Savage Tide d'Antoine

La Fin de Rouge

Après que certain ait récupéré leurs armures qui leur étaient si cher à leurs yeux, nous avons entamé une discussion à savoir quee était le meilleur moment pour se reposer. Finalement, le compromis a été de dormir devant l’entrée de la crypte où se cache Rouge. Quelques recommandations des oracles s’imposaient avant de nous reposer. Heureusement pour nous, notre cible n’était pas encore au courant que nous avions tué tous ceux du premier niveau. Elle détient une garde rapproché qui compte une vingtaine de vampire et cinq succubes.

Malheureusement pour nous, personne n’eu le repos espéré car quelques heures plus tard l’autel se mis en mouvement et deux vampires en sortaient dont un avec une de ces satanée roche maléfique. Bien sûr, je ne fus pas très surpris d’apprendre que notre changeling l’avais aussitôt dominé, elle qui connaissait tout sur cette infâme objet démoniaque. Cependant, le deuxième le remarqua et pris la fuite dans la crypte afin d’aller avertir les autres.

Je suis le premier descendu au combat. À première vue, quelques vampires suceurs de sang et encore moins de succubes. D’autre arriva par la suite, les succubes ont créé des zones qui en plus d’être du terrain très difficile à traverser nous repoussait également, notre guerrier eu bien du plaisir en ces lieu, voulant frapper tout les ennemis mais ceux-ci était difficilement atteignable. En tout, près d’une dizaine de vampires ont été tué et deux succubes, la troisième qui semblait pouvoir tomber en lui soufflant dessus nous a finalement demander ce que l’on voulait.

Bon, une longue discussion s’est engager, remplie de mensonges certes car il fallait trouver moyen de la convaincre que nous étions là pour annonce une très bonne nouvelle à Rouge, nouvelle qui la réjouirait. Il a fallut faire croire à celle-ci que finalement, Malcanthet voulais lui présenter ces excuses pour ce qui ce serait passé entre elles jadis. Nous avons finalement été introduits auprès de Rouge elle-même. Il fallait désormais faire avaler à celle-ci la même chose que nous avions dit précédemment à sa suivante. Ce ne fut pas chose facile mais notre barde s’en est sorti à merveille.

Nous l’avons escorté tel que convenu jusqu’au palais, mais quel fut pas notre surprise en entrant car le palais était totalement désert. Ce qui éveilla également les soupçons de Rouge qui ne voulait plus avancer car elle c’est très bien que lorsque le palais se vide, il s’agit en faite de mauvaises nouvelles. Notre agente démoniaque a réussi à contacter en quelque sorte la Malcanthet en passant par son nombril empreint de magie noire. Elle reçu comme message de lui expliquer qu’il s’agissait de la faute de Graz’zt. Finalement après quelque échange, nous avons réussi à la convaincre qu’il s’agissait d’une mission très importante qu’elle devait lui confier en lien avec Graz’zt et qu’elle ne voulait pas que des oreilles indiscrète l’apprennent.

Après avoir tourné le coin du premier couloir, nous nous sommes retrouvés devant la porte menant à l’entrée de la salle du trône. Après que Rouge ait affirmé attendre les excuses, nous avons esquissé un léger sourire qu’elle comprit tout de suite. Ces excuses se sont résumé en l’apparition d’une douzaine de Radiant Sister qui en près d’une quinzaine de minutes se sont amuser à complètement déchiqueter le corps de Rouge. À la fin de ce spectacle des plus macabres et ce même pour mes yeux qui ne veulent que de la désinvolture. Malcanthet nous a lancer la flasque du magicien fous en ajoutant que Iggwilv sait comment s’en servir.

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Au Service de Sa Majesté

Du journal d’Isom

Tout allait si bien … du moins aussi bien qu’un voyage dans les Abysses peut se dérouler. Nous étions sur le chemin vers la Sea Wyvern afin de ramasser notre armure. Pas question de continuer en restant autant à découvert !

Sur le chemin, la Sorcière remarque un détail inattendu : Elle voit un tatouage se développer sur son nombril. Malheureusement, nous ne pouvions le voir. La description qu’elle nous fit me glaça le sang … un oeil aguicheur, des lèvres pulpeuses, une épine menançante et une unique goutte de sang. L’oeil de Malcanthet est maintenant sur nous ; serviteurs de la main maudite de Malcanthet nous sommes, ayez pitié de nous !

Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
A luy n’avons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n’a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre. 1

Distrait par ces observations, nous ne vîmes pas le noeud coulant se former autour de nous. Porticia, la marilith en charge du port, venait nous chercher noise. Revanche pour notre arrogance passée, sans l’ombre d’un doute. En une seconde, je vis un dard se ficher sur mon torse nu, et mon esprit sombra dans la démence.

À travers un voile d’hallucinations démoniaques, je vis des tentacules m’enlacer dans une embrassade mortelle, et un immense Glabrezu, ô ce Prince parmi les démons, fondre sur notre pauvre groupe. En quelques secondes, je suis sûr mes genoux, saignant à mort d’une dizaine de blessures. Je vois Farah aggripée par les démons tentaculaires, et forcée à genoux à son tour. Je vois le nain tomber à son tour, fauché par la furie incontrôlée de la marilith … et le Styx, l’étrange refuge, qui frappe les montants du quai où nous sommes … tentateur et inaccessible ! Je tente de convaincre mes compagnons de se sauver eux-mêmes, mais mon corps est rempli de poix et de douleur. Je vois les coups de mes alliés désespérés frapper ce qui est à portée de la main, sans égard pour la cruelle Porticia qui ramasse une brassée de flèche du corps mutilé du nain …

Le seigneur Fruward Erinyesblade ! Lorsque ma tombe aura avalé toutes mes promesses, restera-t-il un thiefling pour veiller mes vieux os ? Plutôt que sauver sa propre vie, Fruward courut sauver le nain de la furie de la marilith. Réveillé, le nain roula jusqu’à moi et me remis sur pied. Je vomis l’infâme poison de la marilith, et l’esprit soudainement éclairci, je repris les rênes de ma carcasse.

Nous concentrons notre feu sur Porticia, qui tombe sous notre assaut combiné, non sans emporter la Sorcière dans une attaque frénétique. Le Glabrezu, voyant son patron par terre, décide de chercher des combats plus à son avantage. Le moine tente de le pourchasser, fol entreprise ! Farah le ramène sur terre, et auprès des six démons-tentacules qui s’acharnent encore sur nous. Ceux-ci s’attaquent directement à notre âme, voilant notre énergie vitale pour nourrir la leur et leur frénésie de destruction.

Avec la marilith par terre par contre, nous réussissons à les convaincre de nous laisser tranquille, et ils se fondent dans le paysage dans un soupir … quelle arme magistrale pour une embuscade ! Quelle honte pour nous pauvres mortels … pour un instant nous nous prenions pour des demi-dieux ; ceux qui parlent avec les Grands de ce monde, qu’ils soient divins ou maudits. En voilà un rappel de notre destin ultime … la mort.

En vain, pour éviter les réponses amères,
en vain tu mêleras
Cela ne sert à rien, les cartes sont sincères
et ne mentiront pas
Dans le livre d’en haut si ta page est heureuse,
mêle et coupe sans peur,
la carte sous tes doigts se tournera joyeuse,
t’annonçant le bonheur.
Mais si tu dois mourir, si le mot redoutable
est écrit par le sort,
recommence vingt fois, la carte impitoyable
répétera: la mort!
Oui, si tu dois mourir, recommence vingt fois,
la carte impitoyable
répétera: la mort!
encor!.. encor!.. toujours la mort! 2

Nous nous devons d’apprendre l’humilité ; de savoir quand nous sommes battus et qu’il est temps de prendre la fuite. Nos ennemis sont incroyablement puissants et n’hésiteront pas à nous éliminer avant le jour fatidique. Nous avons eu la chance de nous frotter à quelques sous-fifres, mais même cela a été suffisant pour nous pousser à nos dernières extrémités. Je n’ose imaginer semblable embuscade montée par un ennemi déterminé par une froide intelligence plutôt qu’une stupide vengeance !

Un interrogatoire macabre avec la tête de la marilith, que Kharas décida de porter en pendentif était éloquent : Elle affirme travailler pour elle-même, et avoir décider de cette embuscade pour se venger. Cela me semble plausible, pour un démon, mais je ne peux m’empêcher de jeter un regard sur le ventre d’Hallyah … et sur l’Oeil de Malcanthet qui observe nos actions.

Nous avons jeté les corps des vaincus dans le Styx. Puisse cela, démone, te mettre en rage ! J’ai d’ailleurs quelques idées de ce que nous pourrions faire avec la Flasque de Fer …

Isom K.V.II

1 La ballade des pendus, François Villon, 1489.
2 Carmen, Acte III, Georges Bizet, 1875.

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Entrée au Palais du Plaisir de la Chair

La Marilith Porticia nous indiqua où jeter les amarres de la Sea Wyvern, son corps sinueux et serpentin rampant d’abord sur la planche jetée du pont vers les quais du port de l’infâme capitale de Malcanthet, reine des Succubes, avant de s’arrêter – la marque de Charon le Passeur sur notre figure de proue faisant loi sur le Styx. Porticia recula alors vers la terre ferme – non sans me dévisager en pointant à sa droite, lançant le mot « nourriture » et, à l’endroit d’Isom le barde et notre capitaine, « plaisir ». L’ignorante succube semblait nous considérer comme de vulgaires esclaves à catégoriser, ces derniers s’extirpant des ponts des vaisseaux qui nous entouraient par centaines afin de nourrir l’insatiable appétit des vils démons des Abysses. Bien que leur situation et destin affligeait mon âme, notre dessein en ces lieux maudits était trop important pour nous faire ici remarquer et isoler près de notre navire et de nos marins. Je percutai la Marilith de l’épaule afin d’indiquer à la sotte que nous n’étions pas ce qu’elle croyait mais bien plutôt ici pour rencontrer sa maîtresse Malcanthet, geste qui fut d’abord rencontré par de la dérision – défense entendue et simple pour un chien galleux de l’acabit de Porticia; par contre, je ne pu prévoir le geste du triple-sot Gunrak, qui, usant de son talent remarquable, sembla voler vers l’escorte de glabrezus de Porticia. Même Gunrak ne pu alors éviter leur sévère rétribution; les glabrezus lui infligèrent des coups qui auraient fait flancher un aventurier moins aguerri. Gunrak réussit à réintégrer le pont du vaisseau de peine et de misère – non sans engendrer l’ire d’Hallya, qui le gronda sévèrement, l’intimidante matrone en elle intimant le silence à tous et mettant fin immédiatement au combat naissant. Hallya demanda alors à Porticia une audience auprès de Malcanthet puisque nous y étions attendus et invités. Porticia acquiesça, nous intimant à son tour de se présenter convenablement devant sa maîtresse, c’est-à-dire en retirant nos vêtements et armures et en ne conservant qu’accessoires et armes.

Le Palais de Malcanthet, d’un marbre blanc laiteux veiné de métaux précieux roses et d’or, aurait pu être d’une magnificence sans nom si ce n’était de la décadence démoniaque qui se déroulait à l’intérieur. Les visions d’horreur auxquels mes yeux de vieux nains assistèrent ne seront pas couchées ici sur papier, mais sachez seulement, lecteur inconnu, que le bordel de Tyralandi à Scuttlecove avait en comparaison des airs de résidences angéliques; tant de démence infligées et reçues, parfois volontairement, me dégoutèrent, mon esprit se perdit en pensées mélancoliques, broyant de sombres pensées alors que je marchais sans but à travers les dédales circulaires du palais, tous plus infâmes les unes que les autres. Comme toujours, Isom, notre capitaine, me rappela à la raison. Ses mots réconfortants atteignirent mon esprit là où ce palais maudit l’entraînait, dans un lieu sombre duquel je n’aurais pu revenir. Mon esprit dorénavant vif, je pu diriger les Héros de Sasserine en étudiant l’architecture changeante du palais vers son antre, la salle du trône de Malcanthet. Chacun des héros dû par contre combattre le palais, à sa façon. Nul ne peut mettre le pied dans le palais de Malcanthet sans être affecté terriblement par ce qu’il y voit. Hallya fut la plus touchée par l’environnement dément qui nous entourait – son esprit la quitta momentanément pour être remplacée par une incontrôlable hystérie. Heureusement, ses qualités martiales ne sont pas aussi développées que ses qualités arcanes, un coup du revers de la main ganté la ramena à elle – après tout, c’est Hallya qu’attendait Malcanthet, elle me pardonnera bien assez tôt cette gifle!

La salle du trône de Malcanthet, dont le plancher était recouvert de corps entrelacés, parfois morts, parfois vivants, parfois extasiés, parfois avec le visage affichant une douleur sans nom, nous attendait. La pièce, où une chaleur extrême régnait n’était pas facilement navigable – chacun des héros du se frayer un chemin à travers les corps s’y prélassant, des exemples de beautés parfaites de chaque race et sexe, afin d’atteindre le trône de lames noires de Malcanthet au centre de la pièce. À notre arrivée, Malcanthet se leva de son trône et se dirigea vers un lit de bras mouvants qui se trouvait près d’elle. Les bras l’accueillirent, la cajolèrent, lui massant le corps alors que la reine des succubes nous fixait d’un regard amusé. Des bras similaires sortirent du sol afin de nous recevoir. Tous s’y laissèrent glisser à l’exception de votre écrivain nain et de Gunrak, qui en avait sans doute assez du contact démoniaque après l’épisode du port.

La discussion entre Malcanthet et Hallya passera certainement à l’histoire pour ses flatteries vides de sens et mensonges à demi-prononcés. On y parla de la flasque de Tuerny, qui avait le pouvoir d’absorber des aspects de démons et de les relâcher au moment opportun. Cette flasque, possession de Malcanthet, pourrait nous aider à contenir Obox-Ob et à le jeter dans le combat contre son ennemi juré Demogorgon. Comme Malcanthet nous le fit aussi remarquer, cette flasque posséderait aussi d’innombrables usages pour Iggwilv, dont la connaissance des démons et la réputation en tant qu’invocatrice étaient reconnues à travers les plans. Hallya exposa alors notre besoin à Malcanthet, c’est-à-dire d’obtenir son aide afin de distraire Demogorgon au moment opportun de notre attaque de Gaping Maw. Je ne l’appris que bien plus tard, mais, en scellant notre contrat avec Malcanthet, Hallya en appris bien davantage alors que Malcanthet lui murmurait à l’oreille qu’elle ne souhaitait pas que Demogorgon ne parvienne à ses fins en déclenchant le Savage Tide et qu’elle préférait le statut quo actuel des plans et du monde matériel. De plus, Malcanthet était beaucoup plus impliquée que nous le croyions dans notre quête, de la libération de Shami Amourae aux actions de Balik le revenant, cette dernière le vrai pouvoir derrière le trône, autant de celui de Demogorgon que de notre destinée. Malcanthet désirait de plus autant que nous la destruction de la perle maîtresse, cet outil de destruction inimaginable ne cadrant pas dans les plans du vil démon. Afin de nous aider à localiser cette dernière, Malcanthet partagea avec Hallya que Demogorgon avait déplacé son champion et une légion de ses troupes à la frontière entre le Shadow Sea, domaine de son allié Dagon et Gaping Maw, son plan. Ce mouvement de troupes ne pouvait qu’être destiné à protéger la perle maîtresse. Cette dernière devait donc s’y trouver! Malcanthet en ajouta; elle considérait que Bogromar, le général de Demogorgon, se sentait trahi et désirerait une meilleure condition dans la hiérarchie démoniaque. Ce dernier pourrait donc être convaincu à notre cause, moyennant un accès à ce dernier, évidemment. Sans surprise, Malcanthet annonça qu’elle possédait l’accès à un portal qui menait près du camp du général. Les ressources du démon semblaient réellement inépuisables…

En appliquant le baiser de la succube à Hallya, cette dernière nous demande d’aller lui chercher Crimson, son assassin Lilitu, afin de garantir son soutien prolongé à notre quête. De plus, nous allions quitter le palais avec la flasque de Tuerny, dans la mesure où nous acceptions de la déposer à un endroit dans lequel Malcanthet pourrait la récupérer facilement suite à notre besogne.

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Une visite à Malcanthet, reine des Succubes

Du journal d’Isom

Sortir du sanctuaire de Malcanthet a été beaucoup plus facile qu’y entrer. Il n’y a pas de doute que le labyrinthe qu’elle a tissé autour d’elle lui sert de protection. La reine des Succubes n’est guère différente de Lloth, la reine des Araîgnées, si on remplace ses poisons par la manipulation et la luxure. Un poison plus subtil … plus approprié pour la concubine d’un des plus grand monstre du multivers.

Et mine de rien, nous voilà manipulé aussi. Malcanthet requiert la présence de Rouge, une de ses lieutenantes de sa garde des Radiant Sisters, des lilitu possédant de grands pouvoirs parmi le chaos de Shendilavri, le plan paradisiaque de Malcanthet. Les lilitu sont de puissantes succubes qui s’intéressent tout particulièrement à la corruption des membres du clergé.

Après discussion auprès des démons locaux, il semble que les lilitu de Rouge s’attaquent en particulier aux servants de Pelor. Nous nous dirigeâmes donc vers le temple de Pelor local, ou plutôt son antithèse. Le temple en question n’est guère plus qu’une ruine, où tous les symboles du dieu ont été profanés, barbouillés ou placés à l’envers. L’endroit est gardé par des anges déchus, et une lilitu farouche au tein incarnat.

Fort de l’autorité de la maîtresse incontestée de ce plan, je pénétrai dans l’enceinte du temple, ignorant les interdictions des anges. Ô comme il est facile de laisser ses principes s’effacer devant la volonté d’une manipulatrice comme Malcanthet ! De puiser courage dans une maîtresse dont l’Art dépasser les limites de la raison ! Hélas, les servants de Rouges n’ont pas la peur de la reine des Succubes que je pouvais avoir. Et tel Gunrak le Moine plus tôt aujourd’hui, je précipitai malencontreusement le groupe au coeur d’un combat que nous aurions pu éviter !

Et quel combat, aussi. Des anges aux éclairs impitoyables, manipulant une lumière démoniaque n’ayant plus rien à voir avec le Dieu-Soleil. Et nous … sans armures. Quelle incroyable gaffe. Je dû réunir tous mes efforts, pincer la corde céleste, comme je disais la dernière fois, afin de précipiter la fin du combat avant que celui-ci ne devienne mortel.

Enfin, pour mortel, il l’a été pour nos ennemis. Mais aucune trace de Rouge sur place, et aucune indication sur l’endroit où elle pourrait être. Nous décidâmes de parler au cadavre de la lilitu, lui promettant une résurrection si jamais elle acceptait de répondre à nos questions. La lilitu a affirmé que Rouge est en conflit avec Malcanthet car elle affirme avoir été laissée de côté par elle ; voilà un thème connu ! Son âme en perdition nous montra comment rejoindre Rouge, qui se terre parmi les catacombes du temple. Un temple de Pelor, où sa prêtresse se cache dans la noirceur des catacombes ? Voilà de quoi faire rugir même le placide Dieu-Soleil lui-même. Pour atteindre ces catacombes, il suffit pour cela d’agencer les lettres de l’autel pour former le nom de Pelor.

L’âme de la lilitu s’est ensuite évaporée dans le chaos des Abysses. Je ne m’abaisserai quand même pas à assister un démon, qu’importe la parole donnée ! Sauf peut-être Ahazu. Et Shami-Amourae. Iggwilv et son infâme concubin. Orcus le puant. Et cette délicieuse Malcanthet. Hélas !

Mais je crains que tout ceci ne soit qu’un piège élaboré : Comme Balik n’avait plus besoin de nous, il est fort probable que Malcanthet n’a plus besoin de nous non plus. Nous demander de voir son assassine préférée … Quelle fourbrerie ! Mais comment reculer maintenant ? Et la destruction d’un démon n’est toujours qu’un démon de moins à combattre plus tard, n’est-ce pas ?

<< Wer mit Ungeheuern kämpft, mag zusehn, dass er nicht dabei zum Ungeheuer wird. Und wenn du lange in einen Abgrund blickst, blickt der Abgrund auch in dich hinein. >>

<< Qui se bat avec des monstres devrait voir à ce qu’il ne deviennent pas non plus un monstre. Quand tu regardes longuement dans l’Abysse, l’Abysse regarde aussi en toi. >>1

Hélas !

Isom K.V.II

1 Par delà le bien et le mal, Friedrich Nietzsche, 1886.

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Enfin des vacances

Ha, ce cher Balik, après avoir joué à la cachette avec nous pendant très longtemps, il était temps pour nous de découvrir ces derniers secrets. Dans un endroit très bien caché: des diamants, une garde-robe d’une très grande splendeur et une boîte à musique des plus étrange, mais d’une très grande valeur. Que faisait-il avec une boîte à musique? Merci Balik! mais le nain a quand même souffert, c’est le seul d’ailleurs qui a souffert du glyphe qui était placer sur l’armoire et qui s’est activé. Pour la première fois, je n’ai pas regardé s’il y avait des pièges. Il n’y en a jamais d’habitude, je fus surpris de voir qu’il y avait une protection sur cette armoire.

Après de nombreuses discussions, nous avons opté pour des vacances. Celestia, place de rêve, place de repos, une belle place où nager et surtout une place très bien garder où prendre du repos et peut être en apprendre davantage sur nos ennemis futurs. Au moment où nous allions partir, notre barde reçoit un Sending lui disant que la Sea Wyvern a été déplacé et qu’elle est en cale sèche. Nous lui avons demandé de venir nous chercher mais il semblait y avoir un certain mystère dans sa voix car elle a refusé de le faire. Bon dans quel pétrin c’est t’elle mise?

Nous nous sommes rendu sur place et le bateau était accrocher à un autre bateau avec un pavillon que l’on avait déjà vue auparavant. C’était celui du vendeur à l’accsssssseeeennnt bizarre qui vendait de tout. Nous avons tout de même approché avec méfiance car certaine créature semblait travailler autour de notre bateau. Je me suis approché avec mes compagnons qui sont tous resté cacher et ce bien cacher pour une fois. Je me suis présenter ouvertement à la capitaine qui était sur le pont et à ce moment même, elle était entrain de faire transporter un gros tonneau qui fait boom. Elle venait tout juste de terminer le paiement de la transaction, un gros arpon de 4 mètres de longs accrocher au navire en plus de tourelle plus maniable pour les deux balistes qui peuvent désormais tirer de vrai carreaux si désirer.

La Mer Astrale, c’est la meilleure façon de se rendre sur celestia, à condition de savoir suivre le bon courant. Le premier croiser en était un plutôt couleur rouge-oranger opaque qui mènerait vers Chernoggar, un lieu de guerre et de destruction. Nous avons été étonnamment chanceux, cela nous a seulement pris deux jours pour trouver le bon courant et pour se rendre en face d’un rideau argenté où l’on pouvait voir des montagnes, un soleil de début de journée avec plusieurs archipels qui semblait y avoir des villes dessus. Une grande île à sept sommets allant jusqu’à 10 miles dans les airs. Les trois plus hauts sommets semblent être habités, probablement par les trois grands dieux de l’endroit, soir Kord, Moradin et Bahamut.

Nous avons trouvé une belle place pour amarrer le bateau et permettre par le fait même un repos bien mériter à tout l’équipage. Certain ont décidé de me suivre et de nager dans les eaux de celestia, d’autre, sourire aux lèvres, on préféré essayer de pêcher dans ces eaux. J’ai affiché un certain sourire car il n’y a pas grand-chose qui se pêche dans ces eaux avec une simple canne à pèche.

Notre nain profita de la proximité de son dieux pour lui soumettre une prière et lui demander audience pour lui parler de chose de la plus haute importance. Peu de temps après un ange et sa retenue est venu nous voir afin de nous demander pourquoi nous désirons audience. Nous lui demandé la permission de venir jeter un objet démoniaque dans leurs eaux car un grand fléau va s’abattre sur tous les mondes si la perle maîtresse n’est pas détruite. Moradin nous a envoyé un ange pour nous dire qu’il allait personnellement fracasser la perle sur l’_Encle de la Création_ avec le Marteau des Âmes. Nous avons également profité de l’occasion pour lui confier une des deux perles que nous avions en notre possession afin qu’elle soit détruite. L’autre perle, nous avons décidé de la tremper dans les eaux pures de Celestia pour voir si cela pouvait effectivement la détruire. Elle c’est défaite, devenant crayeuse et maintenant tout danger était écarté. Nous vons décidé de ramener un tonneau de cet eau, on ne sait jamais. Un seul problème persistait, comment faire pour ramener de façon rapide la perle maitresse sur Celestia? A cette question, un ange nous confia la séquence de runes nécessaires pour transporter la perle directement où elle pouvait être détruite.

Plusieurs oracles fut contacté afin d’en apprendre davantage sur Obox-ob. Ce dernier ne peut pas être contacté directement car il est protéger par un sort d’emprisonnement. Afin de supprimer ce sort, il faut verser sur le sol où il est emprisonner le sang d’un de ces ennemi juré; soit Orcus, qui a refuser de nous donner un peu de son sang en nous envoyant littéralement promener, soit Pazuzu un démon que l’on ne connait pas et tout les allié de Demogorgon. Donc, le sang de Bogromar fonctionnerait mais acceptera-t-il, ça pas sûr…. Ceux qui peuvent nous aider à libérer Obox-ob sont apparemment, Malcanthet, Tuerny et Gorgant. Tuerny aurait été un mage très puissant, reconnu pour la création des mythiques flasques de fer. La première flasque a été imiter par plusieurs, mais la puissance de l’originale n’a jamais été égaler étant capable de contenir des Demon Lord! Grogant serait le premier Aspect que Demogorgon aurait créé et ne serait qu’une piètre version, loin de la puissance de Bogromar ou Tetradarian, lautre clone de Demogorgon. Sur le sujet de Tetradarian, il protègerait actuellement la capitale sur Gaping Maw, Lemoriax et il représente davantage le côté sauvage du Prince des Démons.

Malcanthet demeure notre meilleure option surtout qu’elle nous attendrait. Elle se trouve en ce moment à l’endroit où il est le plus facile de la rencontrer et de la façon discrète: dans son palais d’été, son paradis au soleil, dans la cité de Miomanta sur Shendilavri. Un petit paradis pour ceux qui apprécie tout ce qui est esclavage et décadence en tout genre, autant pour la nourriture que pour assouvir ces plus bas instincts et ce qui est merveilleux dans tout cela c’est que personne ne nous attend spécifiquement pour nous assassiné. Bref, on va passé du très bon temps.

Shendralavi

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Balik, repose en paix !

Du journal d’Isom

S’il y a une leçon à apprendre du journal de l’infortuné Balik, c’est que le Destin est un fleuve impétueux qui ne peut être contrôlé. Il est possible de s’en croire maître pour un instant, de penser diriger le cours de son propre Destin, mais nous ne sommes finalement que des feuilles qui tourbillonnent dans une tempête impénétrable. En témoignage, la chute de Balik, que votre humble serviteur a eu la chance d’assister … dans tous les sens du mot !

“O Fortuna”
“velut luna”
“statu variabilis”
“semper crescis”
“aut decrescis;”

“Ô Fortune”
“Comme la lune”
“Tu es changeante”
“Toujours croissante”
“Et en déclin” 1


Une discussion sur Pazunia

Tout a commencé à Broken Reach, dans le plan abyssal de Pazunia. Notre sorcière bien-aimée ne s’entendait pas avec notre tacticien, Kharas. Hallyah était d’avis qu’attaquer Bogromar à ce moment ne ferait qu’alerter le démon bicéphale de nos plans, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour nous. Kharas était plutôt d’avis qu’il fallait contacter le général Bogromar le plus tôt possible, afin de lui laisser le temps de retirer ses troupes de Gaping Maw, où le trône du dieu-démon se trouve.

Mais l’alignement des plans n’est pas pour encore deux cents jours, environ, ce qui nous laisse encore un peu de temps. Nos cibles restantes sont la courtisane Malcanthet, ou bien les vestiges d’Obox-ob … et Balik. J’ignore comment nous sommes tombés encore une fois sur le sujet du revenant … doit-on y voir un autre caprice du destin ? Nos questions à l’Oracle revinrent encore avec force, mais avec un touche différente. Je peux affirmer sans fausse modestie qu’il m’est possible de reconnaître certains de ces esprits manipulateurs. La main du Maître du Destin est froide, impersonnelle et violente. Nos réponses, cette fois-ci, étaient symétriques, digne de la géométrie cacophonique du maître Mandelbrot, recelant une beauté à la fois merveilleuse et terrifiante. Balik affirme dans son journal n’avoir plus besoin de Malcanthet … mais je crains que celle-ci n’a plus besoin du revenant non plus !

Nous apprîmes donc que Balik se terre à Sigil, qu’Hallyah affirme être la ville neutre par excellence, qui se trouve sur un tore en-dehors de tous les plans connus. Sigil est dirigée par la Lady of Pain, une entité peu connue qui refuse l’accès à sa ville à toute créature vénérée par une autre. Sigil est donc par défaut le refuge par excellence pour toutes les créatures maudites par les dieux. Voilà bien une information intéressante ! Mais hélas, si les dieux ne peuvent y entrer, rien n’empêche leurs complots d’y pénétrer ! Néanmoins, Hallyah affirme qu’aucune organisation n’est permise dans la ville, sous peine de bannissement hors de l’existence. Les vendettas personnelles sont tolérées, mais pas les batailles en règle. Voilà qui tombait bien pour nous !

L’Oracle nous fournit aussi quelques informations intéressantes sur notre plan contre Demogorgon. Il semble que les seuls qui connaissent comment détruire la perle maîtresse sont le dieu-démon lui-même, ainsi que Daagon, son seigneur-démon allié, le tacticien notoire derrière la force brute du monstre bicéphale. Daagon, seigneur-démon plus vieux que les abysses elles-mêmes, aurait montré à Demogorgon comment construire la perle maîtresse. Nous pourrions simplement téléporter la perle ailleurs, peut-être sur Célestia … mais une zone de Forbiddance entoure le trône ne Demogorgon et sa capitale de Lemoriax de plusieurs milles. Kharas note que téléporter nos armées au milieu des plaines de Gaping Maw serait un suicide. La Sorcière rappelle cependant que cette zone dépend de la volonté de Demogorgon lui-même, et que le tuer ou même le distraire pourrait faire tomber cette défense. Elle note que la distraction du dieu-démon est justement le domaine de Malcanthet, sa concubine préférée. Voyez-vous, fidèles lecteurs, les flots du Destin s’écouler devant nous ?

Nous profitâmes de la présence proche de l’Oracle pour poser d’autres questions. Apparemment, Sigil sert de refuge à un sage githzerai nommé la Règle de Trois, qui pourrait posséder des informations importantes sur la perle maîtresse. Balik lui-même aurait pris refuge dans les beaux quartiers de Sigil, près du Hall of Records. Il est seul, se cache et attend le déroulement des évènements.


Une image de la ville de Sigil

Nous retrouvâmes alors notre bateau, la Sea Wyvern, et partîmes pour la ville libre de Sigil. La ville est magnifique, dans son style hétéroclite d’ordre et de chaos. Nous amarrèrent au-dessus du Grand Bazaar, où il est possible d’acheter pratiquement tout ce qui existe sous les soleils infinis du multivers. Notre cible initiale ; le sage githzerai. Nous rencontrâmes ce dernier dans les bas-fonds de la ville, simplement assis dans un des squares de la ville. Notre moine githzerai prit contact avec lui, dans la langue des profondeurs. Comme paiement en réponse à notre question, il demanda trois souliers faits de trois matériaux différents. Cela fut simple à obtenir et il répondit, au sujet de la perle maîtresse :

“Noire comme le coeur de son créateur”
“Noire comme les pensées de son inventeur”
“Noire comme son effet sur l’esprit des gens”

Cela nous fîmes penser que plonger la perle maîtresse dans des eaux très pures, comme l’océan de Celestia, qui bénéficie de la lumière de Pelor et de Moradin, pourrait aider à la destruction de celle-ci. Nous voulûmes poser la question au sage, mais celui-ci demanda un prix autrement plus complexes : Trois cheveux de trois triplés. Hallyah découvrit que trois ifrit, des créatures élémentales du feu, étaient en ville dans une taverne appelée la Fournaise.

La chaleur dans cet endroit … difficile de ne pas se sentir à la maison. L’endroit était peuplé des maudits de ma race, de même que d’autres créatures sulfureuses. L’affinité que je peux avoir pour ces créatures primordiales m’effraie … j’ose croire que je suis au-delà des tentations des Enfers, mais je ne peux arriver à un tel endroit sans avoir un pincement de coeur. Il suffit de dire que je n’eut pas trop de difficulté à convaincre les ifrit de nous suivre, et de nous donner un exemplaire de leur flamboyante chevelure. Et cet ainsi que nous retournâmes auprès du sage, avec la Sorcière tenant trois chandelles conservant les cheveux incandescents de nos ifrits. Au sujet de la perle maîtresse et de Celestia, sa réponse fut :

“Tombera au fond de l’Océan”
“Éclairera éternellement les Flots Sacrés”
“Fendera sous la force de la Forge”

Nos efforts s’orientèrent alors vers Balik. Quelques questions discrètes autour du Hall of Records nous a permis de découvrir l’endroit exact de sa cachette : Un fantôme l’a observé au troisième étage d’une petite échoppe en face du grand hall, ancien refuge d’une guilde oubliée. Le moine fit cependant l’erreur d’insulter la créature, qui entreprit de le hanter et d’alerter tout le monde quant à nos plans envers le revenant. La Sorcière réussit cependant à convaincre le fantôme de nous laisser tranquille, exhibant la marque de Charon, le passeur des âmes. Il semble que ce fantôme ne soit pas encore prêt de retourner auprès de ses ancêtres !

L’échoppe semble à première vue tout à fait normale. Un elfe âgé se tient derrière le comptoir et lève des sourcils interrogateurs à notre entrée. À notre mention de Balik, ce dernier semble faire un mouvement vers l’arrière, mais il est stoppé net par Kharas, qui lui enfonce son marteau entre les dents. Il semble que Balik soit arrivé il y a peu et ait fait construire un escalier dissimulé dans l’arrière du magasin.

Est-ce encore un caprice du Destin ? À nul moment de notre approche jusqu’à la chambre du revenant nous ne fîmes quoi que ce soit pour l’alerter de notre présence. Nos armures ne firent aucun bruit incriminant. Aucune marche ne craqua. Le moine fit tourner la serrure si souplement que même Balik cru qu’il avait la clé dans les mains. Je tentai de négocier avec le revenant, mais sans succès : Il n’avait plus besoin de nous, il n’attendait que le déroulement inévitable des évènements.

Avec l’effet de surprise, le combat fut rapide. Farah fut impitoyable, forçant Balik à demeurer sur place, coincé dans un cristal indestructible. Le revenant ne fut néanmoins pas de tout repos, forçant les gens autour de lui à contempler leur destin, et les rapprochant à chaque fois de la mort. Néanmoins, sans alliés et pris par surprise, son Destin était tout tracé. Les coups de Kharas et d’Hallyah eurent raison de lui, et il s’effondra sans défense au milieu de la pièce.

La Sorcière en profita pour arracher directement à son âme les informations que nous recherchions, et le Moine l’acheva ensuite d’un coup décisif à la nuque. Les réponses que nous obtinrent furent :

  • Demogorgon est en train de rappeler des généraux sur Gaping Maw en prévision de la Marée Sauvage.
  • Balik s’est crevé les yeux afin de ne pas voir les mensonges transmis par la vision et de pouvoir observer directement le destin des gens.
  • Le but ultime de son plan était de devenir le Maître du Destin, et de prendre la place de la Raven Queen en contrôlant le futur des gens.
  • Sa relation avec Malcanthet est orientée vers un but commun : Prévenir la fusion des personnalités de Demogorgon en une seule.
  • Il n’a plus besoin de nous car les évènements sont suffisamment en marche.
  • Il n’a eu aucun contact avec Bogromar et ne peut donc pas nous aider sur ce sujet.
  • Il affirme que Malcanthet nous attend, et pourrait nous appuyer dans une attaque contre Demogorgon.

“How the mighty have fallen!” 2

Qui contrôle les flots de ton propre Destin, Balik ? J’ai vu ton âme reprise par la Raven Queen qui, sans l’ombre d’un doute, doit t’attendre de pied ferme. Je brûlerai ton corps et répandrai tes cendres dans le vide autour de Sigil, afin de prévenir tout retour éventuel sur ce monde. Ne le prend pas mal, Ô Balik, mais voit comment tu es maintenant éternellement maître absolu de ton Destin ! Nul ne pourra plus changer le cours de ton existence maintenant, et l’altérer selon ses mesquines ambitions. Peut-être les prochains millénaires te démontreront la mansuétude de ma décision, et te mèneront sur le chemin de la rédemption.

Si tu peux toujours nous voir, tu nous verras certainement sur le chemin de Malcanthet, qui a été selon moi l’architecte de ta chute. Où que tu sois, souhaite-nous une meilleure chance, un meilleur Destin que celui qui est maintenant éternellement tien.

“Hac in hora”
“sine mora”
“corde pulsum tangite;”
“quod per sortem”
“mecum omnes plangite!”

“Alors à cette heure,”
“sans délai,”
“pince la corde vibrante ;”
“Puisque le Destin”
“frappe les héros,”
“pleurez donc avec moi !” 1

1 Carl Orff, O Fortuna, extrait de Carmina Burana, 1936 à partir d’un poème médiéval.
2 La Bible, 2 Samuel 1.27.

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À la recherche de Bogromar

Mon regard quitta brièvement le feu crépitant devant moi dans lequel il s’était évadé pour quelques instants de repos afin d’apercevoir Hallya, glissant sur le sol comme seuls les eladrins le peuvent, l’air sérieux d’une enfant qui a trop vu d’horreurs. Probablement notre compagnon ayant le plus changé durant notre séjour dans les Abysses, il est maintenant évident que l’appel des profondeurs a résonné en elle beaucoup plus que je le croyais. Ses ailes – autrefois magnifiques – se fanent, se noircissent et s’atrophient sous mes yeux. L’eladrin se donne corps et âme à son art, à ses pactes, qui lui demandent tant en retour. Mais c’est son choix, me dis-je alors. Tout comme c’est le choix de chacun d’entre nous de demeurer en ces lieux maudits sur un chemin sinueux qui nous mène toujours, implacablement et invariablement, de plus près de notre affrontement avec Demogorgon. Ce dernier semble maintenant bien inévitable; Le Passeur, Orcus, la Cour des Étoiles, tous se rallient derrière notre bannière pour cette folle odyssée menée par les Héros de Sasserine.
Cette alliance sera bientôt passée en revue par un des membres de la cour de Demogorgon, me dis-je ensuite. Notre prochaine destination, Blood Shallows, au cœur des Abysses, sert de terre d’accueil aux légions de Demogorgon durant leur période d’entraînement. C’est donc dans le plan marécageux à l’environnement acide cauchemardesque que nous pourrons quérir Bogromar. Bogromar, le général de Demogorgon, le clone de la tête droite du Prince, Hethradiah, est, tout comme la tête qu’il représente, charismatique, calculateur, manipulateur et un fin tacticien. Sa présence au sein de notre alliance serait un atout majeur – le général pourrait retirer un nombre significatif de soldats de la défense du plan de Demogorgon pour les mener dans une campagne contre les diables et nous fournir des informations stratégiques sur Demogorgon et sa forteresse, par exemple. Le général ne serait par contre pas aisé à convaincre; il ne se joindra à nous que s’il est convaincu de notre réussite.
Rejoindre Blood Shallows n’allait par contre pas être une mince tâche; un oracle nous informa que Bogromar se trouvait dans un campement situé près d’un portal menant à la forteresse de Vanelon sur Pazunia. Nous pourrions donc le rejoindre soit par un déplacement à travers les plans, soit en empruntant un portal qui nous mènerait vers la forteresse elle-même. L’oracle nous informa alors que Bogromar ne voyageait pas seul; des Guardian Demons et des Adamantine Golems étaient à ses côtés.
Ayant décidé de rejoindre Blood Shallows par le portal à partir de la forteresse de Vanelon, notre prochaine destination fut Broken Reach, où nous espérions rencontrer à nouveau Red Shroud et obtenir plus d’informations sur notre destination. La Sea Wyvern voguant en sécurité avec la bénédiction du Passeur sur le Styx, nous pénétrâmes dans Broken Reach. D’un Effrit, lieutenant de Mammon, nous apprîmes rapidement la disparition inexpliquée de Red Shroud. Depuis quelques semaines, la figure de proue de la ville avait disparu, ne laissant aucune trace derrière elle à l’exception de son palais, scellé par la magie arcane. D’un marchand d’encens, nous apprîmes aussi la disparition de Balik, qui avait laissé des instructions spécifiques aux marchands de ne pas nous informer de son départ. Ayant par contre convaincu ce dernier de notre bonne foi, le marchand d’encens nous fit alors d’une information surprenante. Depuis des centaines d’années, Balik semblait être l’initiateur d’un cycle; ce dernier commanditait et gérait à distance les actions de différents groupes d’aventuriers, qui avaient tous péri à divers moments de la quête que nous avions entrepris il y a plusieurs mois. Les Héros de Sasserine, moi-même et mes compagnons, étions le fruit de l’expérience accumulée des groupes qui nous précédèrent, des héros qui faillirent pour que nous puissions réussir à leur suite. Une vision terrible me parvint alors, en un instant – Demogorgon défait et Balik sur son trône, le revenant aux deux visages, encore plus terrible que son prédécesseur. Nous devions donc le défaire avant de mettre fin au règne de Demogorgon et prendre le dessus de ce cycle, d’une manière ou d’une autre. L’échoppe du revenant semblait un bon endroit pour débuter cette recherche d’information.
L’échoppe apparaissait à première vue telle que nous l’avions laissée, ce qui attisa évidemment nos soupçons – le revenant n’aurait jamais laissé son antre sans protection. D’un geste de la main, Hallya toucha la porte de l’échoppe, révélant ainsi la rune du destin, un symbole arcane qui place les individus devant leur destin, destin parfois si terrible que certains choisissent de laisser la rune mettre fin à leur existence plutôt que d’y faire face.
Gunrak fut le premier à subir la rune du destin. De conversations tenues à travers les années qui suivirent son entrée dans l’échoppe de Balik, je pu me faire une idée des événements qu’il avait aperçu. Selon la rune, Gunrak trouvera à son trépas la paix intérieure; immensément âgé, vouté et en profonde méditation, le vieux moine que sera devenu Gunrak ira rejoindre le firmament astral rongé par la vieillesse de son vaisseau corporel. À l’extérieur, Gunrak allait assister à une scène apocalyptique. Le succès de la Marée Sauvage, devant laquelle le moine méditait maintenant, impuissant? Comme Gunrak semblait étrangement en paix avec cette fin, la rune le laissa pénétrer sans heurts à l’intérieur de l’échoppe. Il y vit le miroir utilisé autrefois pour communiquer avec Balik en pièces et une multitude de papiers au sol, mais rien de plus.
C’est alors que je fis mon entrée dans l’échoppe. La rune me présenta une vision de moi-même âgé d’environ 300 ans, entouré de mon clan, portant les armoiries des Skullcrushers au centre d’une salle à manger. Dans mon dos, une douleur fulgurante, un des miens sembla causer mon trépas en me poignardant. C’est alors que je compris que cette fin, aussi improbable qu’elle paraissait, n’était qu’une des infinies possibilités de mon futur, un événement qui ne se produirait que si des centaines, des milliers d’événements se produisaient dans un ordre précis; je refusai cette fin déshonorable. Un gardien éternel ne périt pas au centre des siens, il n’y revient jamais, puisqu’il est toujours appelé à rester sur le champ de bataille, éternellement vigilant par rapport à son ennemi. Si le revenant pensait me faire peur avec de telles sornettes, il ne connaissait rien des nains malgré ces centaines d’années d’âge. Je pénétrai dans l’échoppe, rejoignant Gunrak au sous-sol.
Nous y trouvâmes une bibliothèque clairement déplacée récemment; elle devait dissimuler quelque chose. Notre recherche fut par contre vaine, la cachette se devait d’être arcane pour que deux fins observateurs comme moi et Gunrak ne puissent la localiser. Nous hélâmes Farah, qui tenta de pénétrer dans l’échoppe, mais chuta immédiatement, face contre terre. La rune du destin sembla lui avoir réservé une fin atroce. Malgré les efforts d’Isom pour la réanimer, son âme semblait résister, peut-être tétanisée par les visions offertes par la rune. Notre compagnon déchu n’empêcha pas la pragmatique Hallya de prendre sa place, elle qui vint nous rejoindre au sous-sol en nous racontant son destin.
À travers la rune du destin, Hallya assista à la chute de Demogorgon. Dans sa vision, les Héros de Sasserine se trouvaient dans un temple abandonné en train de combattre le Prince démoniaque. Le Prince, mortellement touché, perdait son essence. C’est alors que plusieurs créatures apparurent; Orcus, Balik, d’innombrables individus de puissance indescriptible désirant mettre la main sur la couronne de Demogorgon, dont l’essence fuyait toujours. C’est alors que Hallya tenta elle aussi de mettre la main sur la couronne de Demogorgon, pour être poignardée par Balik le revenant. À nouveau, ma vision précédente de Balik aux deux visages revint à mon esprit. Le revenant devait être éliminé, sa présence dans nos visions me l’assurait. Toute notre aventure jusqu’à maintenant semblait être un jeu pour lui et notre groupe, des pions pour lui permettre de prendre la couronne de Demogorgon. Nous n’allions pas avoir eu ces visions en vain; cette information allait être capitale pour la suite des événements.
Après avoir fait état de sa vision, Hallya remarqua elle aussi la bibliothèque déplacée. Une lecture arcane des lieux lui fit découvrir un espace extradimensionnel caché qui contenait le journal de Balik. Encore une fois, nous allions en découvrir davantage sur la marionnettiste des Héros de Sasserine.
Nous remontâmes alors à la surface pour aller porter secours à Farah ou la porter à son dernier repos, le cas échéant…

Kharas Skullcrusher

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Un de plus...

Après avoir détruit tout ce qui nous entourait, il était temps de poser quelques questions à la maîtresse de ces lieux. Le but ultime de tout ce cirques était de provoquer la mort de l’arbre géant pour le remplacer par un gros champignon pour empoissé ce plan afin de le détruire et bien sur de provoquer également la destruction complète du plan matériel. Wait…. Une question qui demeura probablement sans réponse, pourquoi est-ce que tout le monde veut la mort du plan matériel, est-ce que l’on serait les seuls caves qui voudraient le sauver….

La meilleure façon d’enlever tout ce poison de l’arbre et même de l’aider à guérir serait de le nettoyer avec une eau d’une très grande pureté. Wow… pourquoi les meilleures façons sont en fait celles qui sont les plus difficile. Y’a rien là, faut juste que l’on crée une gate menant sur celestia pour nettoyer l’arbre. Lol facile à dire mais impossible avec ce que l’on a sous la main en ce moment. Tout d’abord, il faut fermer ces deux réservoirs, le premier étant sur un plan créer tout spécialement pour l’occasion, humm…il faut vraiment lui trouver un passe-temps à celle-là. En plus, pour le fermer ça ne sera pas facile, il faut que quelqu’un révèle son plus grand secret, secret personnel, qui sera désormais connu par ni plus ni moins que Loth. L’autre réservoir est encore plus facile a fermer, ce portal mène dans le domain of nightmare, domaine où tout les rêves les plus cauchemardesque sont envoyer et le plan s’en nourrit, c’est une sorte de ½ plan du shadowfel et la cerise sur le sundea, la seule façon de le fermer c’est de l’intérieur du plan en question. Heureusement, ce sont les seuls sources de poison, il n’y a pas d’autre faction qui se cache sur le feywild mais il y a cependant un traitre parmi les leur qui se fait appeler le seigneur du destin. Bien sûr il n’y a pas d’autre issu pour sortir de cette caverne.

Le barde s’est sacrifier afin de fermer le portal qui nécessite l’affirmation d’un de nos plus grand secret. Le fait qu’il possède un clone dans un bordel à fait en sorte que le portal c’est fermer cette fois-ci car le premier secret mentionner n’était pas assez personnel pour provoquer la fermeture de celui-ci. Après avoir détruit le camp, un repos bien mérité nous attendait. Cependant, ce repos ne fut pas du tout repos pour certain car nos rêve fut quelque peu mouvementé probablement dut au fait que nous somme près du domain of nightmare.

Une créature qui se nomme nightmare beast aurait été placé sur le plan et aurait hanté nos rêves cette nuit. Donc, avant de traverser le portal, nous avons pris le soin de nous renseigner sur ce personnage. C’est une créature avec des crocs et de grosses défenses qui a la capacité de tirer des éclairs et de nous forcer à dormir. Il faut y croire pour que quelque chose se produise sur ce plan. En effet, de l’autre côté, il a fallu croire qu’il y avait de la lumière pour y voir quelque chose, il en va de même pour le sol. Une immense structure entourait le portal menant vers d’où nous venions. Après quelque tentative pour le détruire sans succès, ce qui devait arriver arriva, la nightmare beast nous a foudroyer avant même que nous l’aillons aperçue. Nous avons évidemment triomphé de la bête et après quelque analyse, nous nous sommes aperçu qu’il était possible de faire une pierre deux coups. Il était possible de détruire la structure et comme cette structure se trouve sur un endroit où le lien vers les autres plan était plus faible, on pouvait également en plus de fermer ce portal, en ouvrir un autre momentanément vers celestia pour y déverser l’eau pur nécessaire à la guérison de l’arbre et ce, tout en nous faisant téléporter à notre lieu de départ. Wow, c’est fous ce que la magie peut faire de nos jours. Le plus étonnant dans tout ça, c’est que nous avons réussi à le faire. J’ai profité de l’occasion pour prendre quelques fioles de cette eau, on ne sait jamais, ça pourrait être utile un jour.

À notre sortie de la caverne, nous avons remarquer quelque chose d’étrange, qui n’était probablement pas arriver depuis la nuit des temps, à vol de gryphon et de licorne, pas très heureuse de revoir leur cavalière, nous avons observé non seulement que le front se stabilisait mais qu’il y a avait des nains qui avaient fait des fortifications de fortune. Des nains dans le feywild, on aura tout vue, bien sûr ils sont venu à la demande de notre guerrier mais ce fut un choc de les voir à cet endroit.

Arriver au camp de base, la druide était très occuper mais nous avons confier le message de notre succès au près d’une naine qui guide les troupes au sol. Nous avons quelques difficultés à retrouver la cour des étoiles mais nous y sommes finalement parvenus. Après nous avoir préparés pour être présentable, nous avons exposé nos exploits à la dame de ces lieux. Elle fut plus que surprise de voir que nous voulions leur remettre l’or que nous avions trouvé à l’effigie de la cour des étoiles. De plus, elle fut comblée du fait qu’en plus d’avoir accompli la mission qu’elle nous avait confié, que nous avons été creusés un peu plus loin pour résoudre le problème à la source.

La foule était déjà surprise de voir que nous étions revenu et ce si rapidement, mais après avoir mentionné nos exploits, la foule était en admiration et se fut d’autant plus vrai qu’avant le vote des différents seigneurs de ces lieux, notre warlock fut un discourt d’une telle éloquence, exposant les dangers d’un refus d’aide de leur part, que si j’aurais des émotions, je crois qu’une larme aurait sortie d’un de mes yeux. Suite à ce discours tous les seigneurs étaient en faveur d’un appui à notre cause. Hé voilà un allié de plus… Bien sûr un délai était requis afin d’amasser les troupes nécessaire au combat ultime mais nous avons encore besoin d’un peu de temps pour rallié davantage de monde.

Après cette rencontre, la reine de ces lieux nous escorta vers la fontaine de la beauté, fontaine que l’on dit aux multiples vertus. En chemin, nous lui avons mentionné quelqu’un de suspect dans la foule et qu’il y avait en plus un traite en ces murs. Il nous a été permis soit de boire un peu d’eau de cette fontaine qui était si bien garder, de nous y laver les mains, les pieds, le torse ou le visage. Ce qu’apporterait la fontaine nous aiderait pour les 10 prochains jours de cette vie, si nous arrivons à survivre jusque là.

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La Dame aux Araignées

Du journal d’Isom

Ô, pour s’étendre et dormir une seule minute ! Oublier cette journée interminable qui s’étire constamment dans l’horreur … La maladie appelée Slimy Doom porte bien son nom, et a bien failli emporter votre serviteur ! Nous avons réussi à guérir la Sorcière avec un traitement superficiel, mais la douleur n’était que trop visible dans ses yeux. Le traitement a été insuffisant pour ma pauvre personne et celle de la Métamorphe, et il fallut vider littéralement nos veines du poison maudit. Maudit soient les Drows et leur damné poison ! Qu’ils croupissent éternellement dans leurs immondes concoctions !

C’est donc saignés à blanc que nous reprîmes la route. Nous avons remonté l’infâme rivière de poison qui coulait du World Tree comme une infâme blessure. Une autre chute nous attendait plus haut, où l’odeur empoisonnée de la rivière était, ô combien étouffante ! Contrairement à notre habitude, nous réussîmes à grimper silencieusement la chute et à surprendre la cour de la Dame aux Araignées en plein ouvrage.

Une caverne tordue s’ouvrait devant nous, la rivière de poison se scindant en deux pour émerger de deux portails vers des plans étrangers. Le poison, importé de plans certainement abyssaux, était enrichi d’un mélange propre aux Drows, dont le simple toucher était suffisant pour flétrir la plante la plus robuste.

La Dame semblait diriger l’effort de maintien des portails, inconsciente de notre présence. Nous chargeâmes donc sur ses servants, profitant de l’effet de surprise. La Dame était cependant bien accompagnée, et je crois bien que nous lancèrent toutes nos maigres réserves dans sa direction, espérant une fin rapide au combat. Les servants piégèrent cependant le moine et le magelame dans une ombre impénétrable, et nous frappèrent sans répit avec leurs armes empoisonnées.

La Sorcière fit honneur à sa race et fit exploser un de ses elfe noir maudit, dans une explosion d’énergie arcane. Elle imposa aussi sa colère sur les servants, les affligeants d’une douleur insoutenable, qui eut probablement raison de la Dame aux Araignées. Je me dois aussi de rapporter l’apport immense de ses talents de téléportante, qui nous permirent d’éviter de traverser la rivière de poison. Le pauvre Kharas l’apprit à ses dépens ; à peine quelques secondes dans la soupe infecte de la rivière fut suffisant pour le mettre à genoux.

La Métamorphe, Farah aux milles visages, me surprit aussi. Elle força le propre suppliant de la Dame à l’attaquer sans relâche, lui faisant des lacérations empoisonnées. Elle élimina du combat deux des servants, les envoyant dans ce qu’elle appelle une déchirure de la réalité … Vaut mieux ne pas trop y penser. Elle ramena ensuite une de celle-ci au milieu de notre groupe, nous enjoignant de l’éliminer. Cela fut fait, avec une promptitude effrayante.

Le résultat est éloquent. Les infâmes créatures sont mortes ou mourantes. Nous sommes tous assis à reprendre notre souffle … sauf la Sorcière, qui a semble toujours avoir une vive colère dans les yeux. Elle agrippe en ce moment la gorge de la Dame, enjoignant à son âme même de répondre à ses questions. Je vois les courants arcanes autour d’elle, l’ombre impénétrable qui contrôle sa main … Ah, pour dormir une seule minute, et oublier, tout oublier …

Praeterit hos senior cunctisque e fratribus unum
Morphea, qui peragat Thaumantidos edita, Somnus
Eligit ; et rursus molli languore solutus
Deposuitque caput stratoque recondidit alto.

Le Sommeil, leur aîné, passe devant eux et, parmi tous les frères,
Il choisit le seul Morphée, pour obéir à la fille de Thaumas 1.
Puis, à nouveau en proie à une molle langueur, il laisse
Retomber sa tête et l’enfouit sous une épaisse couverture.2

Ah, je vois l’âme de la Dame réapparaître en criant et en donnant des coups de pieds inutiles, refusant de revenir dans son pauvre corps brisé. Une autre entrevue macabre avec une damnée, grâce à des forces qu’il serait préférable de ne pas nommer. J’en aurais froid dans le dos si je n’était si épuisé. Autant finir ici; je sens le regard inquisiteur de la Sorcière sur nous tous.

Tremblez, fidèles lecteurs, devant la roue qui tourne autour de nous ! Quels immondes secrets oubliés apprendrons nous de cette âme perdue ? Où les forces aveugles du Destin nous précipiterons ensuite ?

Isom K.V.II

1 La fille de Thaumas le merveilleux est Iris, la bien-aimée messagère des dieux dont le passage de l’Olympe jusqu’au monde terrestre est à l’origine des arcs-en-ciel.
2 Métamorphoses, Ovide, écrit entre 1 et 10 ap. J.-C.

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Dans le ventre d’Yggdrasil

Dans le ventre d’Yggdrasil

Au dessus nos têtes, Yggdrasil, le redoutable Arbre-Monde, symbole de la vie au sein du Feywild. Sous nos bottes, une colonie de champignons maléfiques pouvant projeter des spores toxiques et des mares stagnantes gorgées de Soul Venom, un infâme liquide de Lolth créé comme catalyseur pour les nombreux poisons de la Dame-Araignée. Tel était l’état dans lequel nous avons trouvé l’Arbre-Monde; blessé, assailli de toutes parts par les servants de Lolth, les vils Drow – que Moradin les détruisent entre son marteau et son enclume – et une rivière de poison coulant dans ses veines, rivière que les héros de Sasserine s’efforçaient maintenant sans relâche de remonter afin de découvrir et d’éradiquer sa source.
Yggdrassil
Notre groupe explora alors la caverne hébergeant les mares stagnantes de Soul Venom afin de mettre en lumière les terribles plaies d’Yggdrasil et d’y appliquer un baume salvateur. Nous y trouvâmes plutôt un butin richissime, véritable cache de trésors, objets d’arts, pièces et gemmes de facture eladrine. Près des coffres regorgeant du butin, Gunrak mis la main sur une liasse de papiers contenant une lettre indiquant de ne pas omettre de payer un certain « Guol » pour la campagne militaire contre l’Arbre-Monde et ses braves défenseurs. La consultation d’un oracle par Isom nous en apprit davantage sur les personnages mentionnés dans la missive. Guol, un Tulgar – certainement un chef militaire – semble être à l’origine de l’implication de son peuple dans ce conflit par l’entremise de Desdemona, une prêtresse de la Dame Araignée. En ciblant Yggdrasil, Lolth tente de modeler le Feywild à son image, d’utiliser l’arbre et ses nombreux liens avec le plan pour y propager ses poisons et son culte maléfique.

L’oracle nous indiqua aussi que les mares ne contenaient pas que du soul venom – ces dernières étaient habitées par la noirceur, une noirceur affamée qui absorbait la vie autour d’elle. De plus, les mares étaient certainement reliées à un autre plan d’existence en plus d’être reliées les unes aux autres. En écoutant Isom relater les propos de l’oracle qu’il consultait, je ne pu m’empêcher de constater la symétrie parfaite des mares, disposées aux quatre coins d’un carré imaginaire tracé au sol. Cette disposition n’étant pas naturelle, je fis part de ma découverte aux autres héros de Sasserine, qui me joignirent alors pour tenter de localiser la nature de la noirceur indiquée par l’oracle et la manière de la neutraliser. Notre ingéniosité fut ici rudement mise à l’épreuve; comment déterminer – et rompre – l’ancrage arcane de créatures de noirceur absolue à qui une déesse maléfique a donné forme corporelle? Les tentatives furent nombreuses : la masse d’Isom, d’abord trempée dans une mare, fut ensuite utilisée pour tenter de broyer les racines qui se retrouvaient au centre du carré imaginaire formé par les quatre mares. Hallya conjura des sorts arcanes composés de lumière pure directement dans les mares, qui bouillonnèrent alors telle une protestation à l’égard de nos tentatives. Isom, à son tour, conjura des sorts de guérison ainsi qu’un rituel visant à transférer l’énergie vitale de moi et Gunrak dans les mares. Le moine y déposa aussi une goutte de son sang. C’est alors que nous nous tournèrent vers la religion; en succession, les symboles de Corellon, Sehanine et Pelor furent dessinés au sol autour des racines, accompagné de la musique elfique du barde Isom.
Darkness
Une communion entre Hallya et Corellon s’en suivit. Ayant établi les conditions parfaites pour que le dieu nous prête oreille avec le traçage des symboles et la somme de nos actions précédentes contre la noirceur présente dans les mares, le dieu répondit en projetant un rayon de lumière dévastateur vers les mares. Même l’ancrage de Lolth ne pouvait résister à la furie du dieu des eladrins – ce dernier fut rompu en un instant, ce qui libéra la furie des mares contre nous.

Le combat sous Yggdrasil, s’il avait été tenu à la vue des respectés collègues de tradition bardique d’Isom, aurait été chanté et raconté à de nombreuses générations; les coups de Gunrak, les sorts d’Hallya, d’Isom et de Farah aux milles visages, les armes frappées des armoiries des Skullcrushers et de celles de la noblesse tiefling de Fruward résonnèrent tous avec courage et détermination contre la noirceur matérialisée qui émana des mares de Soul Venom pour nous affronter. Cette noirceur maléfique, probablement consciente du regard de Corellon et du faible lien qui l’unissait maintenant à sa maîtresse Lolth se dématérialisa finalement devant nous – non sans mal. Yggdrasil, l’Arbre-Monde, venait peut-être d’être sauvé, mais nous ne le savions pas encore. Sous la terre et dans la noirceur absolue, notre chemin ne faisait que commencer…

Kharas Skullcrusher

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