Nous ralliant derrière notre capitaine – qui nous incitait malgré tout à poursuivre le combat avec maintes invectives que je ne répéterai pas ici – notre offensive redoubla. Le moine, se moquant de la distance impressionnante nous séparant des lustres, sauta jusqu’au plafon en un bond gracieux et s’occupa à désamorcer ces pièges maléfiques.

Avant que le second golem ne fût désactivé par nos attaques sans relâche, un chat noir apparut en haut des escaliers au fond du hall, un chat dont l’intelligence peu commune ne le marquait pas comme un membre typique de la race féline. S’approchant d’abord de la warlock, le chat se dirigea ensuite vers moi, un message au cou, que je m’empressai de lire – le second golem avait maintenant cessé le combat, comme si le chat l’en avait intimé.

Le message un leurre – nous le savons maintenant – nous demandait d’attendre la maîtresse des lieux dans un endroit appelé le Demonhunter’s Room – nom tout à fait approprié à notre quête actuelle, pensais-je – et de laisser le chat noir nous y guider.

Le Demonhunter’s Room était en fait un laboratoire arcane à plusieurs étages doublé d’une bibliothèque arcane, véritable paradis pour un alchimiste et un magicien. Notre capitaine Isom, malgré ses blessures, s’affaira à consulter la vaste collection de documents s’y trouvant. De mon côté, une lourde table avec des chaises en cuir trônant au milieu de la pièce semblait appeler mes vieux os; je m’y installai confortablement, remplissant ma chopine de bière magique à répétition alors que Farah et Hallya parcouraient la pièce, cataloguant les diverses fioles et contenants s’y trouvant. Des golems de bois et de métaux, des Shield Guardians, s’afféraient à déplacer des livres et semblaient être lié à défense de la pièce, accompagnant notre attente en silence.

Une intonation particulière de la magicienne me fit alors réagir, le langage primordial. Derrière moi, cette dernière conversait avec le chat noir dans cette langue inconnue. Je soulevai alors mon marteau et repoussai ma chaise, faisant confiance aux instincts de l’eladrin aux multiples pactes qui nous avaient si souvent sauvés par le passé. Semblant réagir avant même que mon mouvement ne fut initié, Gunrak rejoignit le premier étage du Demonhunter’s Room d’un saut périlleux, se dressant près des Shield Guardians qui entrèrent alors en action, commandé par l’Arcanoloth qui, sous nos yeux, venait de prendre sa forme réelle à l’endroit même où se trouvait le chat noir… L’Arcanoloth, bénéficiant d’un instant de surprise, terrassa Isom d’éclairs nécrotiques alors que je bondis sur la table, attirant à moi les quatre Shield Guardians en clamant le cri de guerre de Moradin le Forgeron des Âmes. Un deuxième Arcanoloth, jusqu’alors invisible, fut heureusement intercepté par Fruward le bretteur qui l’engagea et s’assura de le maintenir en place, loin de ses golems protecteurs. À nouveau, les Tieflings gagnèrent ce combat pour nous. Isom, bien que la cible incessante des attaques des Arcanoloths ciblant notre guérisseur et meneur qui était, je le pensais-je alors, mortellement atteint, continuait malgré tout inlassablement à nous proférer des ordres (injurieux, à n’en pas douter) par-dessus le tumulte du combat alors que le combat héroïque de Fruward en corps à corps contre le second Arcanoloth donna l’opportunité à Farah et Hallya de mettre nos ennemis hors de combat à distance.

Arcanaloth
C’est alors que nulle autre qu’Iggwilv se joignit alors au combat, flottant du plafond sur un trône majestueux. Évidemment, un leurre dans un leurre, il s’agissait d’un troisième Arcanoloth, celui-là appelé Landerbold, le ministre et apprenti d’Iggwilv. Ce dernier, renvoyant le dernier Arcanoloth survivant et son Shield Guardian d’un revers de la main, nous offrit la possibilité de quitter le manoir, sans être attaqués à nouveau. Je m’interposai alors, discourant que notre objectif était de rencontrer Iggwilv, que nous n’avions pas passé au travers de cette mascarade de combats et d’embuscades contre ses gardiens pour repartir bredouille et que nul autre que Charon le Passeur nous référait à elle. Le nom du Passeur fit l’effet espérer. Sous le regard étonné de mes compagnons, l’Arcanoloth nous donna rendez-vous une heure plus tard, parés de nos plus beaux atouts, au sommet de l’escalier du manoir.

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