Savage Tide d'Antoine

Libération de Shami Amourae

L'enfer de Dante, selon Gustave Doré : "Les ouragans infernaux qui tourmentent le passionné"

“Reculez !” lance le nain.

Fruward regarde d’un oeil dégoûté le fond du puits de Shami-Amourae. Quelques fumerolles tournoient encore dans l’air glacial des Wells of Darkness. Le regard exercé du magelame est cependant attiré vers les statues arachnéennes jonchant le fond du puits, qui semblent soudainement le sonder lui-même. Des ailes apparurent au travers d’un fourmillement de pattes effilées.

“Ses ailes s’ouvrirent. Par-delà leur surface arachnéenne, je distinguai le soleil couchant et les feux du soir brouillés et magiquement déformés. Je humai le parfum de ses cheveux de nuit …” 1

Fruward repoussa violemment le barde du revers de la main, et sortit son épée. Une brève hésitation, et une ombre passa devant le soleil bleu et froid pour s’abattre sur la Sorcière et la Métamorphe. Fruward reconnu un spécimen particulièrement menaçant de retriever. Ses deux victimes criaient déjà de douleur ; des plaques de moisissures se répandant à une vitesse folle sur leur peau aux endroits où le monstre les avaient déjà touchées. Avec soulagement, Fruward vit le barde se diriger vers le groupe pour leur prêter main-forte. Il porta son attention au fond du puits, où les statues commençaient leur lente montée vers la surface.

Fruward prépara son faible bouclier à l’assaut inévitable. Avec ébahissement, il vit une statue exploser en plein vol, suivie immédiatement de huit autres. Son regard porta sur le bord du puits, où il vit l’image intangible de Farah, pratiquement recouverte de la moisissure mortelle, lui retourner un regard brûlant, avant de s’évanouir tel un courant d’air. Fruward se retourna vers le groupe. Farah et Hallyah gisaient sur le sol, inconscientes. Le nain proféraient des injures violentes, dans son obscur langage, tandis que le moine assénait des coups répétés, enveloppé dans un silence assassin. Le barde semblait absorbé par le corps inerte de la Métamorphe. Avec soulagement, le magelame vit la moisissure mortelle refluer dans le corps de ses camarades.

“Frère Fruward ! La cendre retourne à la poussière ! La cendre Fruward, la cendre !”

Le barde, un effroi glacial dans la voix, levait ses deux mains vers le magelame. La moisissure semblait le mordre des ongles jusqu’aux coudes, ravageant les mains raffinées du barde. Sur ce, la Sorcière, dans un cri rageur, envoya un éclair rosâtre nauséabond qui fit exploser les entrailles maudites de l’araignée-retriever. Immédiatement, la maladie disparut des mains du barde, qui se mit à sangloter de soulagement. Fruward soupira, et alla porta soutien à son maître.


La main de la Sorcière prit contact avec la surface élastique de l’univers, et avec la créature rôdant à l’extérieur de celui-ci. Fruward admira combien Hallyah abordait cet acte contre-nature de manière de plus en plus naturelle, comme si contacter des êtres plus vieux que le temps lui-même n’était qu’une habileté comme une autre. La Sorcière expliqua à Shami-Amourae que la créature enfouie avec elle était une forme de Molydeus Demon, un ancien ange perdu transformé en serpent et joint à elle au niveau du cou. Fruward mis son bouclier en place, prêt à recevoir les assauts potentiels d’une ancienne seigneure-démon, possédée par un serpent impitoyable. Il se remit en tête les forces de Shami-Amourae :

  • C’est la maîtresse de la domination,
  • Elle est reconnue pour pouvoir se “créer” des alliés,
  • Elle possède un dard virulent et particulièrement dangereux.

L’immense succube sortit de son puits, comme d’un long sommeil. Shamie gémit, le serpent s’enroula autour de son cou, et elle attaqua. Un simple coup d’oeil, un doigt cajoleur, et le nain sembla tomber en transe. Le barde siffla de mécontentement, et Fruward figea soudainement et s’interposa entre le serpent et le groupe. Un tourbillon de brouillard suivit, et le barde se retrouva à genoux, sonné. Fruward lâcha avec horreur sa lame, figée dans l’armure brillante du barde. Le barde lâcha un crachat sanglant et se releva, la fureur dans les yeux.

Les coups pleuvèrent sur Shami et le serpent, et Fruward vit avec soulagement que le combat semblait tourner à leur avantage. Le reste du groupe demeurait inquiet ; l’emprise du serpent sur Shami ne diminuait pas, au contraire. Chaque coup semblait approcher la démonesse de l’abîme. Farah sursauta, et affirma que la force vitale de Shami était inexorablement fusionnée à celle du serpent ; tant qu’ils demeuraient liés, ils ne pourraient que mourir en même temps.

Le nain grogna de colère et sauta témérairement sur Shami pour lui arracher le serpent à mains nues. Hallyah attira l’esprit possédé de la démonesse à elle, pour la convaincre de coopérer contre le serpent. Le moine fit un croc-en-jambe au monstre qui s’effondra sur le sol. Le barde tira violemment sur la tunique démodée de Shami, exposant la connexion entre le serpent et celle-ci. Le nain, d’un magistral effort, arracha le serpent maudit, laissant échapper un flot de sang purulent. Hallyah appliqua immédiatement une compresse sur la plaie de Shami pour étancher l’hémorragie. Fruward soupira de soulagement, et repris délicatement son épée.


Shami-Amourae, demeurait prisonnière d’une inconscience réparatrice, après un millénaire de cauchemars. Sous pression du groupe, Farah ouvrit les yeux de la démonesse de force, et lui asséna d’une voix à glacer les os une série de questions. Le barde commençait déjà le rituel nécessaire pour fuir le plan maudit d’Ahazu, au grand soulagement de Fruward. Son regard fut cependant attiré vers le puits, qui semblait aspirer l’énergie arcane du Plane Shift. Ou plutôt … d’où un jaillissement arcane semblait monter. Farah le vit aussi, et pointa un endroit dans le ciel. Une concentration d’énergie arcane incroyable semblait se profiler dans le ciel.

“Demogorgon … deux personnes vivant dans le même corps …” murmura Shami-Amourae, d’une voix enrouée.

Une goutte de pluie tomba au milieu du puits. Fruward sursauta. De la pluie, dans le ciel impavide des Wells of Darkness ? Une pluie rougeâtre semblait couler doucement d’un point du ciel, caché par l’accumulation arcane. Fruward grinça des dents en voyant Isom interrompre le rituel pour regarder le filet rougeâtre couler du ciel. Le barde tendit la main sous le flot rouge, et remplit sa main en coupe, avant de la porter à sa bouche.

“J’ai goûté à l’Acheron, au Phlegethon et au Styx ! J’ai la damnation à la bouche, de par la rivière de sang, s’écoulant de la mort vers l’éternité.”

“Lor corso in questa valle si diroccia:”
“fanno Acheronte, Stige e Flegetonta;”
“poi sen van giù per questa stretta doccia” 2

Fruward déglutit inconfortablement. Le flot sanguinolent de la Blood River jusque dans ces profondeurs ? Il y avait un plan bien connu avec connexion sur cette rivière maudite, et Fruward le connaissait que trop bien. Entre temps, le maigre flot s’était mut en ruisseau, puis en rivière. Le barde sortit son marteau d’éclairs de sous sa cape, qui se mit à briller d’une lumière chaleureuse. Aussitôt, le groupe commença à s’élever doucement du puits. Le moine et le barde prirent Shami à bras le corps et commencèrent à s’élever. Le nain pointa le ciel, ou d’autres formes noires semblaient avoir émerger du flot de sang ininterrompu.

Fruward monta et tomba nez-à-nez avec trois autres retrievers, chevauchés de mages maudits, encapsulés dans une cage protectrice. Le tiefling lâcha un cri de découragement et sortit son épée. Il vit la Sorcière les diriger vers le puits, avant de les frapper violemment dans le dos d’un rayon rosâtre. Fruward remonta son bouclier. À quelques encablures du magelame, suspendu au milieu du puits avec le corps de la démonesse, il entendit le barde chantonner d’une voix éraillée :

“Per tai difetti, non per altro rio,”
“semo perduti, e sol di tanto offesi,”
“che sanza speme vivemo in disio.”

“For such defects, and not for other guilt,”
“Lost are we and are only so far punished,”
“That without hope we live on in desire.” 3

1 Les ailes de la nuit, Robert Silverberg (1968).
2 Dante’s Inferno Canto XIV Ligne 116, Dante Alighieri, traduit par Longfellow (1867).
3 Dante’s Inferno Canto IV Ligne 40, Dante Alighieri, traduit par Longfellow (1867).

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journal_2011_02_20_rencontre_ahazu

Clerc nain

“Ahazu le prince Démon, maître de la nuit, de l’emprisonnement et des Wells of Darkness, un plan abyssal dans lequel il vit en exil volontaire depuis des millénaires. Nous l’avons rencontré, Thorar.”

“Dans une bibliothèque souterraine, véritable dépositoire de connaissances sur les plans inférieurs, se trouvait un puits, son puits. Au cœur d’Everlook, après avoir été guidé sans heurts à travers une mer de morts-vivants servant maintenant le culte du Geôlier par Hallya à la bouche fumante, elle qui avait commis la folie d’y placer la dent D’Ahazu, cet artéfact qui suit notre groupe depuis plusieurs mois, nous l’avons trouvé.”

“Ahazu ne parla qu’à Hallya, elle qui détenait le focus nécessaire pour établir le contact avec l’entité en exil. Lors de cette discussion, Gunrak, n’y trouvant sans doute rien d’intéressant, parcouru la pièce. De cette recherche, le Demonomicon d’Iggwilv fit son apparition – non pas une des six copies connues, mais une septième, celle-là, inconnue à ce jour. Un trésor inestimable, s’il en est un. De cet ouvrage, nous pûmes en apprendre plus sur Ahazu lui-même, sur sa tentative d’emprisonnement d’Orcus et sur la rétribution sanglante de ce dernier qui descendit dans les Wells of Darkness avec son armée abyssale et extermina le Culte d’Ahazu jusqu’à son dernier membre. Ahazu, pour se dissimuler de son ennemi, se terra dans les profondeurs du plan et attendit, attendit que son culte se reforme autour de lui au sein d’Everlook, forteresse qui fut érigée par-dessus son lieu choisi d’exil, sa prison. Mais le culte était maintenant différent; un culte de mercenaires, qui vendait les services d’Ahazu le Geôlier et des Wells of Darkness au plus offrant, emprisonnant ennemis politiques et individus dérangeants pour les commanditaires de leurs actes sans discernement. Un seul lien unissait maintenant les captifs, leur puissance, ce qu’Ahazu respecte par-dessus tout. Détenir des captifs de plus en plus puissants pour amasser leur pouvoir et en faire le sien semblait maintenant être l’objectif du Geôlier; nous allions pouvoir utiliser ce levier pour libérer Shami-Amourae par la suite, même si nous l’ignorions à ce moment.”

“La scène que je vais décrire, par Moradin, correspond à ce que mes yeux de nain fatigué ont aperçu, Thorar. L’eladrin toucha la surface du puits d’Ahazu, une mosaïque impressionnante et précise de tuiles minuscules d’un noir d’ébène. Une tuile recéda alors sous la simple pression de son doigt fin; du lien avec Ahazu rendu possible par la dent qu’elle portait alors, Hallya pu comprendre qu’elle devait graver le symbole du Geôlier dans la mosaïque pour permettre une conversation télépathique plus complète, ce qu’elle fit. Immédiatement, la mosaïque laissa la place à un puits de plusieurs dizaines de pieds de profondeur. Dans un conduit vers l’extérieur du Multiverse, Ahazu le Geôlier nous attendait. |…|”

Kharas, adossé à un chêne noueux, leva les yeux du lourd manuscrit des Skullcrushers qui se tenait sur ses genoux, comme il l’avait été tant de fois durant les décennies précédentes, et ressenti à nouveau le sentiment d’impuissance qui l’avait envahi tant d’années auparavant lors de la discussion entre Hallya et le Geôlier. Il y avait bien longtemps que le vieux nain n’avait pas revu la frêle eladrin. Il imagina quelques secondes ce qui était advenu d’elle, si torturée, son âme en schisme évident entre des forces occultes concurrentes. Peut-être croiserait-il son chemin à nouveau, pensa Kharas, dans ce plan ou dans un autre. Les yeux du nain, maintenant emplis de mélancolie, retournèrent au manuscrit de son clan, le récit des Héros de Sasserine.

“|…| Captivés par la terrible scène et le pouvoir de l’Eladrin, seule sa volonté nous empêcha d’être attirés vers le Geôlier, dont le pouvoir d’attraction était surnaturel. D’un cri, elle nous intima de rester sur place, elle qui possédait la dent et n’était nullement affectée par le tourbillon maléfique qui virevolta autour de nous dans Everlook lors de ces instants qui resteront gravés dans nos mémoires pour l’éternité. Isom le barde accompagna la scène d’un hymne apocalyptique pour plaire à Ahazu et je murmurai quelques mots d’encouragement pour Hallya, mais notre destin était maintenant entre ses délicates mains.”

“Dès le début de la discussion, Ahazu bloqua toutes sources lumineuses dans la pièce et nous apparu telle une chauve-souris aux dents acérées et aux contours brumeux et fantomatiques. La membrane qui nous séparait d’Ahazu était repoussée continuellement vers nous, l’être emprisonné voulait-il sortir, ou nous attirer vers lui? Hallya, peu affectée par la scène, poursuivit son discours et énonça fermement notre besoin, la libération de Shami-Amourae. Ahazu, notant que la prisonnière n’avait pas signé de pactes avec lui pour qu’il la maintienne dans cet état, accepta, en échange de la dent et d’une âme plus puissante que Shami-Amourae pour l’emprisonner à sa place et ce, avant de permettre la libération de notre cible. Nous refusâmes, cette proposition était risible; Isom traita avec brio de la condition défaillante de Shami-Amourae après tant d’années d’emprisonnement et Hallya renchérit avec l’impossibilité de remettre la dent immédiatement à Ahazu – nous serions détruits par les morts-vivants d’Everlook avant de quitter la forteresse sans sa protection et son influence sur ces créatures. Ahazu nous offrit alors un compromis : sa protection jusqu’à notre départ des Wells of of Darkness et, après maintes tractations, un délai d’une année pour lui ramener une âme plus puissante que Shami-Amourae. Nous devions par contre laisser la dent immédiatement, que je m’empressai de retirer – non sans violence – de la bouche d’Hallya pour la jeter dans le puits de la créature. Si nous échouions à notre tâche, nos âmes seraient celles d’Ahazu le Geôlier. Bien que la mienne appartienne au Forgeron Éternel, je considère que mon acceptation tacite de l’accord avec le Geôlier forcera le divin créateur, lui qui connait si bien les âmes, à l’accorder à Ahazu, une perspective que je ne peux me permettre de contempler; Ahazu aura son âme et les nôtres nous mèneront vers nos dieux respectifs, bien que je ne sois pas certain de ce qui adviendra de celle de Gunrak, en y réfléchissant. Avant de quitter Everlook, Ahazu donna à Hallya un objet, un diadem que Shami-Amourae portait lors de son emprisonnement, un objet qui fut utilisé lors d’un rituel de divination et nous donna l’opportunité d’assister à une scène où le cou de Shami-Amourae fut percé pour y implanter un démon, un ancien ange ayant perdu la grâce des dieux du Bien et protégeant habituellement le Shard of Evil. Sans aucun doute, nous assistions alors à l’emprisonnement de Shami-Amourae. Le démon devait maintenant faire partie du système de défenses autour de cette dernière, une protection additionnelle placée par ses Geôliers pour empêcher son extraction des Wells of Darkness.”

“Everlook derrière nous, nous approchâmes alors du puits de Shami-Amourae où nous rencontrâmes des Girallions, ces créatures ressemblant à de puissants macaques aux bras multiples. Notre combat y fut difficile, mais c’était à s’y attendre, notre objectif étant si près. Maintenant, onze statues se dressaient devant nous, vigiles silencieuses au fond du puits de Shami-Amourae…”


“Maître Isom, je peux être d’accord avec vous que brûler les ronces du puits de Shami-Amourae était une bonne idée” affirme Fruward Erinyesblade, son mouchoir sur la bouche “Mais maître Kharas a un bon point ; cette fumée épaisse doit être visible à des lieux à la ronde. Sans parler de l’odeur, par les Enfers !”

Effectivement, un panache de fumée impénétrable sort de l’ancien puits et semble monter à des milles de hauteur. Des créatures fantomatiques voltigent autour de la colonne de vapeur. Leur vol nerveux semble ressentir le sinistre présage derrière cette noirceur soudaine dans les cieux normalement déserts du plan.

“Maître Isom ?” demande le seigneur tiefling, inquiet.

Le barde se tient à l’extrême bord du puits de la succube oubliée, ignorant les flammes qui par moment lèchent les anciennes runes abyssales. Des volutes de fumées enrobent le barde d’un suaire nauséabond, le nimbant d’une auréole sombre. Le seigneur tiefling se penche vers le barde, qui semble chantonner pour lui-même en observant les flammes :

“Damn’tion is a smoke raised with the fume of sighs;”
“Being purged, a fire sparkling in damn’d’ eyes;”
“Being vex’d a sea nourish’d with damn’d’ tears:”
“What is it else? a madness most discreet,”
“A choking gall fo’ such costly sweet.”

Inquiet, le seigneur tiefling prend le barde par le coude et le ramène doucement, mais fermement, loin de la margelle du puits. Le barde continue de chantonner d’une voix faible, couvrant à peine le crépitement du bûcher.

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En route vers Overlook

Une seconde rétorque la warlock au trois succubes, les voyants s’éloigner du puits. Après quelques entourloupes de diplomacy, elle finit par apprendre qu’elle travaille pour le prince des démons. Elles ont pour mission de surveiller ce puits. Hé oui, nous ne les avons pas rencontrés par hasard!!! De plus, nous avons appris que Red Shroud ne travaille pas pour Demogorgon.

Elles allaient quitter les lieux afin de faire leur rapport. Il était bien sûr hors de question de les laisser partir afin qu’elles parlent de nous. Deux ont été buté sans trop de difficulté, bref, un bon coup de genoux bien placer suffisait, ce n’était pas de grandes guerrières. Une cependant a été mise inconsciente afin de lui poser quelque petites questions.

Elles font leurs rapport auprès de colibri… eeee je veux dire Kabiri ou quelque chose du genre et elle communique avec grâce a une satané roche. Je crois que plus de détails n’est pas très utile. Elle se trouve près du puits d’Ébulon, un puissant diable. Colibri est leur contact dans les services secret de Demogorgon.

Le puits de Shami est protégé par les singes que l’on connaissait déjà, les statues s’active si elle est libéré, il y a une sécurité sur elle et une autre qui n’est pas connue par elles. En cas de pépins elles ont des renforts qui peuvent arriver.

La forteresse d’Overlook est gardée par des morts-vivants et deux Nightwalkers.

Deux objets ont été trouvés sur elle, une bouteille de parfum qui semble avoir rendu la warlock heureuse, qui donne quelque bonus de diplomacy et autre truc. Un objet a attiré davantage mon attention, il s’agit d’une skeleton key qui donne un bonus incroyable pour ouvrir non seulement des portes mais qui pourrait même ouvrir des portals. C’est justement l’ object reading de cette clé qui nous a permis de voir que cette clé pouvait ouvrir des portal. De plus, cette clé a été fabriquée par un nain des profondeurs d’après ce que j’ai été en mesure de comprendre.

En se dirigeant vers Overlook, nous avons passé par le puits d’Ébulon pour cacher la roche qui servait en transmettre les informations. En chemin et pour faciliter la conversation avec Ahazu, la warlock que l’on croyait ne pas pouvoir devenir plus bizarre qu’elle l’était déjà a décider de mettre la dent d’Ahazu que l’on gardait depuis un bon bout de temps. Une étrange fumée noire sort désormais de sa bouche.

Rendu sur place, nous nous faisons passer comme étant la garde rapprocher de la warlock. Le barde s’avance et exige audience avec Ahazu au nom de sa maîtresse. Dès qu’elle avance, ceux qui se trouve à l’intérieur s’arrête. À l’intérieur se trouve de grande bibliothèque et deux statues très récentes qui semblent être un cadeau de trois de ces adorateurs et une autre d’Ahazu. Après avoir descendu un escalier, on aperçu une grande pièce avec ces trois adorateurs au milieu autour de ce qui semble être le puits d’Ahazu dans une pièce rempli de bibliothèque le tout derrière une grille piégé.

À ma grande surprise, nous n’étions pas la bienvenue, quelle surprise lol. Bha ça c’est passer comme d’habitude ou presque, les mâles fut quelque peu pathétique mais bon on ne le dira pas trop fort.

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De Pazunia aux Wells of Darkness

Isom soupire et se prend la tête dans les mains. Il retombe en transe, en incantant insolemment :

<< Ô créatures perdues ! Bannies d’entre les plans des mortels ! Répondez aux humbles questions de ce pauvre thielfing maudit ! >>

Le barde lâche un cri de souffrance, et tombe presque immédiatement en transe. La valse des questions et réponses recommence.

  • Comment peut-on communiquer avec une créature prisonnière d’un puits dans les Wells of Darkness ?
    • C’est impossible.
  • Quelle est la procédure pour mettre quelqu’un dans un puits ?
  • Y a-t-il une force qui nous attend dans les Wells of Darkness pour nous tendre une embuscade ?
    • Non.
  • Est-ce que Red Shroud peut communiquer avec Shami-Amourae ?
    • Oui, elle en est capable.

Le barde ressort péniblement de sa transe, étourdi. Le moine le regarde de haut et affirme à la cantonade :

<< Tu n’as pas posé la bonne question ! Bien sûr que la succube est capable communiquer avec sa maîtresse, mais ça ne nous dit pas si elle l’a déjà fait ! Au mieux, cela suppose qu’elle possède peut-être quelque chose ayant appartenu à Shami, mais même ça, ça n’est pas clair ! >>

Les membres du groupe réfléchissent, et approuvent. Le barde se relève, songeur. Il reprend son paquetage lorsque la Sorcière affirme :

<< Pourquoi descendre dans ce plan oublié ? Nous savons que certains des secrets que nous avons percés sont brûlants et dangereux. Combien de nos ennemis seraient heureux de nous voir tomber dans un de ces puits maudits ? Combien de nos ennemis nous manipulent justement dans le but de nous enfermer pour l’éternité ! >>


Le groupe apparaît au milieu d’une plaine désertique entre d’énormes structures de fer rouillé et éclairée par un soleil froid n’offrant aucune chaleur. Un vent implacable souffle entre les lancées de rochers ferriques, fouettant le groupe implacablement d’aiguilles de fer acérées.

Boudeuse, la Sorcière sort l’ancienne dent d’Ahazu, qui palpite silencieusement dans sa main. Le barde, mal à l’aise, affirme :

<< J’aurais préféré rester derrière aussi, crois-moi ! Mais je ne crois pas que l’on peut se défaire de notre devoir … et de notre destin. >>

Hallyah jette un regard méprisant au vieux thiefling. Le barde hausse les épaules, et commence une incantation, puisant l’énergie même du plan pour soulever lui-même et ses compagnons.

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De Pazunia aux Wells of Darkness

Isom soupire et se prend la tête dans les mains. Il retombe en transe, en incantant insolemment :

<< Ô créatures perdues ! Bannies d’entre les plans des mortels ! Répondez aux humbles questions de ce pauvre thielfing maudit ! >>

Le barde lâche un cri de souffrance, et tombe presque immédiatement en transe. La valse des questions et réponses recommence.

  • Comment peut-on communiquer avec une créature prisonnière d’un puits dans les Wells of Darkness ?
    • C’est impossible.
  • Quelle est la procédure pour mettre quelqu’un dans un puits ?
  • Y a-t-il une force qui nous attend dans les Wells of Darkness pour nous tendre une embuscade ?
    • Non.
  • Est-ce que Red Shroud peut communiquer avec Shami-Amourae ?
    • Oui, elle en est capable.

Le barde ressort péniblement de sa transe, étourdi. Le moine le regarde de haut et affirme à la cantonade :

<< Tu n’as pas posé la bonne question ! Bien sûr que la succube est capable communiquer avec sa maîtresse, mais ça ne nous dit pas si elle l’a déjà fait ! Au mieux, cela suppose qu’elle possède peut-être quelque chose ayant appartenu à Shami, mais même ça, ça n’est pas clair ! >>

Les membres du groupe réfléchissent, et approuvent. Le barde se relève, songeur. Il reprend son paquetage lorsque la Sorcière affirme :

<< Pourquoi descendre dans ce plan oublié ? Nous savons que certains des secrets que nous avons percés sont brûlants et dangereux. Combien de nos ennemis seraient heureux de nous voir tomber dans un de ces puits maudits ? Combien de nos ennemis nous manipulent justement dans le but de nous enfermer pour l’éternité ! >>


Le groupe apparaît au milieu d’une plaine désertique entre d’énormes structures de fer rouillé et éclairée par un soleil froid n’offrant aucune chaleur. Un vent implacable souffle entre les lancées de rochers ferriques, fouettant le groupe implacablement d’aiguilles de fer acérées.

Boudeuse, la Sorcière sort l’ancienne dent d’Ahazu, qui palpite silencieusement dans sa main. Le barde, mal à l’aise, affirme :

<< J’aurais préféré rester derrière aussi, crois-moi ! Mais je ne crois pas que l’on peut se défaire de notre devoir … et de notre destin. >>

Hallyah jette un regard méprisant au vieux thiefling. Le barde hausse les épaules, et commence une incantation, puisant l’énergie même du plan pour soulever lui-même et ses compagnons. Le moine profite de sa nouvelle vitesse aérienne pour lancer des regards aux quatre points cardinaux et rediriger le groupe dans la bonne direction. Il se met alors à grogner :

<< Tu aurais pu te forcer, vieux maudit. On est à vingt, vingt-cinq milles de la forteresse d’Everlook. Minimum. Je ne vois aucun des fameux sentiers de marbre. Mais je vois qu’on est déjà repéré … autant avancer. >>

Le groupe s’élance alors, tirant profit des pics de rochers ferriques pour se camoufler des possibles forces en maraude. Mais il devient rapidement évident que l’étau se resserre ; les ombres-sentinelles les rejoindront avant qu’ils rejoignent le sentier protecteur. Le groupe prend alors la position de combat. Le barde affirme :

<< Ces ombres sont les gardiennes du plan d’Ahazu. Elles sont une manifestation des abysses elles-mêmes. Elles ont mauvaise réputation … >>

La Sorcière ouvre sa main, dévoilant la dent, vestige d’Ahazu. Mal à l’aise, elle affirme :

<< Je crois qu’il faut utiliser la dent. Il faut que quelqu’un mette la dent. Je vais mettre la dent ! >>

Le moine et le barde, effrayés, l’arrête avant qu’elle porte la main à sa bouche. Une violente discussion s’amorce, interrompue subitement lorsque les ombres s’abattent sur le groupe. La Sorcière montre la dent et demande le droit de voir le maître du plan, Ahazu the Seizer. Les ombres hésitent, confus par le vestige du seigneur-démon, mais poursuivent finalement leur attaque.

Les ombres ont les jambes floues, fondues entre le plan froid des Wells of Darkness et un plan d’ombres primordiales. Leur visage est invisible, caché par la lueur malsaine de deux yeux rouge brûlants. Le nain, inaffecté par la peur, intercepte trois ombres et fait danser son marteau sur ceux-ci. Initialement surprises, les ombres s’attaquent au nain ; les deux premières absorbent son énergie vitale et la troisième fixe un regard qui flambe d’une lumière infernale. Le nain s’étouffe brusquement devant les yeux incandescents de l’ombre et s’effondre dans un cri étouffé. Il se relève immédiatement, rouge de fureur. Fouettés par la rage du nain, le groupe défonce les ombres restantes. Les ombres s’éteignent, une par une, laissant seulement une vague odeur de souffre.

Le groupe ne s’arrête que le temps de reprendre son souffle. Le moine reprend son vol et pointe trois direction différentes. Il crie qu’il faut repartir, que les ombres semblent revenir. Le groupe repart, se faufilant entre les structures de fer afin de déjouer leur poursuivant. Le moine leur montre une lancée rocheuse plus loin, affirmant qu’un chemin se cache juste derrière. Une masse d’ombres se pressent derrière le groupe, à quelques encablures de distance. Le groupe rejoint finalement le chemin, hors d’haleine, alors que des dizaines d’ombre se pressent à une dizaines de pieds à peine du massif chemin de marbre. Les ombres hésitent, mais finissent par se disperser.

Le chemin de marbre fait près de 50 pieds de large. Un puits se trouve à proximité. Hallyah déchiffrent rapidement les inscriptions arcanes sur le bord du puits. Un ancien démon, ayant failli durant la Blood War et puni pour son incompétence. Quelques centaines de pieds plus loin, un autre puits, avec des statues-gardiennes dans le fond, sur la margelle donnant vers le vide donnant sur l’extérieur de l’univers. Hallyah affirme que là se trouve une personne sacrifiée pour absorber un démon, lors d’un ancien conflit oublié.

Le moine tousse à ce moment-là, et attire l’attention du groupe vers le chemin de marbre. Un groupe se profile à l’horizon, près de vingt monstres s’approchent, visiblement des démons humanoïdes. Le groupe avance donc vers le groupe de démons, prenant une attitude occupée et défiante. Le nain joue des épaules et tient son marteau de manière ostentatoire. Les démons passent sans jeter un regard sur le groupe. Sur un signe d’un grand démon, une créature mi-humaine, mi-démoniaque s’arrête pour questionner le groupe. Il cherche un ange, une ancienne victime de la Dawn War, perdue pour les causes célestes depuis des millénaires. Le barde pointe une direction quelconque, méprisant, ce que le demi-démon accepte avec réluctance.

Le groupe avance sur les chemins de marbre, s’approchant lentement du puits présumé de Shami-Amourae. Un autre groupe semble être sur le même chemin ; trois succubes, vêtues dans un style similaire où les liens de cuir semblent prévaloir. La métamorphe affirme que cela ressemble à un style qu’aurait aimé la reine des succubes déchue qu’est Shami.

Le nain et le moine en profitent pour s’approcher des succubes et lier connaissance. L’une d’elle est visiblement sadique. L’autre semble exhibitionniste. Et la dernière semble masochiste. L’exhibitionniste, juchée sur les épaules du nain, tente de prendre le contrôle de celui-ci, mais ce dernier la repousse négligemment. Une discussion s’amorce, où les succubes affirment être des suivantes du culte dirigé de Red Shroud.

Le puits de Shami est rempli jusqu’à la moitié de ronces acérées. Des bruits sauvages proviennent du fond du puits ; des gorilles à deux têtes se trouvent au fond et sentent la chair fraîche. Le groupe créé un festin pour les gorilles sanguinaires et le pousse dans le fond du puits. Quatre gorilles sortent et se repaissent du festin. Les succubes et le groupe profitent de ce que les gardiens sont occupés pour descendre au fond du puits.

Il y a une dizaine de statues sur la margelle du puits, représentant des arachnides. Hallyah affirme qu’elles seront activées si on les attaque ou si on essaie de libérer Shami. Avec dégoût, la Sorcière sort le talisman de l’ancienne reine des succube et touche la surface élastique de la frontière entre le plan et l’extérieur de l’univers.

Une énorme forme sombre s’agite dans l’ombre infinie du puits. Hallyah confirme que l’ombre ressemble aux fresques de Divider’s Ire. Un contact faible et difficile s’établit entre la Sorcière la Succube. Le groupe apprend donc :

  • Shami Amourae veut sortir. Elle affirme que Red Shroud est déjà venue et lui a promis de la faire sortir, mais elle ignore comment elle pensait faire.
  • Shami refuse de dire pourquoi elle a été bannie par Demogorgon. Elle affirme qu’elle parlera de la faiblesse du Seigneur des Démons lorsqu’elle sera libérée.
  • Elle affirme connaître la marée sauvage ; La destruction de la civilisation olmane était le résultat d’une expérience faite par Demogorgon il y a mille ans, peu avant son bannissement.

Épuisée, la Succube doit ensuite retourner dans son ombre éternelle. La Sorcière retire sa main de la frontière entre les mondes, songeuse.

<< Et maintenant ? >>

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Broken Reach

Notre périple à Broken Reach à commencer chez ce Balik, nous avons espéré le rencontrer mais bon arriver sur place nous avons eu droit qu’à son laquais de service.

Ce personnage voulait nous vendre des voyages exotiques, je crois qu’il n’avait pas compris ou plutôt qu’il ne voulait pas comprendre ce que nous faisions dans ce lieu. Après un peu de brasse camaraderie, nous lui avons dit que nous étions pour repasser sous peu et que cette fois, c’est avec Balik lui même que nous voulions parler. Après cette rencontre infructueuse, nous avons été voir la maîtresse de ces lieu, reine de l’information et des poisons en ces lieux.

Arriver sur place avec assez de résiduum pour avoir une audience sans délais, un rideau de feu fut tassé par un garde de taille impressionnante. Cette place est très bien garder, 8 alcôves ornent la salle et dans chacune d’elle, une créature maléfique y prenait position.

Nous étions les suivant, nous attendions qu’elle ait fini avec un groupe d’elfe qui en sortie à moitié satisfait. Mon attention s’est portée sur un drow à une table avec différente fiole qui était probablement du poison. Après lui avoir délivré les informations concernant le complot qui visait à la tuer grâce à un nouveau produit sous son toit, nous avons été a même de constater que le drow crachais ces poumons, drow qui était en fait son agent double mais qui, apparemment n’avais pas donner toute les informations nécessaire ou n’avais pas été en mesure d’en savoir suffisamment sur le sujet.

Quelques informations sur les wells of drakness et sur Shami ont quand même value le prix que l’on a payé. Elle faisait partie du culte des disciples des délices, cela semblait très prometteur surtout pour moi qui adore les délices de la chair mais le culte se serait apparemment effondrer après sa mort sauf pour quelque disciples dont Red Shroud en serait maintenant le chef mais sans en faire véritablement partie. Plusieurs interrogations se sont posé avec autant d’hypothèse. Il est possible de communiquer avec ceux qui sont dans les puits des wells of darkness à condition d’être à toute fin pratique dans le puits de la personne avec qui l’on veut parler où la barrière est la plus fine, qui est en fait la barrière entre ce monde et celui à l’extérieur du temps et de l’espace et ce, à condition d’avoir un focus de la personne. Wow, tu parles d’une histoire de dingue. Bon, pour aller dans ce lieu maudit, il nous faut également le bon focus, qui serait en fait en forme de diapason mais fait de crystal. À chaque 1000 ans, les chefs des différents layer des abysses se réunisse en conclave dans une ziggurat, date où les plans risque fort d’être enligner, ce qui créer les conditions pour une marée sauvage.

Ok, j’ai mal à la tête avec toutes ces folies, un sommeil réparateur s’impose. Hum, cette auberge doit bien offrir quelque chose de mieux à manger que ce foutu basket. Hum, du blood pudding, mais qu’est-ce que c’est aubergiste, du sang venant de différente espèces kwwwaaakkkk. Hum, quelqu’un d’autre veut du basket.

Bon allons revoir notre ami vendeur de focus… je ne sais pas pourquoi mais je me serais vraiment attendu à voir ce Balik mais non, il est trop chicken pour nous parler en face. Bon après avoir brassé quelque peut son laquais de service, il nous vend le bon focus et ce, en échange, on l’envoie sur Sigil et lui avoir enlevé la marque qu’il avait sur lui. Mais avant, on a pris tout les focus du magasin sans savoir que la majorité était faux et il nous a dit comment il communiquait avec ce Balik. Cette conversation ne fut pas très fructueuse, ce que l’on sait c’est qu’on est grosso modo manipuler depuis le début et qu’il ne peut que nous aiguiller au fur et à mesure car plusieurs personne pourrait avoir envie d’espionner nos penser. No No no personne ne va espionner mes pensées impures, en faite cela pourrait être drôle, ça risque de lui faire peur plus que d’autre chose mais bon. Au moins nous n’avons pas quitté les mains vides, j’ai trouvé une espèce de bouquin nain sans importance mais apparemment d’une très grande rareté. Bon peut-être que les sages de ce monde nous en diront davantage, ce barde va leur demander.

Gunrak
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Avec réluctance, Isom implore la sagesse des oracles invisibles dans leur recherche d’informations. Le barde partage la crainte de la métamorphe sur cet ancien rituel : Il ne s’agit plus de contacter un quelconque fantôme de passage, ou même un esprit malin récemment délivré. Il s’agit de livrer volontairement sa conscience à une de ces puissances éternelles qui rôdent entre les mondes. Un de ces dieux bannis, ou de ces monstres qui défient l’imagination humaine, peut-être un de ceux bannis dans les tréfonds-mêmes des puits infinis des Wells of Darkness.

Sous le regard impatient de ses camarades, Isom commence le rituel. Le contact se fait immédiatement, brutalement. Quelqu’un, ou quelque chose, attendait tout près, beaucoup trop près. Un effet des abysses peut-être, ou bien de la main invisible qui les poursuit. Les questions et les réponses fusent, dans un staccato semblables aux jabs d’un boxeur déchaîné. Les réponses aux questions sont rapides, claires et anormalement sans mystères.

  • Quelle est la position du puits de Shami-Amourae dans les Wells of Darkness ?
    • En considérant le soleil comme le nord, elle est au nord-est de la forteresse d’Everlook.
    • Vague impression d’un soleil bleu et froid, d’une forteresse figée dans le temps et d’un gouffre insondable vers l’éternité.
  • Quand les plans des abysses seront alignés ?
    • Dans le courant de la prochaine année.
    • Vision cauchemardesque d’une vague monstrueuse s’abattant sur le plan Matériel.
  • Quand est-ce que la forteresse volante d’Earthmote sera au-dessus de Pazunia et accueillera le conseil des seigneurs des démons ?
    • Dans 259 jours.
    • Rappel de l’orage incendiaire vu plus tôt durant la journée.
  • De quoi est fait la noirceur des Wells of Darkness ?
    • Les puits sont une fenêtre vers l’extérieur de l’univers.
    • Gémissements inaudibles, tous les sens devenant aveugles.
  • Quelle est la position du puits d’ Ahazu the Seizer dans les Wells of Darkness ?
    • La forteresse d’Everlook est au-dessus du puits d’Ahazu.
    • Vision d’un monstre invisible avalant la forteresse millénaire.
  • Pour qui travaille Balik ?
    • Il travaille pour Phraxas Azazel et Malcanthet.
    • Vision d’une succube sur son trône, qui se retourne pour fixer son interlocuteur d’un oeil calculateur et vaguement méprisant.
  • Comment peut-on sortir quelqu’un des puits ?
    • Le seul moyen simple est de faire un pacte avec Ahazu.
    • Rappel des cuves remplies des vers-âmes des damnés.
  • Peut-on sortir du plan des Wells of Darkness ?
    • Oui, le plane shift est possible.
    • Sur ce, le barde sors lentement de sa transe.

“Maintenant nous savons”, grommelle le nain avec satisfaction.

Le barde s’assit sur le sol avec maladresse, le teint nauséeux. D’une voix enrouée par le choc, il gémit faiblement :

“Hélas, Malcanthet le sait aussi.”

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Exploration de Pazunia
pazunia

Regarder le plan de Pazunia à travers l’espace extradimensionnel du couteau d’exode n’avait rien de mieux que d’y être réellement. La chaleur, oppressante, pesante qui vous écrasait au sol par sa puissance, la fournaise de Pazunia étendait ses tentacules, troublant le sommeil des compagnons de Kharas Skullcrusher, sur lesquels il veillait maintenant. Leur sommeil serait épuisant, le sien aussi. Le plan semblait tirer leurs forces vitales. Isom, déjà affaibli et affecté par les Abysses, semblait rager intérieurement de sa condition et de sa présence en ses lieux. Kharas se tourna vers lui pour lui glisser des mots d’encouragement alors que Gunrak lui intima le silence. Un orage pointait à l’horizon. Habitué aux orages de Sasserine et vétérans de plusieurs voyages maritimes, le groupe fronça d’abord les sourcils en suivant l’index de Gunrak. La masse élémentale qui déferlait vers eux ne pouvait être un simple phénomène météorologique; sa couleur rouge sang, le feu qui léchait ses pourtours et sur lequel l’orage semblait rouler… Mais Gunrak avait raison; l’orage infernal, véritable manifestation malicieuse de la colère du plan, semblait même traquer un groupe de caravaniers qui établissaient à ce moment même – et à toute vitesse – un campement protégé par la magie arcane à quelques dizaines de mètres de la faille du couteau d’exode. Les caravaniers, deux tieflings, étaient gardés par des minotaures. En les observant quelques secondes, Kharas imagina des angles d’attaque qu’ils ne pourraient parier avec leurs lourdes armes. Des combattants de niveau intermédiaire, qu’il pourrait…

“Tsss. Ils parlent de Broken Reach. Ils disent qu’ils ne pourront s’y rendre ce soir” interrompit Gunrak. Le campement des caravaniers était maintenant terminé – et pas une seconde trop tard: l’orage déferlait maintenant directement au dessus des campements dans toute sa fureur. Il ne restait plus rien à faire que dormir, se dit Kharas. Profiter du peu de sommeil que le plan allait accorder en cette nuit…où était-ce le jour? Peu importait…

“Une vibration et un nuage de sable à l’ouest.”
Kharas ouvrit instantanément les yeux, son marteau semblant apparaître dans ses mains, et vit Gunrak accroupit à l’extrémité de l’espace extradimensionnel, une oreille au sol.

“Ne dors-tu jamais, moine?” grommela Kharas, réveillant sans ménagement les formes assoupies par-dessus lesquelles il trébuchait en se dirigeant vers Gunrak.

“Une armée, ajouta Gunrak, sans répliquer aux propos de Kharas. Se dirigeant vers une forteresse. Un petit groupe, une cavalerie s’est détachée du corps de l’armée…”

“Des éclaireurs. Le campement des caravaniers” bailla Isom, en s’étirant. De son flegme habituel, il ajouta ensuite “Le couteau nous gardera encore quelques minutes seulement. Aussi bien rencontrer les cavaliers la tête haute que de se faire propulser au milieu d’un combat, non?”

“Argh…”

Fut la seule réponse de Kharas, qui, d’un mouvement pratiqué à des centaines de reprises de la main gauche, sembla ouvrir un pan du désert au-dessus de lui. Un observateur attentif aurait vu les cinq compagnons sortir – littéralement – du sol, mais les vétérans se dissimulaient en utilisant le couvert de rochers ambiant. Mené par Isom, ils se dirigèrent vers la caravane. Le groupe négocia sans peine et obtenu la collaboration des caravaniers et de leurs gardes: ces derniers avaient déjà dansé avec des Armanites et ne comptaient pas recommencer. Pour Kharas, par contre, qui organisa alors les défenses de la caravane en s’époumonant à crier des ordres, les centaures abyssaux n’étaient que les prochaines victimes de son marteau, des genoux de Gunrak et des éléments manipulés par Hallya. Sa confiance en son groupe avait grandi depuis leur arrivée dans les Abysses, mais pas tout à fait dans leur choix de stratégie. En place, le groupe attendait…

Les Armanites, surpris d’affronter une résistance organisée, furent pris par surprise et rapidement engagés. Lord Fruward Erinyesblade, inspiré, mena la charge sur la plaine nue de Pazunia et mena les compagnons vers la victoire. Même un Earth Drake, maître des airs et de la terre qui fit son arrivée tardivement ne put amenuiser la rage du noble tiefling et des minotaures qui firent pleuvoir quantités de flèches sur leurs ennemis, protégeant les tieflings dont ils avaient charge avec honneur.
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“Red Shroud? Elle dirige Broken Reach. Elle contrôle le poison, l’information et le marché. Rien ne se passe dans cette ville sans que Red Shroud ne le sache ou l’autorise, gente eladrin” répondit le tiefling. Maintenant dans la caravane, Hallya avait entrepris de questionner les tieflings, un père et sa fille, sur le chemin de Broken Reach. Après avoir soigneusement dépecé le Drake, le groupe s’était joint aux caravaniers. Les mâles marchant aux côtés des minotaures et protégeant les flancs de la caravanes, Hallya et Farah à l’intérieur de cette dernière, en fait un espace extradimensionnel gigantesque. Les tieflings, d’un culte d’adorateurs du Endless Maze, un culte dédié à Baphomet, le prince démon des bêtes et des Minotaures, parlèrent d’un serrurier à Broken Reach, un dénommé Balik, qui correspondait à la description faite par Hallya de notre marionnettiste, le revenant qui semblait mener le groupe depuis son départ de Sasserine. Une visite au serrurier serait de mise, mais pas avant d’avoir rencontré Red Shroud.

Broken Reach n’était, en réalité, qu’un repère de contrebandiers mal famés – la Crimson Fleet aurait pu y emménager sans trop de mal. Dans cette ville, tous révélaient des secrets si les bonnes questions étaient posées. Et Hallya savait poser les bonnes questions. D’un marchand au regard livide, le groupe su que Balik n’officiait pas dans son magasin depuis une semaine, sans expliquer la raison de son départ. D’un drow avec le coude trop lourd, elle apprit l’existence d’un nouveau poison créé sous l’église de Lolth de la ville, un poison destiné à Red Shroud, pour obtenir le contrôle de la ville pour leur sombre reine…

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Pazunia, désert aux milles portes

“C’est un laboratoire” affirme la Sorcière, prenant une fiole et la plaçant dans son sac.

Isom hoche la tête silencieusement en retournant un cadavre. Farah grimace en reconnaissant le symbole sur les habits des nécromanciens.

“Ce sont des servants de Lamashtu, la démoniaque reine des natalités monstrueuses.”

Le barde retient un hoquet de dégoût en se rappelant les planches de Toremor, le plan de Lamashtu, qui est généralement dessiné avec des hordes de créatures hybrides difformes. Ses compagnons remplissent leurs sacs de pots peu ragoûtant et de sacs de pièces abyssales. Réprimant une nausée, le barde se rabat sur les bibliothèques bien remplies du laboratoire. Des runes naines élaborées attire son regard ; cinq volumes élégamment enluminés, une copie précieuse du journal d’un warpriest légendaire.

Gunrak le Fou s’approche du bassin, qui brille faiblement dans le sombre laboratoire. Hallyah affirme que cela est causé par du résidium, dissout dans l’eau afin d’infuser les morts-vivants qui y baignent d’une force supplémentaire. Les yeux de Gunrak brillent, mais Hallyah et Farah le ramène sur terre en mentionnant qu’il s’agit que d’une quantité négligeable de résidium, et que l’eau du bassin est fortement contaminée par les morts-vivants. Le fond du bassin est effectivement couvert de morceaux de cadavres, qui semblent bouger faiblement à travers la surface mouvante de l’eau brillante.

Le groupe se dirige donc vers les grandes portes doubles du laboratoire. Gunrak entrouvre la porte et jette discrètement un oeil dans la pièce suivante. La pièce suivante semble être un atelier de construction de morts-vivants. Quelques squelettes traînent péniblement des caisses vers un grand mort-vivant fait d’os et d’ombres. Dans un coin, deux petites créatures travaillent consciencieusement sur une caisse.

“Fonce vers le mort-vivant” affirme Isom, confiant au défendeur nain. Kharas hésite en observant la scène par l’embrasure de la porte. L’ombre morte-vivante se retourne subitement en flairant l’air. Le nain pousse alors un cri de guerre, et fonce à travers la salle pour frapper le mort-vivant en plein ventre. Les deux petites créatures pousse un cri de surprise et se cachent derrière leur table.

L’ombre proteste cet assaut, mais son regard démoniaque se plante ensuite dans celui du nain et force sa volonté sur celui de Kharas. Le nain, hésitant, monte sur la table de travail du mort-vivant. À ce moment, l’ombre tourne un interrupteur, et deux pôles lancent un arc électrique autour de la table, brûlant le nain qui grince des dents sous la volonté de l’ombre.

Le groupe se précipite alors dans la salle. Le barde part au secours du nain et brise le charme sur le nain. Le moine détruit un squelette et se précipite ensuite vers le monstre mort-vivant. Les deux petites créatures jumelles profitent de la confusion et sortent de sous la table avec un sourire carnassier. La Sorcière lâche un cri d’alarme, mais trop tard ; les créatures jumelles la dévore vivante et sous le choc, celle-ci demeure impuissante et s’effondre. Deux autres jumeaux sautent ensuite sur Fruward, le forçant lui aussi à l’impuissance.

Farah, dégoûtée par le massacre d’Hallyah, vient à son secours et dans une explosion d’énergie arcane fait disparaître deux des créatures et force une troisième à fuir dans la salle précédente. Sur ce, la Sorcière se relève, encore sonnée et fait résonner la pièce de deux rayons diaboliques qui frappent une tombe et une porte qui se désintègrent partiellement.

Le barde demande alors la reddition du mort-vivant, qui hésite un peu. Kharas l’écrase sous un autre coup de marteau formidable, suivi par un coup de poing magistral du moine. L’ombre jette alors ses armes. Sa dernière créature, aveuglée par le goût du sang, arrête son carnage, mais ne lâche pas prise. Le groupe tente de le forcer au calme, mais le moine décide plutôt de l’achever de sang froid d’un coup de pied derrière la tête.

Voyant que le groupe semble honorer sa reddition, l’ombre reprend confiance et commence à discuter avec le groupe. Isom identifie le monstre comme un shaadee, un ancien mage ayant troqué son âme contre du pouvoir des abysses, et qui lors de sa mort est revenu à la vie dans les abysses sous cette forme.

Ce dernier semble heureux de montrer la voie vers Broken Reach, qui est malheureusement à une journée de marche du laboratoire. Le shaadee affirme que l’ancien Broken Reach était un tel refuge de corruption qu’il a été aspiré par un autre plan des abysses. Le nouveau village a été construit il y a 15 à 20 ans un peu plus loin dans le désert de Pazunia. L’ombre ouvre alors la porte du laboratoire, et le groupe est immédiatement frappé d’une chaleur étouffante et d’un paysage de cauchemar.

Pazunia est un désert rougeâtre, vide à l’exception de vertèbres de centaines de mètres de haut, servant de repaire à des nuées de vrocs démoniaques. Des vols de 200 à 300 vrocs passent en criant, en recherche constante de viande fraîche.

Pazunia

Le shaadee ricane derrière le groupe, se moquant du manque de préparation de ceux-ci. Isom commence alors à négocier pour obtenir du matériel pour la traversée, mais le momentum est significativement passé du côté du monstre, qui affirme négligemment ne rien posséder d’utile. Il affirme qu’il doit retourner à son travail, afin de finaliser une commande pour Orcus, maître des morts-vivants. Le barde réussit à obtenir un livre rare sur le royaume perdu de Nerath, mais rien de plus. La porte du laboratoire se ferme dernière le groupe, qui doit alors travailler avec la chaleur impitoyable du soleil inhumain de Pazunia.

Isom, hésitant, effectue un rituel appelant un guide abyssal pour guider le groupe vers Broken Reach. Un vautour mort-vivant dirige le groupe, le forçant à avancer à un rythme implacable. Gunrak grade l’oeil sur le guide, qui ne semble pas apprécier son rôle. La Sorcière, de son côté, garde son oeil arcane ouvert et tente de tirer profit des aberrations des énergies arcanes pour protéger le groupe du soleil implacable et des vrocs affamés. Une heure à peine s’écoule et le groupe est épuisé ; le nain et le barde cuisent dans leurs armures, et la métamorphe et le moine se couvrent de coup de soleils.

Isom commence un champ afin d’encourager le groupe à avancer, et demande l’assistance d’un nouveau guide abyssal. Un immonde scarabée des profondeur apparaît et dirige le groupe à travers le sable rouge du désert. Le groupe atteint finalement le contrefort de collines parsemées de colonies de créatures inconnues, et au loin des structures ressemblant à des demeures qui doivent être le village de Broken Reach. Kharas, traînant la métamorphe épuisée, ouvre alors l’espace extra-dimensionnel pour que le groupe prenne refuge.

Malheureusement, la chaleur persiste dans le refuge et le repos n’est qu’illusoire. Farah, dans un délire fiévreux, rappelle au groupe que la succube Red Shroud est la fille de Malcanthet et de Pazuzu le Corrupteur et le maître de Pazunia. Elle rappelle que Pazuzu et Malcanthet sont des maîtres manipulateurs, et donc que sa fille doit sûrement avoir hérité des traits de ses parents maudits.

Malgré la chaleur, Isom finit par échouer dans un sommeil agité peuplé de cauchemars horribles où il finit immanquablement déchiré par des démons tentateurs ou dévoré vivant par des monstres immondes.

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De Farshore à Pazunia, premier plan des abysses

“Garçon ! une autre pinte !” hurle Isom. “Pour réchauffer le coeur ! Et allumer un feu dans mon ventre !”

Avec un soupir, le tavernier de Farshore s’apprête à répliquer vertement à l’inconvenant barde, mais un regard de son brasseur, un nain chauve avec un tattouage proéminent des Foaming Mug le cloue sur place. Le nain se lève lourdement, prend une choppe pleine sur le comptoir et s’approche du barde.

“Y serait temps d’arrêter, on ferme boutique. Et à votre âge, vous allez vous tuer à boire comme ça.” grogne le nain entre ses dents.

“Maître-brasseur ! Une autre, pour la route ! Pour le voyage ! Pour la gloire !” chantonne Isom, d’une voix horriblement enrouée.

Le nain soupire, tenant la choppe au-dessus de la table et repoussant négligemment les efforts pathétiques du barde pour l’attraper. Le barde, affalé sur la table, pointe un regard vitreux sur le nain chauve, le pirate-empoisonneur reconverti. Le barde tombe alors à genoux sous la table et aggrippe le tablier du nain en sanglotant. Sa voix n’est alors plus qu’un murmure :

“Maître nain … nous partons demain. Je ne vous dérangerai plus ! Je ne puis dire où nous allons, mais vous, entre tous, pouvez le deviner ! Soulagez une âme effrayée, qui devra contempler les gouffres du monde !”

Pris par surprise, le nain jette un regard gêné à la cantonnade, mais la taverne de Farshore est déserte. Le nain tape doucement la tête du barde d’un geste quasi-paternel, et dépose la choppe par terre entre les genoux de celui-ci. Ce dernier lâche le tablier humide du nain et se répand en remerciements, manquant renverser sa choppe pleine. Le nain grimace un sourire, et retourne à l’arrière du comptoir.

De sous la table, Isom savoure lentement la bière naine. Malgré ses meilleurs efforts, l’ivresse ne lui semble pas suffisante pour lui faire oublier ce qu’il a appris aujourd’hui. La mémoire se fraie un chemin implacable à travers les brumes de son ivresse, pour atteindre sa conscience éplorée. Isom gémit sous la table, remplissant la taverne vide d’un son lugubre.


Trois jours à Farshore, passés à rechercher de l’information sur Shami-Amourae, sur les Wells of Darkness et sur les plans des démons. Isom a assisté les recherches du mieux de son savoir, tout en cachant le plus possible son anxiété sur les enjeux. Les données obtenues semblent irrévocables ; le groupe est dirigé par une organisation, possiblement sous le contrôle d’un démon enemi au prince bicéphale. Une discussion avec Lavinia n’a pas été réjouissante. Vanthus voulait transformer sa soeur en lémorienne, comme témoignage de son amour. Il l’a pratiquement battu à mort lui-même, pour les mêmes raisons.

“Si c’est ce que les démons donnent aux sujets de leurs amours, que nous donneront-ils en récompense à la fin de notre voyage”, pense le barde.

Du plan des Wells of Darkness, très peu est connu cependant. Mêmes les meilleurs efforts du grand-prêtre du roi de Khuzdun n’a pas permis de trouver beaucoup. Il semble que le plan soit vivable pour les humanoïdes. Il est cependant rocailleux, et sa seule source de lumière est un soleil bleuâtre et froid. Le plan est généralement abandonné par les démons. Le sol rocailleux est parsemé de trous immenses qui semblent se prolonger à l’infini ; ce sont les prisons de créatures plus vieilles que le monde, de dieux déchus, et de démons en disgrâce. Entre chaque puits de noirceur se trouve un chemin de marbre, et sortir de ce chemin alerte les gardiens du plans, des gardes silencieux et implacables construits à partir d’ombres. De ce plan, trois créatures sont connues pour y avoir échappé :

  • Marilith-Queen Shaktari
  • Siragle l’Inneffable
  • La blessure éternelle Zzyczesiya

Ces informations proviennent cependant de la Fraternité de l’Ordre qui a rédigé un compendium sur les plans des abysses, avec pour but de cataloguer tous les plans existants. Ils semblent cependant avoir disparu depuis plusieurs siècles. Ils semblent qu’ils aient eu une forteresse à une époque sur les Wells of Darkness, mais il est fort possible que toute l’information qu’ils présentent soit maintenant désuète.

Et pour couronner le tout, ce plan n’est pas relié à l’ Astral Sea et est donc difficile d’accès. Il serait possible d’y accéder en traversant une multitude de plans abyssaux, mais ceci serait très dangereux, sans compter que les Abysses se déplacent constamment. Le grand-prêtre de Khuzdun nous a alors proposé un autre chemin, en passant par Pazunia. Isom rigole doucement sous la table de la taverne. Pazunia ! Le plan des milles portes ! Le repaire de Pazuzu le Cruel, gardien du Premier Plan des Abysses ! Maître des Clefs Démoniaques ! Le Seigneur du Malheur !

Néanmoins, le grand-prêtre de Khuzdun nous offre un allié potentiel : Dans un petit village de Pazunia appelé Broken Reach se trouve une succube appelée Red Shroud. Cette succube est un fille de Malcanthet qui semble être en désaccord avec son illustre mère. Le grand-prêtre affirme qu’elle en sait beaucoup sur Shami Amourae et qu’elle est peut-être aussi une suivante de cette dernière. Red Shroud est aussi une enthousiaste de poisons et dirige le bazar de Broken Reach d’une main de fer. Le bazaar offre donc beaucoup de poisons exotiques, mais aussi des focus pour glisser d’un plan à l’autre. Il pourrait donc y avoir un focus pour passer sur les Wells of Darkness. Il semble que Red Shroud tienne un bazaar très réputé avec de la marchandise de qualité. Le village n’est pas très fréquenté, mais ceux qui y viennent sont immanquablement des gens puissants à la recherche d’une perle rare.

Le grand-prêtre de Khuzdun a déniché un ancien cercle runique supposément près du village et qui permettrait de se téléporter à proximité. Malheureusement, ce portail ouvrait il y a 50 ans sur un repaire de contrebandiers et n’a pas été testé depuis. Il y a donc un risque certain à le traverser.

“La découverte d’un cercle de runes oublié depuis 50 ans proche d’un village ayant un contact possible avec une suivante de Shami Amourae est une coïncidence plutôt pratique”, pense Isom en terminant sa choppe. “Qui nous dit que Red Shroud n’est pas une assassine chargée d’éliminer tous ceux qui se rapprochent trop près de Shami Amourae ? C’est ce que je ferais.” Le barde secoue la tête, ce qui a pour effet de faire dangereusement tourner la taverne autour de lui. Le thiefling se couche sous la table, mouillant sa cape sur le sol de terre battue mélangée à de la bière renversée. “Non, ceux qui nous contrôlent ne feraient pas ça. Le contact doit être bon, sinon tout leur travail aura été en vain. Pourquoi me méfierais-je du travail des démons ? Je parie que cette succube est celle que nous avons aperçue avec la vieille halfling assassine et qu’elle ne sera nullement surprise de nous voir.”


Kharas entre dans la taverne, et roule des yeux en voyant la paire de pieds étendue sous la table. Le nain chauve entre derrière lui et grimace en entendant les ronflements sonores qui proviennent de sous la table. Kharas soulève le barde d’une main et le charge sur son épaule sans délicatesse. Il salue le tavernier, remercie le nain et sort de la taverne en gromellant.

Sur le chemin du retour, le barde se réveille en riant. Il se met à chantonner une ancienne berceuse thiefling dans la langue oubliée de Bael’Turath, où se glissent des mots en commun, recommandant de se méfier tantôt de la hâche du bourreau, tantôt du symbole du prêtre et tantôt de la masse du paladin. Le chant se termine sur un gargouillis, alors que le barde renvoie un torrent de bière, de bile et de larmes.


Un flash de lumière, et le groupe est transporté dans un cercle de runes. Pour Isom, le mal de coeur n’est pas seulement dû au réveil difficile ; le grand-prêtre de Khuzdun les a transporté sur une distance considérable … et potentiellement au coeur des Abysses. Leur destination est plongée dans une noirceur totale, éclairée à peine par les runes du cercle de téléportation qui brillent encore faiblement sous une considérable couche de poussière.

Kharas allume sa torche, ce qui découvre un long corridor vers une pièce plus grande. Kharas avance silencieusement, épaulé par Gunrak. Isom, encore incommodé par le voyage, trébuche et tombe à genoux en jurant. Farah lâche un cri de surprise et Hallyah proteste face à la poussière soulevée par le barde. Kharas se passe la main sur le visage avec découragement. Des voix se font entendre de la grande pièce voisine.

Gunrak, toujours rapide sur ses pieds et se faufilant comme une araignée sur le plafond résume la situation :

“Des morts-vivants, des piles de morts-vivants. Trois demi-démons.”

Isom tente de négocier passage, mais sa voix envinée est rapidement couverte par le fracas du combat. La Sorcière sort dans la faible lueur de la grande pièce et à travers quelques gestes précis absorbe la lumière dans un rayon de pure noirceur qui fait agenouiller la demi-démonne de l’autre côté de la pièce. Le moine apparaît ensuite derrière celle-ci et la propulse dans les bras de Kharas avant de l’achever d’un coup de poing magistral derrière la tête. Le nain proteste, mais Gunrak le Fou est déjà loin.

Kharas charge sur un autre demi-démon et l’assome d’un coup de marteau prodigieux au bas ventre. Encouragé par Farah, le nain écrase la tête du demi-démon étonné dans une bouillie sanguinolante. Le nain continue son saccage en démolissant les deux piles de morts-vivants autour de lui. La Sorcière tourbillonne ensuite autour des morts-vivants restant, concentrant la lumière du Feywild sur les abominations mortes-vivantes. La lumière froide du Chaos primordial dévore les morts-vivants qui tombent en poussière.

Suite à ce combat rondement mené, le groupe se congratule joyeusement. Isom demeure cependant dans son coin, le front appuyé sur le mur. La salle se remplit alors du son unique de quelqu’un qui rend des quantités copieuses de bière. Un soupir dégouté se fait entendre provenant du groupe, suivit des pas de Kharas se dirigeant vers les portes-doubles menant vers le reste du repaire.

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Nous quittons les abysses

Il étais plus que temps de quitter cet endroit maudit, notre navire tournais en rond depuis un bon bout de temps et essayer d’éviter les navires de ce plan, navire qui dépassait de plus de deux fois notre navires. Après avoir reçu se message de notre bateau, il fallait donc passé à la vitesse supérieur.

Après avoir jetter la tête de Vanthus Vanderboren à la Marilith en guise de trophé de notre victoire, nous avons été récupérer Lavinia puis sauter du haut d’un passerelle directement dans notre navire. Le coin était bien choisie sauf pourune chose, le vent…. Ce satané vent était quasi inexistant là où on était. Ce qui causait problème car nous avions deux bateaux qui nous suivait de très près.

Bâteau dans la tempête

Heureusement ou malheureusement nous avions cette warlock qui a été capable de manipuler les abysses pour en faire sortir un vent d’un forte intensité, il a d’ailleurs fallu prendre une partie de cette énergie dans l’énergie vital de nos compagnons qui s’en souviendront toute leur vie car il porte la marque des abysses. Nous avons réussi à distancer ces deux bateau juste à temps. De plus, à la sortie du couloir nous avons apperçu le troisième bateau qui voulait nous prendre en sandwich.

Le rituel de téléportation du navire ayant débuter dès notre arriver dans le beateau est très long a faire mais avec la distance qui nous avions prise, nous avons été en mesure de le finir pour attérir à Farshore. Au loin, nous avons apperçu un bateau à voile transparent des abysses. Heureusement, ce n’étais que le marchand que nous avons déjà rencontrer précédemment.

Nous avions une visite de taille en arrivant, un grand seigneur nain étais présent. Kharas Skullcrusher eu droit à tout un honneur, il reçu quatre bagues à mettre à sa barbe et étais devenu un chevalier de l’ordre des Eternal Defender.

Nous avons effectuer quelque ritual afin de savoir qui avais été en possession de la carte, de la dent et du pendantif de l’ex concubine de Demogorgon. Une image revenait à quelque reprise, celle d’un revenant. Nous avons également apris que la fraternité de l’ordre possède une forteresse dans les wells of darkness qui s’appelle Overlook.

Hereusement un grand party digne des traditions naines nous a permis de dormir en paix cette nuit là et d’oublier les abysses mais nous devrions y retourner sous peu nnnnnnnnoooooooonnnnnn..

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